Plan d'exemple — Salle de bain complète 6 m², appartement, généré par RenovHub le 3 septembre 2026. Le vôtre sera différent.
Refaire une salle de bain de 6 m²
Baignoire remplacée par une douche à l'italienne, carrelage sol et murs, meuble vasque, éclairage et prise : le plan complet, avec ses consignes de sécurité électrique.
Prix relevés en magasin le 3 septembre 2026. Les fourchettes vont de l'entrée de gamme à la gamme courante.
Le plan, étape par étape
Étape 1 Préparation administrative et commandes longues
Salle de bain
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Voisinage et copropriété : informer les voisins des nuisances à venir, vérifier le règlement de copropriété pour les horaires autorisés (généralement 8h-12h / 14h-19h en semaine, 9h-12h le samedi).
Facile1 hVoir la fiche pas-à-pas (7 étapes)
- Récupère le règlement de copropriété dans ton dossier d'achat ou demande-le par e-mail au syndic (le gestionnaire de l'immeuble) ; note par écrit les plages horaires autorisées pour les travaux bruyants.
- Note les horaires exacts sur une feuille de référence que tu colleras dans ton chantier : généralement 8h-12h et 14h-19h en semaine, 9h-12h le samedi, silence total le dimanche et les jours fériés — vérifie que ton règlement ne restreint pas davantage.
- Rédige un mot d'information d'une demi-page : indique ton nom, ton numéro d'appartement, la nature des travaux (rénovation salle de bain), la date de début prévue, la durée estimée et tes coordonnées téléphoniques.
- Dépose le mot en main propre ou sous la porte des voisins directs : palier gauche, palier droit, appartement du dessus, appartement du dessous ; si l'immeuble a un gardien, remets-lui également un exemplaire.
- Envoie un e-mail au syndic pour l'informer officiellement du chantier, en joignant le même mot ; conserve l'accusé de réception ou la confirmation de lecture.
- Note dans ton planning de chantier les jours et heures où tu peux utiliser la disqueuse (outil de découpe bruyant), le marteau-piqueur ou la perceuse, afin de ne jamais dépasser les plages autorisées.
- Contrôle final : c'est réussi si tu as en main le règlement de copropriété avec les horaires surlignés, si chaque voisin direct a reçu un mot écrit daté, et si le syndic a été informé par e-mail avec confirmation.
Erreurs courantes- Ne prévenir les voisins qu'à l'oral → aucune preuve en cas de plainte → recommence avec un mot écrit daté, même après coup.
- Oublier le voisin du dessus ou du dessous → ce sont souvent eux qui subissent le plus les vibrations et le bruit → glisse-leur un mot dès que tu réalises l'oubli, avant le premier jour de travaux bruyants.
- Ne pas consulter le règlement de copropriété et supposer que les horaires légaux suffisent → le règlement peut être plus restrictif que la loi et une infraction peut entraîner une mise en demeure du syndic → lis le règlement avant toute chose et respecte la règle la plus contraignante.
À savoir- Certains règlements de copropriété interdisent totalement les travaux le samedi après-midi ou imposent une déclaration préalable au conseil syndical : vérifie ce point avant de fixer ta date de début.
Glisse un mot écrit sous la porte de chaque voisin direct (palier, dessus, dessous) : un écrit daté te protège en cas de litige et montre ton sérieux, ce qui réduit les plaintes.
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Commander le receveur de douche à l'italienne, le meuble vasque, le robinet et le mitigeur thermostatique douche — délai fournisseur 2 à 4 semaines. Commander le carrelage sol et mural avec 10 % de chute.
Facile1 hVoir la fiche pas-à-pas (9 étapes)
- Mesure la salle de bain au mètre ruban : relève la longueur et la largeur au sol (en mètres), puis la hauteur et la largeur de chaque pan de mur à carreler ; note toutes les valeurs sur un croquis papier.
- Calcule la surface de sol : longueur × largeur (ex. 2,5 m × 2,0 m = 5,0 m²) ; ajoute 10 % de chute (surface × 1,10), soit 5,0 × 1,10 = 5,5 m² — arrondis toujours au m² supérieur, donc commande 6 m² minimum.
- Calcule la surface murale totale : additionne (hauteur × largeur) de chaque pan de mur à carreler, soustrait les ouvertures (porte, fenêtre) dont tu mesures également hauteur × largeur ; ajoute 10 % de chute au résultat final et arrondis au m² supérieur.
- Vérifie la cote d'encastrement disponible pour le receveur à l'italienne (receveur dont la surface affleure le sol fini) : mesure la hauteur libre sous le plancher brut jusqu'au sol fini prévu, en tenant compte de la chape (couche de béton de nivellement, épaisseur minimale 5 cm) et du carrelage (épaisseur ~1 cm) ; cette cote détermine si tu peux poser un receveur 80×80 ou 90×90 cm.
- Vérifie l'espace disponible en plan pour le receveur : mesure la zone de douche prévue au sol et confirme que 80×80 ou 90×90 cm s'y inscrit avec au moins 2 cm de marge de chaque côté pour les joints et le solin (bande d'étanchéité entre le receveur et le mur).
- Liste tous les articles à commander avec leurs références exactes : receveur (dimension confirmée à l'étape précédente), meuble vasque 60 cm avec vasque intégrée et miroir assorti, mitigeur thermostatique douche encastré (vérifie la compatibilité avec ton type de mur : cloison sèche ou maçonnerie), robinet mitigeur vasque, carrelage sol grès cérame (matériau céramique dense et résistant) antidérapant classé R10 (indice de résistance à la glissade, obligatoire en sol de douche) en quantité calculée à l'étape 2, carrelage mural faïence en quantité calculée à l'étape 3.
- Passe la commande auprès du ou des fournisseurs choisis en précisant pour chaque carrelage le numéro de teinte (ou numéro de lot) et en demandant que toutes les boîtes proviennent du même lot de fabrication ; note la date de livraison estimée (prévoir 2 à 4 semaines pour les équipements sanitaires).
- Planifie ta date de début de chantier au moins 1 semaine après la date de livraison confirmée, pour avoir le temps de vérifier les colis à réception et de signaler tout article manquant ou endommagé au transporteur avant de signer le bon de livraison.
- Contrôle final : c'est réussi si tu as un bon de commande pour chaque article avec la référence, la quantité et le numéro de lot du carrelage, si les surfaces commandées correspondent aux surfaces mesurées majorées de 10 %, si la dimension du receveur a été confirmée par la mesure de la cote d'encastrement, et si une date de livraison est confirmée par le fournisseur.
Erreurs courantes- Commander le carrelage sans ajouter la chute de 10 % → il manque des carreaux en fin de pose, le lot est épuisé chez le fournisseur → commande immédiatement dans un autre coloris compatible ou accepte un joint de finition visible ; impossible à rattraper proprement si le lot est arrêté.
- Ne pas vérifier la cote d'encastrement avant de commander le receveur → le receveur ne rentre pas dans la hauteur disponible et le sol fini se retrouve surélevé → retourner le receveur (si le délai de rétractation de 14 jours n'est pas dépassé) et recommander la bonne dimension.
- Commander des carreaux de lots différents pour le même mur → différence de teinte visible à l'œil nu une fois posés → impossible à corriger sans reposer entièrement la surface concernée ; prévenir en vérifiant le numéro de lot sur chaque boîte à la livraison.
- Oublier de vérifier la compatibilité du mitigeur thermostatique encastré avec le type de cloison → un boîtier prévu pour la maçonnerie ne s'encastre pas dans une cloison en plaque de plâtre → retourner le produit et commander la version adaptée avant de commencer les travaux de plomberie.
À savoir- Avant de signer le bon de livraison du transporteur, ouvre chaque colis et vérifie visuellement l'absence de casse ou de rayure : toute réserve doit être inscrite sur le bon de livraison au moment de la réception, sans quoi le recours auprès du transporteur est impossible.
Commande le carrelage en une seule fois chez le même fournisseur : les teintes varient d'un lot de fabrication (numéro de teinte imprimé sur la boîte) à l'autre, et un réassort plusieurs semaines plus tard peut ne pas correspondre exactement à ce que tu as déjà posé.
Étape 2 Protection et installation du chantier
Salle de bain
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Bâcher le couloir et les parties communes menant à la salle de bain. Installer une zone de découpe carrelage à l'extérieur ou dans une pièce ventilée. Protéger la colonne d'évacuation commune avec du film plastique.
Facile2 hVoir la fiche pas-à-pas (9 étapes)
- Ferme la porte de la salle de bain et pose un boudin de vieux tissu ou un morceau de bâche plié en bas de la porte pour bloquer la poussière fine dès le départ.
- Déroule la bâche de protection sol depuis le seuil de la salle de bain jusqu'à la porte d'entrée du logement (ou jusqu'à la sortie des parties communes), en couvrant toute la largeur du couloir sans laisser de bande de sol nue sur les côtés.
- Coupe la bâche à la bonne longueur avec le cutter en t'aidant d'une règle ou d'une planche droite comme guide, puis fixe chaque bord latéral au sol avec une bande de ruban de masquage tous les 50 cm environ pour éviter qu'elle ne glisse.
- Si le couloir est plus large que la bâche, déroule un second lé en le faisant chevaucher le premier d'au moins 10 cm, puis scotche la jonction sur toute sa longueur avec le ruban de masquage.
- Protège les plinthes (baguettes décoratives en bas des murs) et les bas de murs du couloir en collant une bande de ruban de masquage sur leur face, puis en glissant le bord de la bâche dessous et en le fixant : cela empêche la poussière de s'infiltrer entre la bâche et le mur.
- Choisis la zone de découpe carrelage : idéalement à l'extérieur (balcon, cour, jardin) ou, à défaut, dans une pièce très ventilée avec fenêtre grande ouverte, à au moins 3 mètres de toute ouverture donnant sur les pièces à vivre. Pose une bâche au sol sur cette zone de découpe et fixe-la de la même façon.
- Repère la colonne d'évacuation commune (le tuyau vertical collectif visible dans la salle de bain ou dans un placard technique) et enroule le film plastique étirable directement autour d'elle en partant du bas, en remontant sur au moins 1,20 m de hauteur et en superposant chaque tour de film de moitié sur le précédent pour qu'il n'y ait aucun espace libre.
- Bloque les extrémités du film plastique avec une bande de ruban de masquage en haut et en bas de la colonne pour qu'il ne se déroule pas pendant les travaux.
- Contrôle final : c'est réussi si tu peux faire glisser ta main à plat sur toute la longueur du couloir sans toucher le sol d'origine, si aucun bord de bâche ne se soulève quand tu marches dessus, si la colonne d'évacuation est entièrement recouverte de film sans espace visible sur au moins 1,20 m de hauteur, et si la zone de découpe est clairement délimitée et séparée des pièces à vivre.
Erreurs courantes- Poser la bâche sans la fixer → elle glisse sous les pieds et crée un risque de chute, et les bords se soulèvent en laissant passer la poussière → colle immédiatement les bords avec le ruban de masquage dès que la bâche est en place.
- Ne pas chevaucher les lés de bâche → la poussière de carrelage (très fine et abrasive) s'infiltre par le joint et raye ou encrasse le sol en dessous → soulève les deux lés, fais-les se chevaucher d'au moins 10 cm et scotche la jonction.
- Installer la zone de découpe dans une pièce fermée ou mal ventilée → la poussière de silice (minéral présent dans le carrelage) se concentre dans l'air et est dangereuse pour les poumons → déplace immédiatement la zone de découpe à l'extérieur ou ouvre grand toutes les fenêtres et ajoute un ventilateur orienté vers l'extérieur.
- Enrouler le film plastique trop lâchement autour de la colonne → le film se décolle lors des projections d'eau ou de poussière et la colonne n'est plus protégée → déroule le film existant et recommence en tirant fermement sur le film à chaque tour pour qu'il adhère à lui-même.
À savoir- Porte un masque anti-poussière FFP2 dès que tu manipules ou coupes du carrelage : la poussière de silice est invisible et dangereuse pour les poumons à long terme.
- Utilise le cutter avec la lame orientée vers l'extérieur de ton corps et pose toujours le capuchon sur la lame dès que tu ne coupes plus.
- Vérifie que la bâche posée dans le couloir ne forme pas de pli épais qui ferait trébucher les personnes qui passent : aplatis tous les plis avant de commencer les travaux.
Fixe la bâche au sol avec le ruban de masquage en chevauchant chaque lé (bande de bâche) d'au moins 10 cm : un joint mal recouvert laisse passer la poussière de carrelage, qui s'incruste dans les joints de parquet ou de moquette et ne part plus à l'aspirateur.
Protéger une pièce avant travauxVidéo tutoriel · YouTube
Étape 3 Coupures d'énergie, dépose et démolition
Salle de bain
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Couper le disjoncteur dédié salle de bain au tableau électrique. Vérifier l'absence de tension avec un VAT sur chaque point électrique de la pièce avant toute intervention.
Facile0.5 hSécurité- Ne jamais toucher un fil, une borne ou un appareil électrique avant que le VAT ait confirmé l'absence de tension sur ce point précis.
- Si le tableau est ancien (fusibles à vis, pas de disjoncteurs différentiels), la coupure d'un fusible ne garantit pas l'absence de tension sur le neutre : tester les deux fils de chaque circuit avec le VAT.
Voir la fiche pas-à-pas (7 étapes)
- Repère le disjoncteur dédié à la salle de bain dans le tableau électrique : il est généralement étiqueté 'SDB' ou 'Salle de bain' ; si le tableau n'est pas étiqueté, branche un appareil dans la salle de bain et coupe les disjoncteurs un par un jusqu'à ce qu'il s'éteigne.
- Bascule ce disjoncteur en position OFF (vers le bas) et pose un morceau de ruban adhésif sur le disjoncteur avec la mention 'NE PAS RÉARMER — TRAVAUX' pour éviter qu'un tiers le remette en marche.
- Teste ton VAT sur une prise du couloir ou d'une autre pièce que tu sais alimentée : le VAT doit signaler la présence de tension (voyant ou bip) — cette étape confirme que l'appareil fonctionne.
- Approche le VAT de chaque prise de courant de la salle de bain, de l'interrupteur et du point luminaire : maintiens-le à moins de 2 cm de la fente ou de la borne pendant 3 secondes et vérifie l'absence de signal.
- Teste à nouveau le VAT sur la prise sous tension du couloir pour confirmer qu'il est toujours opérationnel : si le VAT ne réagit plus, change la pile et recommence l'ensemble des tests.
- Note sur un papier collé au tableau : heure de coupure, disjoncteur coupé, initiales — tu pourras ainsi confirmer à tout moment que la coupure est intentionnelle.
- Contrôle final : c'est réussi si le VAT ne produit aucun signal (ni voyant, ni bip) sur chaque prise, interrupteur et point luminaire de la salle de bain, ET si le VAT réagit bien sur la prise sous tension du couloir testée juste après.
Erreurs courantes- Couper le mauvais disjoncteur → la salle de bain reste sous tension et le bricoleur touche des fils actifs → toujours vérifier avec le VAT sur chaque point avant de toucher quoi que ce soit.
- Ne pas tester le VAT avant usage → l'appareil a une pile déchargée et indique 'absence de tension' même sur un circuit actif → tester systématiquement le VAT sur une prise connue sous tension avant et après chaque série de mesures.
- Oublier qu'un circuit peut être alimenté par un autre disjoncteur (double alimentation rare mais existante) → tension résiduelle sur un fil → tester chaque fil individuellement avec le VAT, pas seulement la prise en façade.
À savoir- Porter des chaussures à semelles isolantes pendant toute la phase de vérification électrique.
Le VAT (Vérificateur d'Absence de Tension) doit être testé sur une prise que tu sais sous tension AVANT et APRÈS le test dans la salle de bain : s'il ne détecte pas la tension connue, il est défaillant et tu ne peux pas faire confiance à son résultat.
Consigner une installation électriqueVidéo tutoriel · YouTube
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Fermer l'arrivée d'eau générale (ou vanne de colonne), purger en ouvrant le robinet le plus bas. Déconnecter et déposer la baignoire, le robinet, le siphon et l'évacuation.
Moyen3 hSécurité- Confirmer avec le VAT (voir tâche t03-01) que le circuit électrique de la salle de bain est hors tension avant de commencer : eau et électricité ne doivent jamais coexister lors des manipulations.
Voir la fiche pas-à-pas (10 étapes)
- Localise le robinet d'arrêt général de l'appartement ou la vanne de colonne (robinet sur la colonne montante dans la gaine technique ou le couloir) et ferme-le en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre jusqu'en butée.
- Ouvre le robinet d'eau froide le plus bas de l'appartement (souvent la cuisine) pour purger la pression et vider les canalisations par gravité : laisse couler jusqu'à ce que le débit s'arrête complètement.
- Ouvre les robinets chaud et froid de la baignoire pour purger les flexibles d'alimentation (tuyaux souples reliant le robinet aux canalisations murales) : recueille l'eau résiduelle dans le seau.
- Déconnecte les flexibles d'alimentation du robinet de baignoire avec la clé à molette en maintenant le corps du robinet fixe avec la pince multiprise pour ne pas tordre la canalisation murale : attends-toi à 0,5 à 1 litre d'eau résiduelle par flexible.
- Place le seau sous le siphon de la baignoire, dévisse l'écrou de raccordement du siphon sur l'évacuation murale (DN 40, diamètre intérieur 40 mm) à la main ou à la pince multiprise, et laisse l'eau du siphon se vider dans le seau.
- Dépose le robinet en dévissant ses contre-écrous (écrous de fixation sous la baignoire) à la clé à molette, puis retire l'ensemble robinet-flexibles.
- Désolidarise la baignoire de la paroi : coupe le joint silicone périphérique au cutter en passant la lame à plat le long du joint, puis retire les éventuelles vis de fixation du tablier (panneau latéral de la baignoire) à la perceuse-visseuse.
- Fais glisser la baignoire hors de son emplacement avec l'aide d'un second appui si elle est en fonte (poids supérieur à 80 kg) ou soulève-la seul si elle est en acrylique (environ 15 à 25 kg) : protège le sol avec des cartons épais.
- Installe le bouchon provisoire DN 40 ou DN 50 (selon le diamètre de ta colonne d'évacuation, mesure avec un mètre) dans l'orifice d'évacuation murale pour éviter les remontées d'odeurs pendant toute la durée du chantier.
- Contrôle final : c'est réussi si aucune goutte ne s'écoule des canalisations murales après dépose, si le bouchon provisoire est en place dans l'évacuation, et si la baignoire, le robinet et le siphon sont entièrement sortis de la pièce.
Erreurs courantes- Ne pas purger avant de déconnecter les flexibles → jet d'eau sous pression à la déconnexion → fermer impérativement le robinet général et purger par le robinet le plus bas avant tout démontage.
- Forcer sur le corps du robinet sans le maintenir avec la pince multiprise → torsion et fissure de la canalisation en cuivre dans le mur → toujours contre-tenir le corps fixe pendant le dévissage des flexibles.
- Oublier le bouchon provisoire sur l'évacuation → remontées de gaz d'égout (méthane, H2S) dans la pièce pendant le chantier → insérer immédiatement le bouchon DN 40/50 après dépose du siphon.
- Tirer la baignoire en fonte seul → blessure dorsale ou chute → prévoir un deuxième porteur ou utiliser des sangles de déménagement et des patins de glissement.
À savoir- Porter des gants de manutention épais : les bords de la baignoire et les raccords peuvent être tranchants.
- Ne jamais rouvrir l'eau générale sans avoir vérifié que tous les raccords déconnectés sont bouchonnés ou recappés.
Avant de déconnecter quoi que ce soit, place le seau sous le siphon (le coude en U sous la baignoire qui retient l'eau et les odeurs) et aie l'éponge à portée de main : même après purge, il reste toujours 1 à 2 litres d'eau dans le siphon et dans les flexibles.
Déposer et remplacer un radiateur à eau chaudeVidéo tutoriel · YouTube
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Déposer le meuble vasque, le miroir, les accessoires muraux et les appareillages électriques (interrupteur, prise, luminaire) en conservant les fils en attente.
Facile2 hSécurité- Ne commencer cette tâche qu'après confirmation VAT de l'absence de tension sur tous les points électriques (tâche t03-01 complétée).
- Ne jamais réarmer le disjoncteur salle de bain tant que des fils sont en attente non isolés dans les boîtiers.
Voir la fiche pas-à-pas (9 étapes)
- Vérifie une dernière fois avec le VAT que chaque prise, interrupteur et point luminaire de la salle de bain est hors tension avant de toucher quoi que ce soit (le disjoncteur a été coupé en t03-01, mais cette vérification prend 30 secondes et évite tout accident).
- Dépose le luminaire (plafonnier ou applique) en dévissant le cache avec le tournevis cruciforme, photographie le câblage, puis déconnecte les fils en dévissant les dominos (bornes de connexion à vis) ou en appuyant sur les ergots des connecteurs automatiques (Wago) : laisse 15 cm de fil libre hors du plafond.
- Protège les extrémités de chaque fil avec un domino borgne (capuchon isolant vissé) ou du ruban isolant enroulé sur 3 cm pour éviter tout contact accidentel pendant le chantier.
- Dépose chaque interrupteur et chaque prise en dévissant la plaque de finition au tournevis plat, puis en dévissant les deux vis de fixation du mécanisme dans le boîtier encastré (boîtier en plastique noyé dans le mur) à la perceuse-visseuse en mode vissage lent.
- Photographie le câblage de chaque mécanisme, déconnecte les fils (vis de borne ou ergots Wago), isole chaque extrémité avec un domino borgne, et repousse les fils dans le boîtier sans les couper.
- Dépose le meuble vasque : ferme les vannes d'arrêt sous le meuble (robinets quart de tour sur les flexibles d'alimentation), déconnecte les flexibles à la clé à molette, déconnecte le siphon à la main, puis dévisse les vis de fixation murale du meuble à la perceuse-visseuse.
- Dépose le miroir en soulevant s'il est posé sur des crochets, ou en dévissant les vis de fixation à la perceuse-visseuse s'il est vissé : demande de l'aide pour les miroirs de plus de 60 cm de large, le verre peut fléchir et se briser.
- Dépose les accessoires muraux (porte-serviettes, porte-savon, etc.) en dévissant leurs vis de fixation ou en décollant les platines collées avec un cutter passé derrière la platine en appui sur le carrelage.
- Contrôle final : c'est réussi si tous les appareils électriques, le meuble, le miroir et les accessoires sont déposés, si chaque fil restant dans le mur est isolé avec un domino borgne, et si les photos de câblage sont enregistrées et lisibles sur ton téléphone.
Erreurs courantes- Couper les fils électriques trop courts → impossible de raccorder les nouveaux appareils sans rallonge → toujours laisser au minimum 15 cm de fil hors du boîtier ou du plafond avant d'isoler.
- Ne pas photographier le câblage avant déconnexion → impossibilité de savoir quel fil est la phase, le neutre ou la terre lors de la repose → si l'erreur est déjà faite, utiliser un multimètre en mode continuité pour identifier chaque fil depuis le tableau.
- Tirer sur le meuble vasque sans avoir déconnecté le siphon → arrachement du coude d'évacuation dans le mur → toujours déconnecter le siphon en premier, avant de desserrer les vis murales.
- Laisser les fils non isolés dans les boîtiers pendant le chantier → risque de contact accidentel si le disjoncteur est réarmé par erreur → isoler chaque fil avec un domino borgne immédiatement après déconnexion.
À savoir- Porter des lunettes de protection lors de la dépose du miroir : un miroir qui glisse peut se briser et projeter des éclats.
Avant de dévisser le premier appareil électrique, photographie chaque boîtier ouvert avec ton téléphone : la couleur et la position de chaque fil (phase, neutre, terre) te feront gagner une heure lors de la repose.
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Déposer le carrelage mural et le carrelage sol existants à la masse et au burin. Attention : bâtiment de 1974, diagnostic amiante obligatoire avant démolition (voir avertissements).
Difficile8 hSécurité- ARRÊT IMMÉDIAT si le diagnostic amiante n'est pas disponible ou s'il mentionne la présence d'amiante dans les matériaux à démolir : la dépose de matériaux amiantés est réservée à des entreprises certifiées, cette tâche ne peut pas être réalisée par un particulier dans ce cas.
- Vérifier que le circuit électrique de la salle de bain est toujours hors tension (disjoncteur coupé depuis t03-01) : le burin peut sectionner un câble encastré dans le mur sans que tu le voies venir.
Voir la fiche pas-à-pas (9 étapes)
- Vérifie que le rapport de diagnostic amiante (obligatoire pour tout bâtiment dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997, ce qui est le cas de ce bâtiment de 1974) est en ta possession et qu'il indique l'absence d'amiante dans les colles de carrelage et les enduits muraux avant de commencer : si le rapport mentionne la présence d'amiante, arrête-toi ici.
- Équipe-toi intégralement avant d'entrer dans la pièce : lunettes de protection enveloppantes, masque FFP3 (filtration des particules fines de ciment et de silice cristalline), gants de manutention anti-coupures, et vêtements à manches longues.
- Aère la pièce en ouvrant la fenêtre et en plaçant un ventilateur soufflant vers l'extérieur pour évacuer les poussières : ferme la porte donnant sur le reste du logement et calfeutre le bas de la porte avec une serviette humide.
- Commence par le carrelage mural : positionne le burin plat (ciseau à bout large) dans un joint horizontal à hauteur de poitrine, frappe avec la masse à coups secs et courts (amplitude de 20 cm, pas de grands moulinets) pour briser le joint, puis glisse le burin sous le carreau et fais levier pour le décoller.
- Travaille rangée par rangée de haut en bas pour le mural : les carreaux du bas soutiennent ceux du haut, descendre rangée par rangée évite les chutes de carreaux en masse.
- Attaque le carrelage sol avec le marteau-piqueur ou burineur SDS (perceuse à percussion avec embout burin, mode marteau seul sans rotation) : positionne le burin à 45° dans un joint, déclenche par courtes impulsions de 2 à 3 secondes pour ne pas fissurer la chape (la couche de mortier sous le carrelage) si elle doit être conservée.
- Ramasse les gravats au fur et à mesure dans des sacs de déchetterie de 25 kg maximum (un sac de carrelage plein peut dépasser 40 kg et se déchirer) : ne laisse pas s'accumuler plus de 0,5 m² de débris au sol pour garder une zone de travail stable.
- Inspecte le support mis à nu (mur et chape) : si tu observes des fibres grises ou blanches dans la colle résiduelle ou l'enduit qui ne figuraient pas dans le diagnostic, arrête immédiatement, aère et contacte un diagnostiqueur pour un prélèvement complémentaire.
- Contrôle final : c'est réussi si l'ensemble des carreaux muraux et sol est déposé, si le support (mur et chape) est visible sur toute la surface sans carreau résiduel collé en saillie de plus de 2 mm, et si tous les gravats sont évacués dans des sacs fermés prêts pour la déchetterie.
Erreurs courantes- Frapper directement au centre du carreau sans briser les joints → le carreau explose en éclats tranchants projetés à grande vitesse → toujours briser les quatre joints périphériques avant d'attaquer le carreau.
- Utiliser le marteau-piqueur en mode rotation+percussion sur le sol → la chape est détruite sur 3 à 5 cm de profondeur inutilement → toujours sélectionner le mode 'marteau seul' (sans rotation) sur le burineur SDS.
- Travailler sans masque FFP3 en pensant que 'c'est juste du carrelage' → inhalation de silice cristalline (présente dans le ciment et le grès) qui provoque la silicose (maladie pulmonaire irréversible) → le masque FFP3 est non négociable, même pour 30 minutes de travail.
- Surcharger les sacs de gravats → déchirure du sac, chute et blessure au pied → limiter à 25 kg par sac et utiliser une brouette pour les évacuations longues.
À savoir- Porter le masque FFP3 dès l'entrée dans la pièce et jusqu'à 30 minutes après la fin des travaux et nettoyage humide des surfaces : les particules de silice restent en suspension dans l'air bien après l'arrêt des chocs.
- Porter les lunettes de protection enveloppantes (pas de simples lunettes de vue) : les éclats de carrelage peuvent atteindre 5 à 10 m et percer un œil.
Commence toujours par les joints de carrelage (les rainures entre les carreaux) avec le burin pointu avant d'attaquer le carreau lui-même : un carreau dont les joints sont brisés se décolle en 2 coups là où un carreau intact résiste à 20 coups et se fragmente en éclats dangereux.
Identifier amiante et plomb avant travauxVidéo tutoriel · YouTube
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Trier et évacuer les gravats : carrelage en benne inertes, équipements sanitaires en déchetterie ou revente. Volume estimé : 0,5 à 0,8 m³ de gravats.
Facile2.5 hSécurité- Si tu constates de la poussière blanche abondante sur les anciens carreaux ou le mortier (construction antérieure à 1997), arrête et fais analyser avant de continuer : certains colles et enduits anciens contiennent de l'amiante — ce cas est traité séparément dans le plan de chantier.
Voir la fiche pas-à-pas (10 étapes)
- Trie les gravats dès la démolition en deux catégories distinctes : carrelage, faïence et mortier dans une zone, équipements sanitaires (baignoire, lavabo, WC) dans une autre — mélanger les deux complique l'évacuation et peut te faire refuser l'accès à la benne inertes.
- Enfile tes gants de manutention anti-coupures (catégorie EN 388, niveau 4 minimum) avant de toucher quoi que ce soit : les éclats de carrelage ont des arêtes tranchantes comme du verre.
- Remplis chaque sac à gravats de 50 L aux deux tiers (environ 30 L de matière) en y déposant les morceaux de carrelage et de faïence, puis ferme le sac en repliant le bord ou en le nouant selon le modèle — ne dépasse jamais 50 kg par sac pour rester dans les limites de port manuel réglementaires.
- Charge les sacs fermés sur la brouette (maximum 3 sacs par voyage selon la capacité de ta brouette) ou utilise le diable (le chariot à deux roues et béquille) pour les sacs les plus lourds, en basculant le sac contre le plateau vertical et en maintenant l'équilibre avant de rouler.
- Achemine les sacs jusqu'à la benne inertes (benne réservée aux matériaux non pollués : béton, carrelage, faïence, mortier — sans plâtre, sans bois, sans plastique) ou jusqu'au véhicule pour la navette déchetterie, en empruntant le chemin le plus dégagé pour éviter les chutes.
- Dépose les équipements sanitaires récupérables (baignoire en acrylique ou en fonte, lavabo, WC en bon état) à part : photographie-les et publie-les sur une plateforme de revente ou de don avant de les emmener en déchetterie — certaines déchetteries refusent ce qui peut encore servir.
- Transporte les équipements non récupérables à la déchetterie dans le bac 'encombrants' ou 'sanitaires' selon les consignes locales : appelle ta déchetterie au préalable pour confirmer les bacs acceptés et les horaires, certaines imposent un rendez-vous pour les gros volumes.
- Balaie et ramasse les poussières et petits éclats résiduels avec une pelle et un balai rigide, puis mets-les dans un sac à gravats fermé — ne les laisse pas sur le sol où ils peuvent crever les sacs suivants ou blesser.
- Vérifie que la benne inertes ne contient aucun déchet interdit (plâtre, isolant, bois, plastique) avant qu'elle soit enlevée : un refus de la benne par le prestataire entraîne une surfacturation et un retour du contenu chez toi.
- Contrôle final : c'est réussi si la pièce est entièrement débarrassée de tout gravat et éclat au sol, si chaque sac est fermé et correctement déposé dans la benne inertes ou en déchetterie dans le bon bac, et si tu as conservé un justificatif de dépôt (ticket de déchetterie ou bon de commande de benne) pour prouver l'évacuation réglementaire.
Erreurs courantes- Remplir les sacs à ras bord → le sac pèse plus de 80 kg, il se déchire au fond ou est impossible à soulever, et tu risques un lumbago → vide la moitié du sac dans un second sac et recommence en ne remplissant qu'aux deux tiers.
- Mélanger le plâtre ou le staff (enduit à base de gypse) avec le carrelage dans la benne inertes → le prestataire refuse la benne ou facture une pénalité de tri pouvant dépasser 200 € → sépare systématiquement : plâtre et staff vont en déchetterie dans le bac 'plâtre', pas en benne inertes.
- Jeter les équipements sanitaires directement en benne sans vérifier leur état → tu perds une opportunité de revente ou de don qui peut rapporter 50 à 300 € pour une baignoire ou un lavabo en bon état → prends 10 minutes pour les inspecter et les photographier avant toute évacuation.
- Transporter les gravats dans des sacs poubelle ordinaires de 100 L → le fond cède sous le poids des éclats pointus dès le premier soulèvement → utilise uniquement des sacs à gravats renforcés (papier kraft multicouche ou polypropylène tissé) prévus pour ce type de charge.
À savoir- Porte des gants anti-coupures EN 388 niveau 4 pendant toute la manipulation : les éclats de carrelage causent des coupures profondes sans douleur immédiate.
- Porte des chaussures de sécurité à embout acier : un sac qui tombe ou un morceau de faïence qui glisse peut fracturer un orteil.
- Ne dépasse pas 25 kg en port manuel répété selon les recommandations de santé au travail : pour les sacs plus lourds, utilise systématiquement le diable ou fais-toi aider.
Remplis les sacs à gravats aux deux tiers maximum : un sac de 50 L de carrelage plein pèse facilement 80 kg et devient impossible à soulever seul — à deux tiers, il reste sous les 50 kg et tu peux encore le porter sans te blesser.
Étape 4 Vérification structure et préparation des supports
Salle de bain
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Inspecter le sol béton : vérifier la planéité (tolérance 5 mm sous règle de 2 m), repérer les fissures et zones friables. Inspecter les murs : vérifier l'aplomb et l'état du plâtre.
Facile1 hVoir la fiche pas-à-pas (8 étapes)
- Vide complètement la pièce et balaie le sol béton pour éliminer tout débris qui fausserait les mesures.
- Pose la règle de 2 m à plat sur le sol dans le sens de la longueur, puis dans le sens de la largeur, puis en diagonale : glisse une cale de 5 mm (ou une pièce de 2 €, épaisseur 2,2 mm) sous la règle pour visualiser l'écart toléré — si la cale passe librement sous la règle sans forcer, le défaut dépasse 5 mm et doit être ragréé.
- Marque au crayon de charpentier chaque zone hors tolérance en indiquant le sens du défaut (creux ou bosse) pour guider le ragréage.
- Inspecte toute la surface du sol avec la lampe torche en position rasante : repère les fissures (note leur longueur et leur largeur) et les zones qui sonnent creux quand tu tapes dessus avec le manche de la règle — un son sourd indique une zone friable à traiter.
- Positionne le niveau à bulle (outil qui indique si une surface est horizontale grâce à une bulle d'air dans un tube de liquide) contre chaque mur, verticalement : la bulle doit être centrée entre les deux repères ; un écart visible indique un mur hors d'aplomb à signaler.
- Appuie fermement avec le pouce sur le plâtre des murs en plusieurs points : tout plâtre qui cède, se fissure ou sonne creux au tapotement est décollé et devra être piqué lors de la tâche t04-02.
- Note tous les défauts sur un croquis rapide de la pièce avec leurs dimensions : ce document te servira de référence pour commander les bonnes quantités de ragréage et de mortier.
- Contrôle final : c'est réussi si tu as un croquis annoté de la pièce indiquant toutes les zones hors tolérance (écart > 5 mm sous la règle), toutes les fissures repérées et tous les secteurs de plâtre décollé, et si aucune zone n'a été inspectée qu'une seule fois.
Erreurs courantes- Poser la règle une seule fois au centre → les défauts en périphérie (souvent les plus importants) sont manqués → recommence en quadrillant le sol avec au moins 5 positions de règle différentes.
- Confondre une fissure superficielle (moins de 1 mm, stable) et une fissure active (bords légèrement décalés, trace de poussière blanche) → une fissure active non traitée réapparaît sous le carrelage → colle un morceau de papier à cheval sur la fissure et reviens 48 h plus tard : s'il est déchiré, la fissure bouge et nécessite un traitement renforcé au mortier époxydique.
- Négliger le test au tapotement sur les murs → du plâtre décollé non repéré tombe après la pose du carrelage mural → prends le temps de taper systématiquement toute la surface avec le manche de la règle.
À savoir- Porte des genouillères pour l'inspection au sol : le béton abîme rapidement les genoux lors d'un travail prolongé à quatre pattes.
- Utilise des lunettes de protection lors du tapotement du plâtre : des éclats peuvent se détacher sans prévenir.
Fais l'inspection au sol avec la lampe torche tenue en oblique (rasant) : les ombres portées révèlent les creux et bosses invisibles à la lumière directe.
Faire un ragréage de solVidéo tutoriel · YouTube
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Reboucher les fissures et trous dans les murs au mortier de rebouchage. Piquer et reprendre les zones de plâtre décollé. Poncer les aspérités.
Moyen3 hVoir la fiche pas-à-pas (11 étapes)
- Protège le sol avec une bâche ou du carton : les projections de mortier sèchent très vite et sont difficiles à enlever du béton.
- Pique les zones de plâtre décollé (repérées en t04-01) avec la spatule inox tenue en biais : gratte et arrache tout ce qui ne tient pas jusqu'à atteindre un support sain et dur — tu dois entendre un son clair et sec en tapotant.
- Aspire l'intégralité des poussières et gravats produits par le piquage : un support poussiéreux empêche l'adhérence du mortier.
- Humidifie le support à l'éponge humide (pas trempée) dans les zones à reboucher : attends 2 minutes que l'eau soit absorbée avant d'appliquer le mortier.
- Prépare le mortier de rebouchage dans un seau propre en versant la poudre dans l'eau (et non l'inverse) selon le dosage indiqué sur le sac — en général 0,18 à 0,20 litre d'eau par kilogramme de poudre — et mélange à la spatule jusqu'à obtenir une consistance de pâte à tartiner épaisse sans grumeaux.
- Applique le mortier dans les fissures et trous avec la spatule inox en appuyant fort pour chasser les bulles d'air : remplis légèrement en surépaisseur (1 à 2 mm au-dessus du niveau du mur) pour compenser le retrait au séchage.
- Lisse à la taloche (planche rectangulaire à poignée qui sert à égaliser le mortier) en mouvements circulaires dès que le mortier commence à prendre (environ 20 à 30 minutes selon la marque) : la surface doit être affleurante avec le mur environnant.
- Laisse sécher le mortier de rebouchage au minimum 2 heures, puis ponce les aspérités résiduelles avec le papier de verre grain 80 monté sur la ponceuse ou tenu à plat sur un cale-papier rigide — ne ponce jamais à main nue, tu créerais des creux.
- Aspire la poussière de ponçage, puis applique l'enduit de lissage (produit plus fin que le mortier, destiné à effacer les micro-irrégularités) à la spatule inox en couche mince de 1 à 3 mm sur les zones rebouchées : lisse en tirant la spatule à 30° par rapport au mur.
- Laisse sécher l'enduit de lissage 4 heures minimum (ou selon indication du fabricant) avant de passer à l'étape suivante.
- Contrôle final : c'est réussi si , en passant la paume de la main sur les zones réparées, tu ne sens aucune bosse ni creux par rapport au mur environnant, et si en tapotant avec le manche de la spatule, toutes les zones réparées rendent un son clair et plein.
Erreurs courantes- Verser l'eau dans la poudre au lieu de la poudre dans l'eau → formation de grumeaux impossibles à éliminer → vide le seau, rince-le et recommence dans le bon ordre.
- Appliquer le mortier sur un support poussiéreux sans aspirer → le mortier se décolle en séchant → arrache la réparation, aspire soigneusement et recommence.
- Remplir un trou profond (plus de 10 mm) en une seule passe → le cœur ne sèche pas et la réparation se fissure → procède en deux couches de 5 mm maximum, en laissant sécher 2 heures entre chaque.
- Poncer avant séchage complet → le mortier encore mou s'arrache et laisse des creux → attends toujours le temps de séchage indiqué sur le sac avant de poncer.
À savoir- Porte un masque anti-poussière FFP2 pendant le piquage et le ponçage : la poussière de plâtre et de mortier est irritante pour les voies respiratoires.
- Porte des lunettes de protection pendant le piquage : les éclats de plâtre peuvent atteindre les yeux.
- Aère la pièce pendant toute la durée du travail.
Humidifie légèrement le support avant d'appliquer le mortier de rebouchage : un support trop sec absorbe l'eau du mortier trop vite et la réparation se fissure en séchant.
Reboucher une fissure dans un murVidéo tutoriel · YouTube
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Appliquer un ragréage autolissant sur le sol pour rattraper les défauts de planéité et préparer la pose du receveur encastré. Épaisseur selon relevé : 5 à 20 mm.
Moyen2 hSécurité- Le malaxeur électrique doit être branché sur un circuit protégé par un disjoncteur différentiel 30 mA : ne l'utilise pas avec une rallonge non adaptée au chantier.
Voir la fiche pas-à-pas (11 étapes)
- Aspire soigneusement le sol béton et élimine toute trace de graisse, poussière ou débris : le ragréage autolissant (mortier fluide qui s'étale seul sous l'effet de la gravité) n'adhère pas sur un support sale.
- Bouche les joints de dilatation (fentes intentionnelles dans le béton) et les passages de gaines avec du mortier de rebouchage ou de la mousse polyuréthane : le ragréage liquide s'écoulerait sinon sous les portes ou dans les gaines.
- Applique le primaire d'accrochage (liquide qui améliore l'adhérence entre le béton et le ragréage) au rouleau ou à la brosse sur toute la surface du sol, sans laisser de zones oubliées : respecte le temps de séchage indiqué sur le bidon, généralement 30 minutes à 2 heures selon la marque — le primaire doit être sec au toucher mais encore légèrement collant.
- Pose des repères de niveau (petits plots de mortier ou vis plantées dans des chevilles) à la hauteur exacte de ragréage souhaitée (entre 5 et 20 mm selon ton relevé de t04-01) : utilise le niveau à bulle pour t'assurer que tous les repères sont à la même hauteur.
- Verse 6 à 6,5 litres d'eau froide dans le seau propre (pour un sac de 25 kg — vérifie toujours le dosage exact sur ton sac), puis verse la poudre de ragréage dans l'eau en pluie tout en malaxant au malaxeur électrique (outil qui tourne dans le seau pour mélanger) à vitesse lente pendant 3 minutes : la préparation doit être fluide et homogène, sans grumeaux ni poudre sèche au fond.
- Laisse reposer le mélange 1 minute (temps de maturation), puis malaxe à nouveau 30 secondes avant de couler.
- Verse le ragréage en commençant par le fond de la pièce (le point le plus éloigné de la porte) et progresse vers la sortie : verse en serpentin pour couvrir toute la surface sans marcher dans le produit déjà coulé.
- Passe immédiatement l'aiguille de dégazage (peigne à longues dents qui crève les bulles d'air) sur toute la surface en mouvements croisés : les bulles non crevées créent des cratères en séchant.
- Tire la règle de tirage (longue règle rigide) sur les repères de niveau pour vérifier l'épaisseur et guider le produit dans les zones moins bien couvertes : travaille vite, tu as environ 15 à 20 minutes avant que le produit commence à prendre.
- Ferme la pièce et évite tout courant d'air pendant les 24 premières heures : un séchage trop rapide provoque des fissures en surface.
- Contrôle final : c'est réussi si , après séchage complet (24 h), la règle de 2 m posée en plusieurs endroits ne laisse pas passer une cale de 5 mm en dessous, si la surface est d'une couleur uniforme sans taches sombres (zones encore humides) et si elle sonne plein au tapotement sur toute la surface.
Erreurs courantes- Oublier d'appliquer le primaire d'accrochage ou ne pas respecter son temps de séchage → le ragréage se décolle du béton en plaques après séchage → il faut tout casser et recommencer depuis le début.
- Doser trop d'eau pour rendre le mélange plus fluide → le ragréage perd sa résistance mécanique et se pulvérise sous les charges → respecte strictement le dosage du sac, la fluidité vient du produit lui-même.
- Couler le ragréage sans avoir bouché les passages sous les portes → le produit s'écoule dans les pièces adjacentes → pose un boudin de mortier épais ou un joint de calfeutrage sous chaque porte avant de couler.
- Marcher sur le ragréage avant 24 heures → empreintes permanentes et surface fragilisée → si c'est arrivé dans les 10 premières minutes, lisse immédiatement avec la règle ; après, il faut poncer ou reragréer la zone abîmée.
À savoir- Porte des gants en caoutchouc épais et des lunettes de protection : le ragréage est alcalin (pH > 12) et brûle la peau et les yeux en cas de contact prolongé.
- Porte un masque FFP2 lors du versement de la poudre dans le seau : les poussières de ciment sont irritantes pour les poumons.
Prépare tout ton matériel et repère tes cotes de niveau AVANT de gâcher (mélanger) le ragréage : une fois coulé, tu as moins de 20 minutes pour travailler — il n'y a pas de temps pour chercher un outil.
Faire un ragréage de solVidéo tutoriel · YouTube
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Attente séchage ragréage : 24h minimum avant toute pose. Pendant ce temps, préparer le matériel de plomberie et trier les matériaux livrés.
Facile0 hVoir la fiche pas-à-pas (7 étapes)
- Ferme la porte de la salle de bain et pose un panneau « Ne pas entrer — ragréage en cours de séchage » pour éviter toute intrusion accidentelle pendant les 24 heures.
- Sors le bon de livraison et dispose tous les matériaux livrés dans une zone de tri : vérifie que chaque référence, quantité et coloris correspond exactement à ce qui est noté — coche chaque ligne au fur et à mesure.
- Inspecte visuellement chaque colis de carrelage, receveur et robinetterie : note sur le bon de livraison tout emballage abîmé, angle cassé ou référence manquante pour pouvoir réclamer dans les délais.
- Regroupe le matériel de plomberie (raccords, tuyaux, joints, colliers) par sous-ensemble fonctionnel (alimentation eau froide, eau chaude, évacuation) et place chaque groupe dans un sac ou bac étiqueté.
- Vérifie que chaque outil de plomberie prévu est présent et en état de fonctionner : teste le coupe-tube (outil qui sectionne les tuyaux proprement), vérifie que le chalumeau a du gaz si tu en as un, contrôle que les clés sont aux bonnes tailles.
- Après 24 heures exactement, entre dans la salle de bain et vérifie le ragréage selon les critères de réussite de t04-03 avant d'autoriser toute pose.
- Contrôle final : c'est réussi si , au bout de 24 heures, le ragréage est uniformément sec et clair sur toute sa surface, si tous les matériaux livrés sont vérifiés et triés sans écart avec le bon de livraison, et si le matériel de plomberie est regroupé par sous-ensemble et prêt à l'emploi.
Erreurs courantes- Stocker les carreaux à plat en piles trop hautes (plus de 10 carreaux) → les carreaux du bas se fissurent sous le poids → stocke-les debout, calés contre un mur, avec un intercalaire en carton entre chaque.
- Ne pas vérifier les quantités livrées et découvrir un manque le jour de la pose → arrêt de chantier de 24 à 48 heures le temps de la livraison → prends 30 minutes maintenant pour tout compter.
- Ouvrir la salle de bain pour « juste vérifier » avant les 24 heures et marcher sur le ragréage → empreintes et surface fragilisée → respecte strictement le délai ; si tu dois entrer, pose une planche large pour répartir ton poids et ne marche que dessus.
À savoir- Ne stocke pas les sacs de matériaux lourds (carrelage, mortier) dans la salle de bain pendant le séchage du ragréage : le poids localisé peut déformer la surface encore tendre.
- Maintiens la pièce à une température supérieure à 5 °C pendant le séchage : en dessous, le ragréage ne durcit pas correctement et reste friable.
Profite de ces 24 heures pour trier et compter chaque référence de matériau livré en les comparant au bon de livraison : une erreur de livraison découverte maintenant ne retarde pas le chantier, découverte au moment de la pose, elle l'arrête.
Étape 5 Attente séchage ragréage (24h)
Salle de bain
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Attente séchage ragréage : 24h calendaires. Ne pas pénétrer dans la pièce. Profiter de ce temps pour préparer les raccords de plomberie et vérifier les livraisons.
Facile0 hVoir la fiche pas-à-pas (8 étapes)
- Pose un ruban adhésif en croix sur la porte de la salle de bain dès la fin du coulage du ragréage (le produit autonivelant qui comble et aplanit le sol), et note l'heure de fin sur un post-it collé à côté.
- Règle une alarme ou un rappel sur ton téléphone à H+24 pour matérialiser la fin de la période d'attente : ne te fie pas à ta mémoire.
- Maintiens la pièce à une température comprise entre 15 °C et 25 °C et à l'abri des courants d'air pendant toute la durée du séchage — ouvre une fenêtre adjacente si la pièce est trop chaude, mais ne crée pas de tirage direct sur le sol.
- Prépare les raccords de plomberie pendant l'attente : rassemble les coudes, les manchons, les joints et les longueurs de tube prévus pour le receveur de douche ou le lavabo, et vérifie que chaque référence correspond au plan.
- Contrôle les livraisons en attente : ouvre chaque colis, compare les références avec le bon de commande, et signale immédiatement tout manquant ou article endommagé au fournisseur (le délai de réclamation est souvent de 48 h).
- Prépare ton outillage pour la prochaine étape (pose du carrelage ou raccordement plomberie) : nettoie les outils, charge les batteries, et dispose le matériel dans l'ordre d'utilisation prévu.
- Vérifie l'état du ragréage à H+24 en appuyant fermement avec le pouce au centre de la surface : si aucune marque n'apparaît et que le sol sonne plein sous les jointures, le séchage est suffisant pour passer à l'étape suivante.
- Contrôle final : c'est réussi si , à H+24, une pression ferme du pouce au centre du sol ne laisse aucune marque visible, si la surface est uniformément mate (sans zones brillantes humides), et si tous les raccords de plomberie sont identifiés, comptés et conformes au bon de commande.
Erreurs courantes- Entrer dans la pièce avant H+24 pour 'juste vérifier' → les empreintes de pas créent des creux de 1 à 3 mm impossibles à masquer sans recharger une couche complète de ragréage → si des marques sont présentes et que le produit est encore souple (moins de 6 h), lisse immédiatement avec une spatule crantée (peigne métallique à dents régulières) ; si le produit est dur, il faut poncer mécaniquement et appliquer une nouvelle couche.
- Ouvrir en grand les fenêtres pour 'accélérer le séchage' → un courant d'air provoque un séchage différentiel : la surface durcit trop vite pendant que l'intérieur reste mou, ce qui génère des fissures en réseau → laisser sécher à l'air ambiant sans ventilation forcée ; les fissures superficielles fines peuvent être comblées avec un enduit de lissage (pâte de rebouchage souple) avant la pose du revêtement.
- Négliger la vérification des livraisons pendant l'attente → un article manquant ou cassé découvert le jour de la pose bloque le chantier plusieurs jours → ouvrir systématiquement tous les colis dans les 24 h suivant la réception et photographier tout dommage avant de contacter le fournisseur.
- Préparer les raccords de plomberie sans relire le plan → un raccord monté dans le mauvais sens ou une longueur de tube mal calculée oblige à démonter l'ensemble → poser les pièces à sec (sans colle ni sertissage) dans l'ordre du plan avant toute fixation définitive.
À savoir- Le ragréage frais dégage de la chaleur par réaction chimique (réaction exothermique) : ne pose aucun matériau inflammable directement sur le sol pendant les 24 h de séchage.
- Si la pièce est équipée d'un chauffage au sol électrique, laisse-le impérativement éteint pendant toute la durée du séchage : la chaleur par le bas craquelle le ragréage.
Colle un ruban adhésif en croix sur la porte de la salle de bain avec la mention 'NE PAS ENTRER – RAGRÉAGE EN COURS' et l'heure limite : un passage accidentel suffit à laisser des empreintes permanentes dans le produit encore mou.
Étape 6 Plomberie : encastrement douche à l'italienne et raccordements
Salle de bain
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Vérifier la faisabilité de l'encastrement : mesurer la hauteur disponible sous le sol fini jusqu'à la chute (colonne côté mur porteur). Il faut 6 à 9 cm pour le siphon du receveur extra-plat, plus la pente de 1 à 3 cm/m sur le parcours d'évacuation.
Difficile1 hSécurité- Si le mur porteur présente des traces d'humidité ou si la chute est en plomb (tuyau gris mat, lourd, rayable à l'ongle), arrête-toi : un tuyau en plomb nécessite une intervention spécifique hors du cadre de cette fiche.
- Utilise la lampe torche pour inspecter l'espace sous le plancher si une trappe existe : vérifie l'absence de câbles électriques ou de tuyaux de gaz avant toute mesure invasive.
Voir la fiche pas-à-pas (8 étapes)
- Repère la chute (le tuyau vertical d'évacuation des eaux usées encastré dans le mur porteur) en ouvrant le placard technique ou en frappant le mur pour trouver le creux : c'est là que ton tuyau d'évacuation devra se raccorder.
- Mesure avec le mètre ruban la hauteur entre le sol brut actuel (béton ou chape existante) et le bas de la chute ou du piquage (orifice de raccordement latéral) : note cette valeur H1 en millimètres.
- Mesure la distance horizontale entre le point de raccordement à la chute et le centre du futur siphon de douche : note cette valeur D en mètres.
- Calcule la hauteur de pente nécessaire : multiplie D par 0,02 (pente minimale de 2 cm par mètre), par exemple 1,5 m × 0,02 = 3 cm de pente.
- Additionne la hauteur du siphon extra-plat (en général 6 à 9 cm, vérifie la fiche technique du modèle choisi) + la hauteur de pente calculée + l'épaisseur du sol fini prévu (carrelage + colle = environ 1,5 cm) : ce total doit être inférieur ou égal à H1.
- Pose le niveau à bulle sur le sol brut entre la chute et la zone douche pour vérifier que le sol n'est pas déjà en contre-pente (inclinaison vers la douche plutôt que vers la chute) : si c'est le cas, la pente réelle disponible est encore plus faible.
- Note tous les résultats sur un schéma papier : faisable si H1 ≥ hauteur siphon + pente + sol fini, non faisable si H1 est insuffisant et qu'aucune saignée supplémentaire ne peut compenser.
- Contrôle final : c'est réussi si tu as noté sur papier H1, D, la hauteur de pente calculée et le total, et si ce total est strictement inférieur à H1 — tu peux alors passer à t06-02 avec la certitude que la géométrie est compatible.
Erreurs courantes- Mesurer H1 uniquement au niveau de la chute sans tenir compte de la pente → le tuyau arrive trop haut au niveau du siphon et la pente est impossible → reprendre le calcul depuis le point le plus éloigné et vérifier si une saignée plus profonde est réalisable.
- Oublier d'inclure l'épaisseur du carrelage et de la colle dans le calcul → le receveur se retrouve trop haut par rapport au sol fini de la pièce → prévoir systématiquement 1,5 cm minimum pour carrelage + colle.
- Confondre la chute principale (DN 100, gros tuyau) avec un tuyau de ventilation ou d'alimentation → raccordement impossible ou fuite → utiliser la lampe torche et frapper le tuyau pour identifier le son creux caractéristique d'un tuyau d'évacuation.
Mesure la hauteur disponible en deux points : au pied de la chute (colonne d'évacuation verticale murale) ET à l'extrémité la plus éloignée de la future douche — c'est ce deuxième point, souvent oublié, qui détermine si le projet est faisable.
Réaliser une évacuation en PVCVidéo tutoriel · YouTube
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Créer la saignée d'évacuation dans le sol béton (si nécessaire), poser le tuyau DN 40 en PVC avec pente de 2 cm/m minimum vers la colonne, raccorder au siphon du receveur.
Difficile4 hSécurité- Avant de commencer, coupe l'alimentation électrique des circuits passant dans la dalle au tableau général et vérifie l'absence de tension avec un détecteur de métaux ou un détecteur de câbles pour localiser les câbles encastrés dans le sol.
Voir la fiche pas-à-pas (11 étapes)
- Équipe-toi du masque FFP3 (protection contre les poussières fines de béton) et des lunettes de protection avant tout travail de découpe ou de piquage.
- Trace au crayon sur le sol la ligne de saignée (rainure creusée dans le béton) entre le centre du futur siphon et le piquage de la chute, en suivant le chemin le plus court et le plus rectiligne possible.
- Découpe les bords de la saignée à la disqueuse équipée d'un disque béton (diamètre 115 ou 125 mm) sur une profondeur de 5 cm et une largeur de 8 cm minimum pour loger le tuyau DN 40 (diamètre extérieur réel : 40 mm) avec de la place pour le réglage de pente.
- Évide le béton entre les deux traits de découpe au marteau-piqueur en travaillant par petites passes : arrête-toi dès que tu atteins la profondeur voulue pour ne pas fragiliser la dalle.
- Pose le tuyau PVC DN 40 à sec dans la saignée et vérifie la pente avec le niveau à bulle : place le niveau sur le tuyau et cale-le avec des morceaux de tuile ou de béton jusqu'à obtenir une inclinaison visible (la bulle doit être légèrement décentrée côté chute, correspondant à 2 cm de dénivelé par mètre).
- Assemble les coudes et raccords PVC à blanc (sans colle) pour vérifier que tout s'emboîte et que la pente est maintenue sur tout le parcours.
- Désolidarise chaque assemblage un par un, applique le primaire PVC (dégraissant fourni avec la colle) sur les deux surfaces à coller, puis applique la colle solvant PVC en couche fine et uniforme sur l'emboîtement mâle et femelle, emboîte immédiatement en tournant d'un quart de tour et maintiens 30 secondes.
- Raccorde l'extrémité du tuyau au piquage de la chute avec un raccord de réduction adapté si nécessaire (DN 40 vers DN 100 via un culotte — raccord en Y — ou un manchon de piquage).
- Raccorde le siphon du receveur extra-plat à l'autre extrémité du tuyau selon les instructions du fabricant : la bonde (l'orifice d'évacuation du receveur) se visse ou se clipse sur le corps du siphon.
- Attends 1 heure minimum avant tout test d'eau pour que la colle solvant soit polymérisée, puis verse 5 litres d'eau dans le siphon et vérifie l'absence de fuite sur toute la longueur.
- Contrôle final : c'est réussi si un niveau à bulle posé sur le tuyau montre une pente continue vers la chute sur tout le parcours, si aucune goutte n'apparaît sur les raccords après avoir versé 5 litres d'eau, et si le siphon est à la hauteur exacte prévue pour recevoir le receveur.
Erreurs courantes- Saignée trop étroite ou trop peu profonde → impossible de respecter la pente et d'enrober le tuyau → reprendre le piquage au marteau-piqueur en élargissant progressivement.
- Coller tous les raccords d'un coup avant de vérifier l'alignement → pente incorrecte ou tuyau vrillé impossible à corriger → toujours assembler à blanc l'intégralité du parcours avant d'ouvrir la colle.
- Ne pas maintenir l'emboîtement après collage → le raccord se désolidarise partiellement en séchant → maintenir chaque joint 30 secondes minimum et ne pas solliciter le tuyau pendant 1 heure.
- Oublier le primaire dégraissant avant la colle → adhérence insuffisante, fuite différée → si le joint est déjà sec, couper le raccord et recommencer avec un nouveau raccord neuf.
À savoir- Porte le masque FFP3 et les lunettes de protection dès l'allumage de la disqueuse et du marteau-piqueur : la poussière de béton contient de la silice cristalline, dangereuse pour les poumons dès la première exposition.
- La colle solvant PVC est inflammable et ses vapeurs sont nocives : travaille fenêtre ouverte, sans flamme à proximité, et referme le pot entre chaque utilisation.
Colle les raccords PVC un par un en faisant un assemblage à blanc (sans colle) d'abord pour vérifier l'alignement et la longueur : une fois la colle solvant appliquée, tu as moins de 30 secondes pour corriger la position.
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Raccorder les alimentations eau chaude/froide pour la douche (mitigeur thermostatique encastré) et pour la vasque. Poser les tubes multicouches ou cuivre en attente derrière les cloisons ou en saignées.
Difficile5 hVoir la fiche pas-à-pas (10 étapes)
- Coupe l'eau au compteur général et ouvre un robinet au point bas de l'installation pour purger la pression résiduelle dans les tuyaux existants.
- Repère sur le mur l'emplacement exact du boîtier encastrable du mitigeur thermostatique (le mécanisme de régulation automatique de la température) selon les cotes du fabricant : les entrées eau chaude et froide sont en général espacées de 150 mm, eau froide à droite, eau chaude à gauche.
- Trace les saignées (rainures dans la cloison ou le mur) au crayon en suivant le chemin vertical depuis le point de dérivation (té — raccord en T — sur la colonne montante existante) jusqu'au boîtier mitigeur et jusqu'aux attentes vasque.
- Coupe le tube multicouche 16 mm (tube composite aluminium-plastique, diamètre extérieur 16 mm) à la longueur voulue avec le coupe-tube dédié multicouche en tournant progressivement : ne jamais utiliser une scie qui écraserait le tube.
- Installe le té de dérivation multicouche sur la colonne montante froide et sur la colonne montante chaude existantes : si les raccords sont à sertir, positionne la bague (l'anneau de compression) sur le tube, insère le tube jusqu'en butée dans le raccord, puis serre avec la pince à sertir en un seul mouvement franc jusqu'au clic.
- Pose les tubes multicouches dans les saignées en les fixant avec des colliers tous les 50 cm pour éviter les vibrations, en respectant un rayon de courbure minimum de 5 fois le diamètre extérieur (soit 8 cm minimum pour du 16 mm) dans les angles.
- Raccorde les tubes au boîtier encastrable du mitigeur thermostatique selon le schéma du fabricant (entrée froide et chaude marquées sur le boîtier) avec les raccords à sertir ou à compression fournis.
- Pose les robinets d'arrêt 1/4 de tour 15/21 (diamètre 15 mm intérieur, 21 mm extérieur, soit le standard pour tube 16 mm) sur chaque attente vasque eau chaude et eau froide, en les orientant de façon accessible une fois la cloison fermée.
- Rétablis l'eau au compteur, ouvre lentement les robinets d'arrêt et inspecte chaque raccord pendant 5 minutes : passe un papier absorbant blanc sur chaque joint pour détecter la moindre humidité.
- Contrôle final : c'est réussi si , après 5 minutes sous pression normale, un papier absorbant passé sur chaque raccord reste parfaitement sec, si les robinets d'arrêt tournent librement et coupent l'eau en un quart de tour, et si les attentes sont aux cotes exactes indiquées par le fabricant du mitigeur.
Erreurs courantes- Inverser eau chaude et eau froide sur le mitigeur thermostatique → le mitigeur régule à l'envers, risque de brûlure → repérer systématiquement les entrées avec du ruban adhésif coloré (bleu = froid, rouge = chaud) avant de raccorder.
- Couper le tube multicouche avec une scie à métaux → section ovalisée, le raccord ne s'emboîte pas correctement, fuite garantie → utiliser uniquement le coupe-tube rotatif dédié et recalibrer l'extrémité avec le calibreur fourni dans le kit.
- Ne pas insérer le tube jusqu'en butée dans le raccord à sertir → sertissage partiel, fuite différée → avant de sertir, marquer au crayon la profondeur d'emboîtement sur le tube et vérifier que la marque a disparu dans le raccord.
- Oublier de purger l'air après rétablissement de l'eau → coups de bélier (chocs dans les tuyaux) et vibrations → ouvrir tous les robinets en aval jusqu'à ce que l'eau coule sans crachotement.
À savoir- Coupe l'eau au compteur général et purge les tuyaux avant tout raccordement : même une pression résiduelle faible peut projeter de l'eau et rendre un raccord impossible à réaliser proprement.
- Avant de tracer ou creuser les saignées dans les cloisons, utilise un détecteur de câbles électriques pour localiser les fils encastrés et éviter de les sectionner.
Pose toujours les robinets d'arrêt 1/4 de tour au plus près des attentes (sorties de tuyaux en attente derrière la cloison) : en cas de fuite future, tu pourras couper l'eau en 2 secondes sans chercher le compteur général.
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Poser le receveur de douche à l'italienne sur son lit de mortier ou ses plots réglables, vérifier le niveau et l'alignement avec le siphon.
Moyen2 hVoir la fiche pas-à-pas (9 étapes)
- Vérifie que le siphon est raccordé au tuyau d'évacuation (tâche t06-02 terminée) et que la bonde (l'orifice central du receveur) peut se visser sur le corps du siphon sans forcer.
- Pose le receveur à sec sur des cales provisoires (morceaux de carrelage ou cales plastiques) à la hauteur finale prévue et vérifie le niveau dans les deux sens avec le niveau à bulle : la surface du receveur doit être parfaitement horizontale, la pente vers la bonde étant intégrée dans le receveur lui-même.
- Si tu utilises des plots réglables : visse les plots sous le receveur selon les emplacements prévus par le fabricant, pose le receveur, règle chaque plot en le tournant jusqu'à obtenir le niveau parfait, puis bloque les contre-écrous (les écrous de blocage situés sous la tête du plot) avec une clé à molette.
- Si tu utilises le mortier de pose : retire le receveur, gâche le mortier à la consistance d'une pâte ferme (ratio fabricant, en général 1 volume d'eau pour 4 volumes de mortier), étale-le uniformément sur toute la surface d'appui du receveur sur une épaisseur de 3 à 5 cm, puis repose le receveur en appuyant fermement et uniformément.
- Frappe doucement sur toute la surface du receveur avec le maillet en caoutchouc pour chasser les poches d'air sous le mortier et assurer un contact plein sur toute la surface : un receveur creux sous une zone se fissure à l'usage.
- Vérifie à nouveau le niveau dans les deux sens et ajuste immédiatement si nécessaire en appuyant plus fort d'un côté : tu disposes d'environ 20 minutes avant que le mortier commence à prendre.
- Visse la bonde du receveur sur le corps du siphon à la main, puis serre d'un quart de tour supplémentaire avec la spatule ou l'outil fourni : ne pas trop serrer pour ne pas fissurer la bonde.
- Laisse le mortier durcir 24 heures minimum sans marcher sur le receveur, puis applique un cordon de joint silicone sanitaire transparent (résistant à l'eau et aux moisissures) sur le pourtour du receveur contre le mur, en lissant avec le doigt mouillé.
- Contrôle final : c'est réussi si le niveau à bulle posé dans les deux sens sur le receveur montre une surface parfaitement horizontale, si le receveur ne bouge pas et ne sonne pas creux quand tu frappes dessus avec le poing, et si le cordon de silicone est continu et adhère sans décollement sur tout le pourtour.
Erreurs courantes- Mortier trop liquide → le receveur s'enfonce de façon inégale en séchant, surface non plane → respecter le ratio fabricant et tester la consistance : le mortier doit tenir en boule sans s'affaisser.
- Ne pas vérifier le niveau après avoir frappé avec le maillet → receveur légèrement incliné, l'eau stagne d'un côté → toujours re-vérifier le niveau après chaque coup de maillet et corriger immédiatement.
- Oublier le joint silicone sur le pourtour → infiltration d'eau entre le receveur et le mur, dégâts cachés dans la cloison → appliquer le silicone après durcissement complet du mortier (24 h) et non avant, pour éviter que le receveur ne bouge encore.
À savoir- Ne marche pas sur le receveur pendant les 24 heures de séchage du mortier : une charge ponctuelle sur un lit de mortier frais crée des zones creuses qui fragilisent définitivement le receveur.
- Porte des gants lors de la manipulation du mortier : le ciment est alcalin et provoque des irritations cutanées lors d'un contact prolongé.
Avant de gâcher le mortier, pose le receveur à sec sur des cales et vérifie le niveau dans les deux sens : c'est infiniment plus facile à corriger à sec qu'une fois le mortier étalé.
Poser un receveur de douche extra-platVidéo tutoriel · YouTube
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Attente séchage mortier de pose receveur : 24h avant de poser le carrelage autour.
Facile0 hVoir la fiche pas-à-pas (8 étapes)
- Vérifie que le mortier de pose (mélange de ciment et de sable servant de lit d'assise sous le receveur) est bien lissé et que le receveur repose à plat dessus, sans basculer ni sonner creux quand tu appuies dessus à la main.
- Retire immédiatement tout excédent de mortier qui aurait débordé sur les bords ou sous le receveur à l'aide d'une spatule, avant qu'il durcisse : une fois sec, il sera très difficile à enlever sans abîmer les surfaces.
- Pose une croix de ruban adhésif de chantier sur le receveur et note dessus l'heure et la date de fin de pose, par exemple '14h30 — lundi'.
- Condamne l'accès à la salle de bain en posant une barrière physique (planche en travers de la porte, ruban de chantier) pour éviter qu'une personne ou un animal ne marche accidentellement sur le receveur pendant le séchage.
- Laisse la pièce ventilée naturellement (fenêtre entrouverte ou VMC — Ventilation Mécanique Contrôlée — en fonctionnement) sans créer de courant d'air direct sur le mortier, afin que le séchage soit homogène et non trop rapide.
- Attends 24h complètes à partir de la fin de pose avant toute intervention : ne pose pas de carrelage, ne marche pas sur le receveur, ne fixe aucun élément autour.
- Au terme des 24h, appuie fermement sur les quatre coins et le centre du receveur avec la paume : si tu entends un son creux ou si le receveur bouge, le mortier n'a pas adhéré correctement — attends encore 12h et reteste avant de continuer.
- Contrôle final : c'est réussi si Au bout de 24h, le receveur ne bouge pas d'un millimètre quand tu appuies fort sur chaque coin et au centre, il ne produit aucun son creux, et la pente vers la bonde (l'orifice d'évacuation) est visible à l'œil nu ou confirmée par une bille qui roule naturellement vers le centre.
Erreurs courantes- Commencer à carreler après seulement quelques heures parce que le mortier semble dur en surface → le cœur du mortier est encore mou, les vibrations du carrelage font bouger le receveur et créent des fissures dans le joint → attendre les 24h complètes ; si le carrelage est déjà posé et que le receveur bouge, déposer les carreaux, laisser sécher 48h supplémentaires et recommencer.
- Laisser des coulures de mortier durcir sous le bord du receveur → le receveur se retrouve surélevé d'un côté, créant une pente incorrecte vers l'évacuation → nettoyer les excédents dans les 30 premières minutes après la pose, tant que le mortier est encore frais et se retire à la spatule sans effort.
- Fermer hermétiquement la pièce pour 'garder la chaleur' → le manque de ventilation ralentit la carbonatation (réaction chimique de durcissement du ciment) et favorise la fissuration → entrouvrir une fenêtre ou activer la VMC dès la fin de pose.
- Appuyer ou s'asseoir sur le receveur pour vérifier s'il est stable avant les 24h → déformation du lit de mortier encore mou, receveur désaxé → si cela arrive dans les 2 premières heures, soulever délicatement le receveur, reformer le lit de mortier et reposer ; au-delà, attendre le séchage complet et vérifier la planéité au niveau à bulle.
À savoir- Le mortier de pose frais est irritant pour la peau et les yeux : porte des gants en nitrile et des lunettes de protection lors de la manipulation et du nettoyage des excédents.
- Ne jamais laisser un enfant ou un animal entrer dans la pièce pendant les 24h : une chute sur le receveur non fixé peut le déplacer et blesser la personne.
Pose un morceau de ruban adhésif sur le bord du receveur avec la date et l'heure de fin de coulage : tu éviteras toute confusion sur le moment exact où les 24h sont écoulées, surtout si tu travailles sur plusieurs jours.
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Étape 7 Attente séchage plomberie (24h)
Salle de bain
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Attente 24h calendaires : séchage mortier de pose receveur. Préparer les matériaux d'étanchéité et de carrelage.
Facile0 hVoir la fiche pas-à-pas (11 étapes)
- Pose la main à plat sur le mortier de pose du receveur et vérifie qu'il est froid et rigide : si tu ressens encore de la chaleur ou si le mortier cède sous la pression, la prise n'est pas terminée — attends encore 4 h avant de continuer.
- Délimite la zone de séchage en posant des lattes de bois en travers de l'entrée de la salle de bain pour éviter tout appui accidentel sur le receveur pendant les 24 h.
- Aère la pièce en ouvrant la fenêtre ou en allumant la VMC (ventilation mécanique contrôlée) : un air sec accélère la prise du mortier et réduit le risque de fissures.
- Inventorie les matériaux d'étanchéité : sors le kit d'étanchéité sous carrelage (bande armée + résine liquide, souvent appelé 'kit BAC'), vérifie la date de péremption sur chaque pot et note la quantité en m² couverte indiquée sur l'étiquette.
- Calcule la surface à étanchéifier : mesure la longueur et la largeur du receveur au mètre ruban, multiplie-les pour obtenir les m², puis ajoute 20 % pour les remontées en pied de mur (exemple : 0,90 m × 0,90 m = 0,81 m², + 20 % = 0,97 m² — prévois 1 m² de produit minimum).
- Inventorie les carreaux : compte le nombre de carreaux prévus pour les murs et le sol, vérifie que tous les cartons portent le même numéro de teinte (numéro de lot imprimé sur le côté du carton) — des lots différents peuvent présenter des écarts de couleur visibles.
- Ouvre un carton de carreaux et contrôle visuellement l'absence de fissures ou d'éclats sur les angles : pose chaque carreau sur une surface plane et appuie légèrement sur le centre — un carreau fissuré sonne creux et se brise à la pose.
- Prépare le matériel de pose : sors la taloche crantée (outil plat denté pour étaler la colle), le niveau à bulle de 60 cm minimum, les croisillons (petites croix en plastique qui maintiennent l'écartement entre carreaux) de l'épaisseur prévue (2 mm pour un joint fin, 3 mm standard), et le coupe-carreaux.
- Regroupe tout le matériel dans un coin sec de la pièce, hors de la zone de séchage, en empilant les cartons de carreaux à plat (jamais sur la tranche) pour éviter qu'ils ne basculent et ne cassent.
- Note sur un papier collé au mur l'heure exacte à laquelle le mortier a été posé : tu pourras ainsi confirmer que les 24 h sont bien écoulées avant de commencer l'étanchéité.
- Contrôle final : c'est réussi si , au bout de 24 h, le mortier sous le receveur est dur comme de la pierre (aucune déformation sous une pression ferme du poing), si tous les matériaux d'étanchéité et de carrelage sont regroupés, vérifiés et en quantité suffisante, et si les numéros de lot des carreaux sont identiques sur tous les cartons destinés à une même surface.
Erreurs courantes- Marcher sur le receveur avant les 24 h → le mortier se déforme et crée des points creux sous le receveur, ce qui provoque des craquements et des fissures à l'usage → si la déformation est légère (moins de 2 mm au niveau), attends 48 h supplémentaires avant de charger ; si le receveur bascule, il faut le déposer et reprendre le lit de mortier.
- Mélanger des cartons de lots différents sans vérifier → des différences de teinte visibles entre carreaux adjacents, impossibles à corriger une fois posés → trie les cartons par numéro de lot avant la pose et utilise les lots identiques sur les surfaces les plus visibles.
- Stocker les cartons de carreaux sur la tranche → les carreaux du dessous se fissurent sous le poids → repose immédiatement les cartons à plat dès que tu le constates, et contrôle chaque carreau du bas avant la pose.
- Oublier de vérifier la quantité de résine d'étanchéité → tu te retrouves à court en plein milieu de l'application, ce qui crée une reprise (jonction entre deux couches séchées) qui peut être un point faible → calcule toujours avec 20 % de surplus et achète le matériau manquant pendant le temps de séchage.
À savoir- Ne charge pas le receveur (ne pose pas d'outil lourd dessus, ne t'appuie pas) avant que les 24 h soient entièrement écoulées : un mortier insuffisamment pris ne supporte pas la charge et se déforme de façon irréversible.
- Si la pièce est mal ventilée et que la température est inférieure à 5 °C, le mortier ne prend pas correctement : dans ce cas, chauffe la pièce à au moins 10 °C avec un radiateur d'appoint et prolonge l'attente à 36 h.
Profite de ces 24h obligatoires pour ouvrir tous les sacs de colle et d'enduit et vérifier qu'aucun n'est grumeleux ou durci : un sac abîmé découvert le jour de la pose te coûte une demi-journée de retard.
Étape 8 Étanchéité SPEC et carrelage sol
Salle de bain
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Appliquer le système d'étanchéité sous carrelage (SPEC) : membrane liquide ou natte d'étanchéité sur toute la surface sol et remontée de 10 cm sur les murs. Obligatoire en zone humide (DTU 52.2).
Moyen3 hVoir la fiche pas-à-pas (9 étapes)
- Vérifie que la surface du support (chape ou béton) est propre, sèche, sans poussière ni résidu de plâtre : passe la main à plat — elle ne doit pas ramener de poudre. Bouche tout trou ou fissure supérieur à 2 mm avec du mortier de ragréage et laisse sécher 24 h.
- Applique le primaire d'accrochage (primaire liquide fourni avec le kit SPEC) au rouleau mousse sur toute la surface sol et sur les 15 cm bas de mur, en une couche uniforme sans flaque. Laisse sécher le temps indiqué sur le bidon, généralement 30 à 60 min : la surface doit être mate et non collante au toucher avant de continuer.
- Découpe les bandes d'étanchéité angles sol/mur (bandes armées en tissu non-tissé fournies avec le kit) à la longueur de chaque angle, en coupant les coins à 45° pour les raccords d'angle rentrant (angle intérieur entre deux murs).
- Étale la membrane liquide SPEC au pinceau dans l'angle sol/mur sur une largeur de 10 cm côté sol et 10 cm côté mur, puis pose immédiatement la bande d'angle en tissu en l'enfonçant dans la membrane fraîche avec les doigts ou une spatule plate pour chasser les bulles d'air. Répète sur tous les angles de la pièce.
- Applique une première couche de membrane liquide SPEC au rouleau mousse sur toute la surface sol, en commençant par le fond de la pièce et en reculant vers la porte. Remonte également sur les murs jusqu'à 15 cm de hauteur (10 cm minimum exigés par le DTU 52.2, les 5 cm supplémentaires sont une marge de sécurité). Respecte l'épaisseur humide indiquée sur la fiche technique du produit, typiquement 0,5 à 1 mm par couche.
- Laisse sécher la première couche selon les indications du fabricant, généralement 2 à 4 h à 20 °C : la membrane doit changer de couleur (souvent du blanc au transparent ou du gris clair au gris foncé) et ne plus coller au toucher.
- Applique la deuxième couche de membrane liquide SPEC dans le sens perpendiculaire à la première (si tu as roulé horizontalement, roule verticalement) sur toute la surface sol et les remontées murales. Laisse sécher à nouveau 2 à 4 h.
- Contrôle l'étanchéité en inspectant visuellement toute la surface : la couleur doit être uniforme, sans zone plus claire (zone trop fine) ni bulle. Repasse une troisième couche localisée sur toute zone suspecte et laisse sécher avant de passer à la pose du carrelage.
- Contrôle final : c'est réussi si toute la surface sol et les remontées murales présentent une couleur uniforme sans zone plus claire, si les bandes d'angle sont bien noyées sans bord décollé, et si en appuyant un doigt sec sur la membrane elle ne laisse aucune trace de produit (membrane totalement sèche).
Erreurs courantes- Appliquer la membrane sur un support humide ou poussiéreux → la membrane se décolle en feuillets après quelques semaines → il faut arracher toute la membrane décollée, retraiter le support et recommencer les deux couches.
- Oublier les bandes d'angle aux jonctions sol/mur → fissuration de la membrane à ces points de mouvement, infiltration d'eau → découper la zone, reposer une bande d'angle noyée dans la membrane fraîche et recouvrir de deux couches.
- Appliquer une couche trop épaisse en une seule fois pour gagner du temps → la membrane sèche en surface mais reste humide dessous, elle cloque → laisser sécher complètement, poncer les cloques à la cale abrasive et appliquer deux couches fines réglementaires.
- Ne pas remonter suffisamment sur les murs (moins de 10 cm) → l'eau de douche s'infiltre sous le carrelage mural et pourrit la cloison → déposer les premières rangées de carrelage mural si déjà posées, reappliquer la membrane jusqu'à 10 cm minimum et laisser sécher avant de recarreler.
À savoir- Porte des gants en nitrile et des lunettes de protection pendant toute l'application : la membrane liquide contient des résines qui irritent la peau et les yeux.
- Ventile la pièce en permanence (fenêtre ouverte ou ventilateur orienté vers l'extérieur) : les solvants émis pendant le séchage sont nocifs par inhalation en espace confiné.
- Ne commence pas cette tâche si la température ambiante est inférieure à 5 °C ou supérieure à 35 °C : la membrane ne polymérise pas correctement hors de cette plage.
Applique la membrane en deux couches croisées (première couche horizontale, deuxième verticale) : les zones non couvertes par la première couche sont rattrapées par la seconde, et tu obtiens une étanchéité sans point faible.
Réaliser l'étanchéité SPEC d'une doucheVidéo tutoriel · YouTube
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Poser le carrelage sol grès cérame antidérapant R10 au mortier-colle flexible. Créer la pente vers le siphon de douche (1 à 2 cm/m) dans la zone douche.
Moyen5 hVoir la fiche pas-à-pas (11 étapes)
- Repère le siphon de douche et détermine la zone de pente : trace au crayon sur la membrane sèche les limites de la zone douche. Calcule la différence de hauteur nécessaire : pour 1,5 cm/m sur une zone de 80 cm, il faut 1,2 cm de dénivelé entre le bord et le siphon. Tends un fil de maçon entre ces deux points pour matérialiser la pente.
- Prépare le mortier-colle flexible C2 TE (la mention C2 garantit une adhérence renforcée, TE signifie temps ouvert étendu, utile pour un débutant) : verse la poudre dans l'eau froide propre dans un seau (respecte le ratio eau/poudre indiqué sur le sac, typiquement 6 à 6,5 L pour 25 kg), mélange à la perceuse avec malaxeur jusqu'à obtenir une pâte homogène sans grumeaux, puis laisse reposer 5 min et remélange 30 secondes.
- Commence la pose par le mur opposé à la porte, en laissant la zone siphon pour la fin. Étale le mortier-colle sur le sol avec la spatule crantée à dents de 6 mm, tenue à 45°, sur une surface d'environ 0,5 m² à la fois (ne pas étaler plus : le mortier C2 TE a un temps ouvert d'environ 30 min mais sèche plus vite si la pièce est chaude ou ventilée).
- Peigne également le dos de chaque carreau (double encollage) avec la spatule crantée : cette technique garantit un taux de contact colle/carreau supérieur à 80 %, obligatoire en zone humide selon le DTU 52.2.
- Pose le premier carreau en le pressant fermement et en le faisant légèrement glisser de 1 à 2 cm pour écraser les cordons de colle, puis frappe-le avec le maillet en caoutchouc sur toute sa surface. Vérifie immédiatement le niveau avec le niveau à bulle et ajuste en appuyant plus fort sur le côté haut ou en ajoutant un peu de colle sous le côté bas.
- Place les croisillons de 2 mm aux quatre coins de chaque carreau avant de poser le suivant pour maintenir des joints réguliers. Continue rangée par rangée en vérifiant le niveau tous les trois carreaux.
- Pour la zone douche, ajuste l'épaisseur de colle sous chaque carreau pour créer la pente de 1 à 2 cm/m vers le siphon : utilise le fil de maçon tendu comme référence et vérifie avec le niveau à bulle posé dans le sens de la pente (la bulle doit être légèrement décentrée côté haut, pas au centre).
- Coupe les carreaux de rive (bordure) à la carrelette (coupe-carreaux manuel) pour les coupes droites, ou à la disqueuse équipée d'un disque diamant pour les coupes courbes autour du siphon. Mesure chaque carreau individuellement avant de couper.
- Retire les croisillons après 30 à 45 min de pose (avant que la colle ne soit totalement prise) en les tirant verticalement avec une pince. Laisse sécher 24 h sans marcher sur le carrelage, puis 48 h supplémentaires avant de jointoyer.
- Prépare le joint de carrelage sol : mélange la poudre de joint avec de l'eau selon les proportions du sac (généralement 1 L d'eau pour 3 kg de poudre) jusqu'à obtenir une pâte souple. Applique le joint à la spatule caoutchouc en diagonale par rapport aux joints, en forçant la pâte dans les interstices. Essuie l'excédent avec une éponge humide (bien essorée, pas trempée) en mouvements circulaires, puis passe une deuxième éponge propre pour finir. Laisse sécher 24 h.
- Contrôle final : c'est réussi si en frappant chaque carreau avec les jointures d'un doigt replié il sonne plein (pas creux), si les joints sont réguliers à 2 mm sur tout le sol, si une bille posée dans la zone douche roule vers le siphon sans s'arrêter, et si aucun carreau ne bouge sous la pression du pied après 24 h de séchage.
Erreurs courantes- Étaler la colle sur une trop grande surface avant de poser les carreaux → la colle forme une peau sèche en surface et n'adhère plus → gratter toute la colle sèche à la spatule, reétaler sur une surface plus petite (0,5 m² maximum) et reposer.
- Ne pas faire le double encollage (colle uniquement sur le sol, pas sur le carreau) → taux de contact insuffisant, carreau creux qui sonne et risque de décollement → si la colle n'est pas encore sèche (moins de 24 h), soulever le carreau, encoller son dos et le reposer ; après séchage complet, il faut déposer le carreau au burin et recommencer.
- Oublier de créer la pente dans la zone douche ou la créer dans le mauvais sens → l'eau stagne sur le carrelage au lieu de s'écouler vers le siphon → impossible à rattraper sans déposer tous les carreaux de la zone douche et recommencer.
- Jointoyer avant les 48 h de séchage de la colle → le mouvement résiduel des carreaux fissure les joints dès les premières semaines → enlever les joints fissurés au couteau à joint ou à la disqueuse avec disque fin, et rejointoyer après séchage complet.
- Laisser les croisillons en place sous le joint → les croisillons en plastique empêchent le joint de remplir complètement l'interstice, créant des points de fragilité → retirer systématiquement les croisillons avant jointoiement ; s'ils sont déjà noyés dans le joint sec, utiliser un couteau à joint pour les extraire avant de rejointoyer.
À savoir- Porte des genouillères rigides pour travailler au sol : le travail prolongé à genoux sur du carrelage provoque des bursites (inflammation du genou) en quelques heures.
- Lors des coupes à la disqueuse, porte obligatoirement des lunettes de protection anti-projection et un masque anti-poussière FFP2 : la poussière de grès cérame contient de la silice cristalline, dangereuse pour les poumons.
- Ne marche pas sur les carreaux posés pendant les 24 premières heures : même une légère pression peut déplacer un carreau et créer un point creux indétectable à l'œil.
Pour créer la pente vers le siphon sans tâtonner, tends un fil de maçon entre le point haut (bord de la zone douche) et le centre du siphon avant de poser la première rangée : tu as un guide visuel permanent et tu n'as pas à recalculer la pente à chaque carreau.
Poser du carrelage au sol (pas à pas)Vidéo tutoriel · YouTube
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Attente séchage colle carrelage sol : 24h avant de marcher dessus, 48h avant de jointoyer.
Facile0 hVoir la fiche pas-à-pas (9 étapes)
- Note l'heure exacte de pose du dernier carreau sur un post-it et colle-le sur le mur à l'entrée de la salle de bain, avec les deux échéances : 'Interdit de marcher avant [heure + 24h]' et 'Jointoiement possible à partir de [heure + 48h]'.
- Tends un ruban de chantier (ruban adhésif de signalisation, généralement jaune ou rouge) en travers du chambranle (encadrement de la porte) à hauteur de poitrine pour bloquer l'accès physiquement.
- Vérifie que la température de la pièce est comprise entre 10 °C et 30 °C et que l'hygrométrie (taux d'humidité de l'air) n'est pas excessive : ferme la fenêtre si le temps est humide ou pluvieux, mais maintiens une légère ventilation pour permettre l'évaporation de l'eau contenue dans la colle.
- Évite de faire fonctionner le chauffage au sol (si présent) pendant toute la durée de séchage : la chaleur accélère le séchage en surface mais laisse le cœur de la colle non pris, ce qui fragilise l'adhérence.
- Attends 24 heures complètes sans poser le pied sur aucun carreau, même 'juste pour vérifier' : la colle carrelage (mortier-colle C2 ou D2) atteint seulement 20 à 30 % de sa résistance finale à ce stade.
- Après 24 heures, tu peux accéder brièvement à la pièce pour préparer le jointoiement, mais évite tout appui prolongé ou déplacement de matériel lourd sur le carrelage.
- Attends 48 heures complètes avant de commencer le jointoiement (application du coulis de joint) : en dessous de ce délai, l'humidité résiduelle de la colle migre dans le joint et provoque des efflorescences (dépôts blanchâtres en surface) ou un joint friable.
- Contrôle, juste avant de jointoyer, qu'aucun carreau ne sonne creux en tapotant doucement chaque carreau avec le manche d'un tournevis : un son creux indique un défaut d'adhérence à traiter avant de refermer les joints.
- Contrôle final : c'est réussi si , au bout de 48 heures, chaque carreau tapé doucement avec le manche d'un tournevis rend un son plein et mat (pas creux), si aucun carreau ne bouge sous une légère pression du pied, et si les espaces de joint sont propres, secs et sans résidu de colle en surface.
Erreurs courantes- Marcher sur le carrelage après quelques heures 'parce que ça semble sec' → la colle n'a pas encore fait prise en profondeur, le carreau se décolle ou se décale, créant un désaffleur (différence de niveau entre deux carreaux) → il faut déposer le carreau, gratter la colle résiduelle sur le carreau et sur le support, et reposer avec de la colle fraîche en respectant le délai complet.
- Jointoyer à 24h au lieu de 48h → l'humidité de la colle encore active remonte dans le joint, le joint blanchit, se fissure ou ne durcit pas correctement → il faut purger les joints défectueux avec un outil à joint (lame fine ou disque à joint), nettoyer et rejointer.
- Fermer hermétiquement la pièce pour 'garder la chaleur' → sans circulation d'air, l'évaporation est bloquée et la colle met beaucoup plus de 48h à sécher, voire reste molle → ouvrir légèrement la fenêtre ou laisser la porte entrouverte pour assurer un renouvellement d'air minimal.
- Poser des objets lourds (seau, outillage) sur le carrelage pendant le séchage → pression ponctuelle sur la colle non prise, risque de décollement ou de casse du carreau → retirer immédiatement l'objet et vérifier au tapotage que le carreau est toujours solidaire.
À savoir- Aucun EPI particulier requis pendant cette phase d'attente, mais assure-toi que personne d'autre dans le foyer (enfants, animaux) n'a accès à la pièce : pose un obstacle physique visible en plus du ruban.
- Si la colle utilisée est en phase solvant (rare en carrelage sol intérieur, mais vérifier la fiche technique du produit), maintiens une ventilation continue pendant les 48h pour éviter l'accumulation de vapeurs.
Colle une bandelette de ruban de chantier en travers de l'entrée de la pièce dès la fin de la pose : c'est la barrière visuelle la plus efficace pour éviter qu'on marche dessus par inadvertance.
Étape 9 Carrelage mural et finitions étanchéité
Salle de bain
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Appliquer un primaire d'accrochage sur les murs en plâtre ou béton cellulaire avant la pose du carrelage mural.
Facile1 hVoir la fiche pas-à-pas (7 étapes)
- Protège le sol et les menuiseries avec du papier de masquage ou une bâche, car le primaire tache et colle.
- Verse le primaire d'accrochage dans un bac à rouleau sans le diluer, sauf indication contraire du fabricant (certains primaires concentrés demandent 10 % d'eau max — lis l'étiquette).
- Passe le pinceau sur tous les angles rentrants, les bords de fenêtre et les zones inaccessibles au rouleau, en couche généreuse.
- Roule le primaire sur toute la surface murale en passes horizontales régulières, sans laisser de coulures : si une coulure se forme, étale-la immédiatement avec le rouleau.
- Effectue une deuxième passe en sens vertical dès que la première est mate au toucher (environ 15 à 30 min selon la température), pour couvrir les zones manquées.
- Laisse sécher complètement jusqu'à ce que la surface soit sèche au toucher et légèrement collante sous le doigt (aspect 'velcro') : compter 1 h à 20 °C, plus longtemps si humide ou froid. Ne pose pas le carrelage avant ce stade.
- Contrôle final : c'est réussi si la surface entière présente un aspect uniforme légèrement brillant ou satiné, sans zone mate laissée à nu, et si en posant le dos de la main dessus tu ressens une légère adhérence (effet 'velcro') sans que ça colle franchement.
Erreurs courantes- Diluer trop le primaire → couche trop fine, accrochage insuffisant, le mortier-colle se décolle en quelques semaines → il n'y a pas de rattrapage possible une fois le carrelage posé ; respecte le dosage fabricant.
- Poser le carrelage avant que le primaire soit sec → le mortier-colle glisse sur la surface humide et le carrelage dévale → attends que la surface soit mate et légèrement collante avant de commencer.
- Oublier les zones derrière les futures cloisons ou receveur → décollement localisé impossible à rattraper → applique le primaire partout, même là où tu ne verras plus la surface.
À savoir- Ventile la pièce pendant toute l'application : ouvre fenêtre et porte, le primaire dégage des solvants irritants.
- Porte des gants nitrile et des lunettes de protection : le primaire est irritant pour la peau et les yeux.
- Ne travaille pas si la température ambiante est inférieure à 5 °C ou supérieure à 35 °C : le primaire ne sèche pas correctement hors de cette plage.
Applique le primaire en deux passes croisées (horizontale puis verticale) plutôt qu'en une seule : tu évites les zones oubliées qui feront décrocher le carrelage des mois plus tard.
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Poser le carrelage mural faïence au mortier-colle C1 ou C2. Commencer par la rangée de référence à 1 carreau du sol, finir par les coupes en bas et en haut.
Moyen10 hVoir la fiche pas-à-pas (13 étapes)
- Repère la rangée de référence : pose une règle horizontale (ou une latte de bois vissée temporairement) à exactement 1 carreau de hauteur au-dessus du point le plus haut du sol fini (ou du receveur), et vérifie son horizontalité au niveau à bulle sur toute la longueur du mur.
- Prépare le mortier-colle C1 (colle standard, suffisante pour faïence légère sur support sain) ou C2 (colle améliorée, pour carreaux lourds ou support délicat) : verse la poudre dans l'eau froide (ratio indiqué sur le sac, généralement 6 à 6,5 L pour 25 kg), mélange à la spatule jusqu'à obtenir une pâte homogène sans grumeaux, puis laisse reposer 5 min et remélange.
- Étale le mortier-colle sur le mur avec le côté plat de la spatule crantée (peigne) 4 mm en couche de 5 à 6 mm, sur une surface de 50 × 50 cm maximum (au-delà, la colle croûte avant la pose).
- Peigne le mortier en stries régulières avec le côté cranté de la spatule, en tenant celle-ci à 45° : les stries doivent être nettes et continues.
- Pose le premier carreau en bas à gauche de la rangée de référence, appuie fermement et fais-le glisser de 2 à 3 mm puis repositionne-le ; frappe légèrement avec le maillet en caoutchouc sur toute la surface du carreau pour assurer le contact.
- Glisse un croisillon de 1,5 mm (petite croix en plastique qui maintient l'écart régulier entre carreaux) à chaque angle du carreau posé, puis pose le carreau suivant contre les croisillons.
- Vérifie l'aplomb (verticalité) et le niveau (horizontalité) tous les 3 carreaux avec le niveau à bulle : un carreau mal aligné se corrige en le décollant immédiatement et en le reposant, tant que la colle est fraîche (délai ouverture : 20 à 30 min).
- Pose les profilés d'angle (aluminium ou PVC, section adaptée à l'épaisseur du carreau + colle, soit généralement 8 à 10 mm) dans la colle fraîche aux angles sortants avant de poser les carreaux adjacents : le profilé protège l'arête et sert de guide d'épaisseur.
- Réalise les coupes avec la carrelette (pour les lignes droites) ou la disqueuse équipée d'un disque diamant à eau (pour les découpes en L ou les passages de tuyaux) : mesure deux fois, coupe une fois.
- Laisse sécher le mortier-colle 24 h minimum avant de jointoyer (ou 48 h si C1 en ambiance humide).
- Prépare le joint mural en mélangeant la poudre avec de l'eau (ratio fabricant, environ 300 à 350 mL pour 1 kg) jusqu'à consistance de pâte à tartiner épaisse ; retire les croisillons avant de jointoyer.
- Applique le joint à la spatule en caoutchouc (raclette) en diagonale par rapport aux joints, remplis complètement les espaces, puis essuie l'excédent avec une éponge humide (bien essorée, pas trempée) en mouvements circulaires ; laisse sécher 24 h avant toute projection d'eau.
- Contrôle final : c'est réussi si les joints sont réguliers à 1,5 mm sur toute la surface, si aucun carreau ne sonne creux quand tu frappes dessus avec une pièce de monnaie, si les rangées sont horizontales vérifiées au niveau à bulle, et si les angles sortants sont protégés par les profilés sans arête vive apparente.
Erreurs courantes- Étaler la colle sur une trop grande surface avant de poser → la colle croûte (forme une peau sèche) et le carreau n'adhère plus → gratte la colle croûtée, réétale sur 50 × 50 cm maximum et recommence.
- Ne pas vérifier le niveau régulièrement → les carreaux dérivent et la rangée finit en pente visible → corrige dès les 3 premiers carreaux ; au-delà, il faut tout décoller tant que la colle est fraîche.
- Jointoyer les angles sol/mur ou mur/mur avec le joint ciment → le joint fissure en quelques semaines à cause des mouvements du bâtiment → dépose le joint fissuré au cutter et remplace par du silicone sanitaire (voir tâche t10-03).
- Laisser de la colle dans les joints → le joint ne remplit pas complètement l'espace, aspect inégal et infiltrations possibles → nettoie les joints à la spatule avant que la colle ne soit sèche, ou gratte à sec après séchage avec un outil pointu.
- Poser les carreaux sans croisillons → joints irréguliers, aspect amateur → si la colle est encore fraîche, décolle et recommence avec les croisillons ; sinon, le résultat est définitif.
À savoir- Porte des lunettes de protection et des gants lors des coupes à la disqueuse : les éclats de faïence sont tranchants et projetés à grande vitesse.
- Utilise un disque diamant adapté à la coupe à sec ou à l'eau selon ton disque ; ne coupe jamais sans le carter de protection de la disqueuse en place.
- Porte des genouillères pour les travaux en bas de mur : les positions accroupies prolongées sur carrelage dur provoquent des douleurs articulaires.
Pose toujours ton premier carreau en appuyant fort et en le faisant glisser de 2 à 3 mm avant de le repositionner : ce micro-mouvement chasse l'air sous le carreau et garantit un contact plein entre le mortier-colle et le dos du carreau, ce qui évite le son creux.
Poser de la faïence dans une salle de bainVidéo tutoriel · YouTube
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Siliconer tous les angles (sol/mur, mur/mur, pourtour receveur) avec du silicone sanitaire fongicide. Ne jamais jointoyer les angles au joint ciment : il fissurera.
Moyen2 hVoir la fiche pas-à-pas (9 étapes)
- Vérifie que les joints ciment des angles sont absents ou retirés : passe un cutter dans l'angle pour enlever tout résidu de joint ciment, car le silicone n'adhère pas sur le joint ciment.
- Nettoie les surfaces de l'angle à l'alcool isopropylique avec un chiffon propre non pelucheux : élimine toute trace de poussière, de graisse ou de savon, et laisse sécher 2 à 3 min.
- Pose le ruban de masquage (scotch de peintre) sur chaque surface de l'angle, à 3 à 4 mm du fond de l'angle, de façon à délimiter un couloir propre pour le cordon de silicone.
- Coupe l'embout de la cartouche de silicone à 45° avec un cutter, à un diamètre légèrement inférieur à la largeur de l'angle (généralement 4 à 6 mm) ; perce le film intérieur de la cartouche avec la tige du pistolet.
- Insère la cartouche dans le pistolet à silicone, puis applique un cordon continu de silicone dans l'angle en avançant régulièrement et en maintenant le pistolet à 45° : ne t'arrête pas en cours de cordon pour éviter les discontinuités.
- Lisse le cordon immédiatement avec la spatule de lissage (ou le bout du doigt mouillé à l'eau savonneuse) en un seul passage continu, en appuyant légèrement pour plaquer le silicone dans le fond de l'angle.
- Retire le ruban de masquage en tirant à 45° dans les 5 minutes suivant le lissage, avant que le silicone ne commence à prendre en surface.
- Laisse polymériser (durcir) le silicone 24 h minimum avant toute projection d'eau, et 48 h avant utilisation normale de la douche.
- Contrôle final : c'est réussi si le cordon de silicone est continu sans trou ni bulle sur toute la longueur de l'angle, si les bords sont nets et rectilignes des deux côtés, et si en appuyant légèrement avec le doigt après 24 h le silicone est souple et élastique sans se décoller du carrelage.
Erreurs courantes- Appliquer le silicone sur une surface humide ou non dégraissée → le silicone se décolle en quelques semaines, laissant entrer l'eau → dépose le silicone décollé, nettoie à l'alcool isopropylique, laisse sécher et recommence.
- Retirer le ruban de masquage après séchage complet du silicone → le ruban arrache le bord du cordon et laisse des irrégularités → retire toujours le ruban dans les 5 min suivant le lissage.
- Laisser un joint ciment dans l'angle et appliquer le silicone par-dessus → le joint ciment fissure et entraîne le silicone avec lui → retire tout le joint ciment au cutter avant d'appliquer le silicone.
- Faire plusieurs passages de lissage → le silicone se décolle du fond de l'angle et forme des bulles → un seul passage ferme suffit ; si le résultat est imparfait, laisse sécher, dépose au cutter et recommence.
À savoir- Ventile la pièce pendant l'application et le séchage : le silicone acétique (à l'odeur de vinaigre) dégage de l'acide acétique irritant pour les voies respiratoires.
- Porte des gants nitrile : le silicone non polymérisé est difficile à retirer de la peau et irritant en cas de contact prolongé.
- L'alcool isopropylique est inflammable : éloigne toute flamme ou étincelle pendant le dégraissage et laisse évaporer avant d'utiliser un outil électrique.
Pose le ruban de masquage sur les deux surfaces de l'angle AVANT d'appliquer le silicone, et retire-le en tirant à 45° dans les 5 minutes qui suivent le lissage, pendant que le silicone est encore frais : tu obtiens des bords nets sans bavure, impossible à réaliser autrement.
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Attente séchage joint mural et silicone : 24h avant toute projection d'eau.
Facile0 hVoir la fiche pas-à-pas (6 étapes)
- Note l'heure de fin de jointoiement et de silicone sur un papier collé sur la porte : tu sauras exactement quand les 24 h sont écoulées sans avoir à te souvenir.
- Ferme la pièce ou pose un ruban de signalisation devant l'entrée de la douche ou de la baignoire pour éviter tout contact accidentel avec les joints encore frais.
- Vérifie visuellement après 24 h que le joint mural est mat et dur au toucher (plus de trace de doigt) et que le silicone est souple et élastique : si l'un ou l'autre est encore mou ou collant, prolonge l'attente de 12 h supplémentaires avant tout test d'eau.
- Effectue un premier test d'eau après 24 h en projetant de l'eau sur les joints et les angles silicone : observe pendant 5 min s'il y a des infiltrations visibles derrière le carrelage ou des décollements de silicone.
- Autorise l'utilisation normale de la douche ou de la baignoire uniquement après 48 h depuis la pose du silicone, pour garantir une polymérisation complète.
- Contrôle final : c'est réussi si après 24 h le joint mural est dur, mat et ne laisse aucune trace de doigt, si le silicone est souple et élastique sans se décoller quand on appuie dessus, et si le test de projection d'eau ne révèle aucune infiltration ni décollement.
Erreurs courantes- Utiliser la douche avant 24 h → le joint mural se ramollit, se délave et perd sa résistance, le silicone se décolle → si cela arrive, laisse sécher 48 h supplémentaires, inspecte les joints et refais les zones abîmées.
- Confondre 'sec au toucher' avec 'prêt à l'emploi' → le joint peut sembler sec en surface mais rester fragile à cœur → respecte les 24 h même si la surface paraît dure.
- Oublier de vérifier les joints après le test d'eau → une infiltration non détectée provoque des dégâts cachés derrière le carrelage → inspecte systématiquement après le premier test.
À savoir- Ne chauffe pas la pièce artificiellement pour accélérer le séchage : une température supérieure à 30 °C peut provoquer des microfissures dans le joint mural.
- Maintiens une ventilation naturelle pendant les 24 h : l'humidité résiduelle doit pouvoir s'évacuer pour que le joint et le silicone sèchent correctement.
Profite de ces 24 h d'attente obligatoires pour poser les accessoires muraux (porte-serviettes, porte-savon) et réaliser les raccordements de plomberie apparente : tu n'as rien à faire sur le carrelage, autant avancer sur le reste du chantier.
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Étape 10 Attente séchage carrelage sol (48h)
Salle de bain
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Attente 48h calendaires : séchage colle carrelage sol. Jointoyer le sol après 48h, puis attendre encore 24h avant de poser le carrelage mural.
Facile0 hVoir la fiche pas-à-pas (11 étapes)
- Note l'heure et la date exactes de fin de pose du carrelage sol sur un papier collé à la porte de la salle de bain, puis calcule l'heure cible de jointoiement : heure de fin + 48h calendaires (ex. : fin lundi 14h → jointoiement mercredi 14h au plus tôt).
- Condamne l'accès à la pièce en tendant un ruban de chantier ou en bloquant la porte : aucun appui ni passage sur les carreaux pendant ces 48h, même léger, sous peine de décoller des carreaux encore frais.
- Vérifie les conditions ambiantes une fois par jour : la température doit rester entre 10 °C et 30 °C et l'humidité relative sous 80 % ; si la pièce est trop froide ou trop humide, prolonge l'attente de 24h supplémentaires.
- Prépare le matériel de jointoiement pendant l'attente : achète le joint (mortier de jointoiement, aussi appelé coulis de joint) adapté à la largeur de tes joints — joint fin (< 3 mm) : joint sans sable ; joint large (3–15 mm) : joint avec sable — et vérifie que tu as une raclette caoutchouc (outil plat à lame souple pour étaler le joint), une éponge, deux seaux et de l'eau claire.
- Contrôle la solidité de la colle avant de jointoyer : appuie fermement sur chaque carreau avec la paume à 48h révolues ; aucun carreau ne doit bouger, sonner creux (tape dessus avec une pièce de monnaie : un son mat est bon, un son creux indique un décollement) ni basculer.
- Prépare le coulis de joint en versant la poudre dans l'eau (et non l'inverse) selon le dosage indiqué sur le sac, généralement 1 kg de poudre pour 0,25 à 0,30 L d'eau ; mélange jusqu'à obtenir une pâte homogène sans grumeaux, de la consistance d'une pâte à tartiner épaisse, puis laisse reposer 5 minutes (temps de maturation).
- Applique le coulis de joint sur une surface de 0,5 à 1 m² à la fois en étalant la pâte en diagonale par rapport aux joints avec la raclette caoutchouc, en forçant le produit dans les interstices (espaces entre carreaux) par des passes croisées.
- Retire l'excédent de coulis sur les carreaux avec la raclette tenue à 45°, puis, après 10 à 15 minutes (quand le joint commence à voiler en surface sans être dur), passe une éponge humide — bien essorée, presque sèche — en mouvements circulaires pour nettoyer les carreaux sans creuser les joints.
- Rince l'éponge dans le premier seau, essore-la, puis passe-la dans le second seau d'eau claire pour le nettoyage final ; change l'eau des seaux dès qu'elle devient laiteuse pour éviter de redéposer du coulis sur les carreaux.
- Laisse sécher le jointoiement 24h dans les mêmes conditions (10–30 °C, < 80 % d'humidité) avant toute pose de carrelage mural : note à nouveau l'heure de fin de jointoiement sur la porte pour ne pas démarrer trop tôt.
- Contrôle final : c'est réussi si , à 48h révolues, aucun carreau ne bouge sous la paume, aucun ne sonne creux à la pièce de monnaie, et si, 24h après le jointoiement, les joints sont durs, continus, de couleur uniforme, et que passer un ongle dessus ne les raye pas.
Erreurs courantes- Marcher sur le carrelage avant 48h → les carreaux se décollent ou se désaxent dans la colle encore molle → si un carreau a bougé, soulève-le immédiatement avec une ventouse, gratte la colle fraîche, repose avec de la colle fraîche et recommence le décompte des 48h pour ce carreau.
- Jointoyer avec un coulis trop liquide (trop d'eau) → le joint se rétracte en séchant, craquelle et tombe en poudre → gratte les joints défaillants avec un outil à joint (lame fine) ou un disque à joint sur perceuse, puis refais le jointoiement avec le bon dosage.
- Nettoyer les carreaux trop tôt avec l'éponge trop mouillée → le coulis est dilué et chassé hors des joints, créant des joints creux → attends que le voile de surface soit mat (10–15 min) et essore très bien l'éponge avant de l'utiliser.
- Oublier de laisser les 24h de séchage du joint avant de poser le carrelage mural → les vibrations et projections d'eau de la pose murale fragilisent les joints de sol encore tendres → si c'est déjà fait, ne pose pas de carrelage mural pendant au moins 24h supplémentaires et évite tout appui sur le sol.
- Ne pas vérifier le son creux avant de jointoyer → un carreau décollé est jointé et le défaut est masqué, il se cassera plus tard sous les pieds → avant tout jointoiement, tape systématiquement chaque carreau avec une pièce de monnaie et soulève ceux qui sonnent creux pour les recoller.
À savoir- Porte des genouillères et des gants en nitrile pour le jointoiement : le coulis de joint est alcalin (pH > 12) et provoque des irritations cutanées au contact prolongé.
- Ventile la pièce pendant le séchage (fenêtre entrouverte ou VMC en marche) : une humidité excessive ralentit le séchage et peut faire moisir la colle sous les carreaux.
- Si la température descend sous 10 °C la nuit (chantier non chauffé en hiver), chauffe la pièce avec un radiateur soufflant et prolonge chaque délai (48h colle, 24h joint) de 50 % supplémentaires.
Pose un morceau de ruban adhésif sur un carreau dès la fin de la pose et note dessus l'heure exacte de fin : tu sauras au premier coup d'œil si les 48h sont écoulées, sans avoir à chercher dans tes notes.
Étape 11 Attente séchage carrelage mural et silicone (24h)
Salle de bain
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Attente 24h calendaires : séchage joint mural et silicone. Préparer les équipements sanitaires et électriques pour la pose.
Facile0 hVoir la fiche pas-à-pas (10 étapes)
- Ferme la porte de la salle de bain et pose un panneau 'Ne pas toucher — séchage en cours' : le joint de carrelage (mortier-colle ou coulis entre les carreaux) et le silicone (mastic souple d'étanchéité en périphérie) doivent sécher 24h calendaires sans être ni touchés, ni mouillés, ni soumis à des vibrations.
- Ouvre une fenêtre ou active la VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée, le système d'extraction d'air) au débit maximum pour maintenir une hygrométrie (taux d'humidité de l'air) inférieure à 70 % et une température supérieure à 15 °C : en dessous de ces seuils, le silicone ne réticulera pas (ne durcira pas) correctement.
- Sors tous les équipements sanitaires de leurs emballages — lavabo, robinetterie, siphon (le coude en U sous le lavabo qui bloque les odeurs), bonde de baignoire, mitigeur — et pose-les sur une surface protégée par du carton pour ne pas les rayer.
- Vérifie la liste de colisage (liste des pièces fournies dans la boîte) de chaque équipement en cochant chaque élément : joints, vis, rosaces (les caches décoratifs autour des tuyaux), flexibles d'alimentation, chevilles. Note immédiatement toute pièce manquante pour la commander ou l'acheter dès aujourd'hui.
- Teste chaque mécanisme à sec sans eau : actionne le levier du mitigeur sur toute sa course, ouvre et ferme la vanne d'arrêt (le robinet quart de tour qui coupe l'eau localement) de chaque flexible, appuie sur la ventouse de bonde pour vérifier son étanchéité mécanique. Un mécanisme dur ou bloqué à sec sera impossible à manœuvrer une fois installé.
- Prépare le matériel de pose en regroupant dans un bac : clé à molette réglable, clé de lavabo (clé coudée à fourche pour serrer dans les espaces étroits sous le lavabo), joint d'étanchéité en chanvre ou téflon (ruban PTFE blanc de 12 mm de large), pâte à joint (pour les raccords filetés), niveau à bulle de 60 cm minimum, perceuse avec foret à carrelage diamant de 6 mm et 8 mm.
- Repère sur le mur carrelé les emplacements définitifs des fixations : pose le lavabo ou le meuble contre le mur et marque au crayon gras (qui s'efface sur le carrelage) les centres des chevilles, en vérifiant au niveau à bulle que la ligne est horizontale à ± 1 mm.
- Vérifie que le disjoncteur (le coupe-circuit dans le tableau électrique) du circuit salle de bain est bien en position ON et que les boîtes de dérivation (les boîtiers de jonction électrique encastrés) sont accessibles : tu n'interviens pas sur l'électricité maintenant, mais tu confirmes que tout est en place pour la pose du lendemain.
- Photographie l'état des joints de carrelage et du silicone à H+1, H+12 et H+24 pour suivre visuellement le séchage : un silicone encore translucide ou collant au toucher du doigt (sans appuyer) à H+24 indique un séchage insuffisant — attends 12h supplémentaires avant toute pose.
- Contrôle final : c'est réussi si , à H+24, le silicone est uniformément opaque (blanc ou gris selon la couleur choisie), ne colle plus du tout au toucher léger d'un ongle posé à plat sans appuyer, et si tous les équipements sont déballés, vérifiés pièce par pièce, et le matériel de pose est regroupé et prêt à portée de main.
Erreurs courantes- Toucher ou appuyer sur le silicone avant H+24 pour 'vérifier s'il est sec' → le doigt laisse une empreinte permanente qui crée un point de décollement futur → si l'empreinte est fraîche (moins de 2h), lisse immédiatement avec un doigt mouillé à l'eau savonneuse ; si le silicone est déjà en cours de réticulation, découpe le cordon abîmé au cutter et refais un joint propre.
- Laisser la pièce fermée sans ventilation pendant les 24h pour 'garder la chaleur' → l'humidité résiduelle du carrelage mouillé sature l'air et ralentit ou empêche la réticulation du silicone → ouvre immédiatement la fenêtre ou active la VMC et prolonge le temps de séchage de 12h.
- Déballer les équipements et les poser directement sur le carrelage neuf → les emballages en carton humides ou les coins métalliques rayent ou tachent le carrelage → pose systématiquement une protection en carton sec ou en mousse entre tout équipement et le carrelage.
- Ne pas vérifier la liste de colisage et découvrir une pièce manquante au moment de la pose → arrêt de chantier d'une journée supplémentaire le temps de se réapprovisionner → contrôle chaque boîte dès le déballage et commande immédiatement en ligne ou en magasin tout élément absent.
- Marquer les emplacements de fixation au stylo permanent sur le carrelage → tache indélébile visible sous la rosace si le perçage est décalé → utilise exclusivement un crayon gras de chantier ou un crayon de couleur qui s'efface avec un chiffon humide.
À savoir- Ne perce aucun carrelage pendant ces 24h : les vibrations de la perceuse peuvent décoller les carreaux dont le mortier-colle n'a pas encore atteint sa résistance maximale (généralement 24h à 20 °C).
- Maintiens la température de la pièce au-dessus de 15 °C pendant toute la durée du séchage : en dessous, le silicone acétique (qui sent le vinaigre) ou neutre ne réticulera pas et restera mou indéfiniment.
- Ne branche aucun appareil électrique provisoire (radiateur soufflant, lampe de chantier) sur une prise de la salle de bain pendant cette phase : la pièce peut encore présenter de l'humidité résiduelle sur les surfaces.
Profite de ces 24h obligatoires pour sortir tous les équipements de leurs emballages, vérifier que chaque pièce est présente et tester les mécanismes à sec (robinetterie, chasse d'eau, ventouse de bonde) : une pièce manquante ou défectueuse découverte maintenant te coûte zéro heure de retard supplémentaire.
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Étape 12 Électricité, sanitaires, meuble vasque et finitions
Salle de bain
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Câbler le nouveau point lumineux (IPX5 minimum en volume 1, classe II), la prise rasoir (transformateur d'isolement obligatoire en volume 2, NF C 15-100), et l'interrupteur. Vérifier les sections : 1,5 mm² pour l'éclairage, 2,5 mm² pour la prise.
Difficile4 hSécurité- Le VAT doit être testé sur une prise sous tension AVANT de l'utiliser pour vérifier l'absence de tension — un VAT défaillant ne détecte rien et donne une fausse sécurité.
- Ne remets jamais le disjoncteur sous tension avant d'avoir terminé tous les raccordements et refermé tous les boîtiers — délègue la remise sous tension à l'étape t12-04 uniquement.
Voir la fiche pas-à-pas (12 étapes)
- Coupe le disjoncteur du circuit concerné au tableau électrique, puis vérifie l'absence de tension sur chaque fil avec le VAT (vérificateur d'absence de tension) avant de toucher quoi que ce soit — ne te fie jamais à la position du disjoncteur seul.
- Identifie les volumes de la pièce : mesure 60 cm horizontalement depuis le bord intérieur de la baignoire ou du receveur pour localiser la limite volume 1/volume 2, et marque-la au crayon sur le mur.
- Tire le câble 1,5 mm² (trois conducteurs : phase marron, neutre bleu, terre vert-jaune) depuis la boîte de dérivation étanche jusqu'au point lumineux, en passant par l'interrupteur étanche IP44 ; fixe le câble tous les 40 cm avec des colliers.
- Tire le câble 2,5 mm² depuis la boîte de dérivation étanche jusqu'à l'emplacement de la prise rasoir, en t'assurant que la prise sera positionnée dans le volume 2 (entre 60 cm et 240 cm du bord de la baignoire, hors volume 1).
- Dénude (retire l'isolant) chaque conducteur sur 8 mm à l'aide de la pince à dénuder réglée sur le bon diamètre, sans entailler le cuivre — un cuivre entaillé casse et provoque un mauvais contact.
- Raccorde les fils dans la boîte de dérivation étanche : phase sur phase, neutre sur neutre, terre sur terre, avec des dominos (borniers de connexion) ou des wago (connecteurs à ressort) adaptés à la section ; referme le couvercle de la boîte en vérifiant le joint d'étanchéité.
- Connecte l'interrupteur étanche IP44 : la phase arrive sur la borne d'entrée, repart vers le luminaire sur la borne de sortie ; le neutre et la terre passent en direct vers le luminaire sans couper par l'interrupteur.
- Raccorde le luminaire IPX5 classe II (double isolation, pas de borne de terre sur l'appareil) : phase sur la borne L, neutre sur la borne N — ne connecte pas de fil de terre sur un appareil classe II, cela créerait un défaut.
- Raccorde la prise rasoir à transformateur d'isolement intégré selon le schéma du fabricant (phase, neutre, terre côté réseau) ; la prise rasoir crée elle-même un circuit isolé côté utilisateur, ce qui la rend sûre en volume 2.
- Vérifie visuellement chaque connexion : aucun cuivre nu visible hors borne, aucun fil pincé par un couvercle, tous les joints en place sur les boîtes et appareils étanches.
- Remets le disjoncteur uniquement après avoir terminé t12-04 (essais électriques) — laisse un papier sur le tableau indiquant 'NE PAS REMETTRE SOUS TENSION — TRAVAUX EN COURS'.
- Contrôle final : c'est réussi si : le luminaire s'allume et s'éteint avec l'interrupteur, la prise rasoir est alimentée, aucun fil cuivre n'est visible hors des bornes, tous les boîtiers et appareils sont fermés avec leurs joints, et le disjoncteur différentiel 30 mA déclenche au bouton test (vérifié en t12-04).
Erreurs courantes- Utiliser du câble 1,5 mm² pour la prise rasoir → le câble chauffe sous la charge et peut provoquer un incendie → remplacer impérativement par du 2,5 mm² avant mise en service.
- Installer le luminaire ou l'interrupteur dans le volume 0 ou 1 sans respecter l'indice IP requis → risque d'électrocution et non-conformité NF C 15-100 → déplacer l'appareil hors du volume concerné ou le remplacer par un appareil au bon indice IP.
- Connecter un fil de terre sur un luminaire classe II → crée un chemin de courant parasite et annule la protection de la double isolation → déconnecter la terre et laisser le fil isolé et replié dans le boîtier.
- Dénuder trop long (plus de 10 mm) → du cuivre nu dépasse de la borne et peut provoquer un court-circuit ou un choc → couper l'excédent avec une pince coupante et re-serrer la borne.
- Oublier de vérifier l'absence de tension avec le VAT avant de travailler → risque d'électrocution mortelle → toujours tester les deux fils (phase et neutre) sur chaque câble avant de les toucher.
À savoir- Porte des gants isolants 1000 V et utilise exclusivement des tournevis à poignée isolée VDE (norme européenne pour outils électriques isolés) pendant toute l'intervention.
- En salle de bain, aucun appareil non prévu pour les volumes humides (multiprise, prolongateur, luminaire standard) ne doit être branché ou installé, même provisoirement.
En salle de bain, la règle des volumes (0, 1, 2, 3) détermine ce que tu peux installer où : mémorise que le volume 1 commence à 60 cm du bord de la baignoire/douche et monte jusqu'à 2,25 m, et que seul du matériel IPX5 classe II y est autorisé — une erreur ici est un risque mortel et un refus d'assurance.
Électricité près de l'eau : volumes et indices IPXVidéo tutoriel · YouTube
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Installer le meuble vasque : fixer au mur (chevilles adaptées au support), raccorder le robinet, le siphon et les alimentations eau chaude/froide avec les robinets d'arrêt.
Moyen3 hVoir la fiche pas-à-pas (12 étapes)
- Ferme les robinets d'arrêt (vannes quart de tour) sur les alimentations eau chaude et eau froide existantes, puis ouvre le robinet le plus bas de la pièce pour purger la pression résiduelle dans les tuyaux.
- Pose le meuble vasque au sol à l'emplacement définitif, cale-le à niveau avec le niveau à bulle dans les deux sens (horizontal et de gauche à droite), et marque au crayon les emplacements des fixations murales.
- Identifie le matériau du mur (béton, brique, placo) : pour du placo (plaque de plâtre), utilise des chevilles à expansion type Molly ou des chevilles à bascule pour charges lourdes (capacité minimale 30 kg par cheville) ; pour du béton ou de la brique, utilise des chevilles nylon à expansion ø8 mm avec vis 5x60 mm.
- Perce les trous aux emplacements marqués avec le diamètre de cheville indiqué sur l'emballage (généralement ø8 mm pour béton, ø10 mm pour placo), en activant le mode percussion (marteau-piqueur) uniquement sur béton ou brique — jamais sur placo.
- Installe le robinet (mitigeur ou robinets séparés) sur la vasque avant de fixer le meuble : glisse les joints caoutchouc fournis sous le corps du robinet, passe les tiges filetées dans le trou de la vasque, et serre l'écrou de blocage sous la vasque à la main puis un quart de tour à la clé — ne serre pas trop fort sur une vasque céramique, elle se fissure.
- Fixe le siphon bouteille 1 1/4" (le raccord en forme de bouteille sous le lavabo qui retient l'eau pour bloquer les odeurs) : visse la bague de serrage sur la bonde (le bouchon percé au fond de la vasque) à la main, puis un demi-tour à la pince multiprise avec un chiffon pour ne pas rayer le plastique.
- Fixe le meuble au mur en vissant dans les chevilles posées ; vérifie à nouveau le niveau à bulle après serrage — un meuble qui penche fait fuir les joints à terme.
- Connecte les flexibles d'alimentation 40 cm (tuyaux souples avec raccords) : enroule 3 tours de ruban PTFE (téflon) dans le sens des aiguilles d'une montre sur le filetage mâle de chaque robinet d'arrêt, puis visse le flexible à la main et serre d'un quart de tour supplémentaire à la clé à molette — pas plus, le laiton se déforme.
- Raccorde l'autre extrémité de chaque flexible sur les entrées du robinet (eau chaude à gauche, eau froide à droite) en vérifiant que le joint torique (petit anneau en caoutchouc) est bien en place dans le raccord avant de serrer.
- Connecte la sortie du siphon au tuyau d'évacuation mural avec le manchon de raccordement fourni ; assure-toi que le tuyau plonge d'au moins 5 cm dans l'évacuation pour éviter les remontées d'odeurs.
- Ouvre lentement les robinets d'arrêt, laisse l'eau couler 30 secondes, puis inspecte chaque raccord avec un papier absorbant sec — la moindre humidité sur le papier indique une fuite à corriger immédiatement en resserrant d'un quart de tour ou en refaisant le téflon.
- Contrôle final : c'est réussi si le meuble est de niveau dans les deux sens, si aucun papier absorbant posé sous chaque raccord ne présente la moindre humidité après 5 minutes d'eau ouverte, et si l'eau s'écoule librement dans le siphon sans gargouillis excessif.
Erreurs courantes- Fixer le meuble avant de monter le robinet et le siphon → impossible de serrer les écrous sous la vasque une fois le meuble en place → dévisser le meuble, monter la robinetterie, puis refixer.
- Oublier le joint torique dans le raccord du flexible → fuite immédiate dès l'ouverture de l'eau → fermer l'eau, dévisser le flexible, vérifier et repositionner le joint, revisser.
- Serrer le raccord de bonde trop fort sur une vasque céramique → fissure de la vasque → la fissure est irréparable, la vasque doit être remplacée ; serrer uniquement à la main plus un demi-tour.
- Inverser eau chaude et eau froide sur les flexibles → le mitigeur fonctionne à l'envers (froid à gauche, chaud à droite) → fermer l'eau, déconnecter et croiser les flexibles.
- Ne pas mettre de téflon sur les filetages → micro-fuites qui apparaissent après quelques jours → démonter le raccord, enrouler 3 tours de téflon dans le bon sens, remonter.
À savoir- Ferme impérativement les robinets d'arrêt et purge la pression avant tout démontage — une canalisation sous pression ouverte peut inonder la pièce en quelques minutes.
- Vérifie la capacité de charge des chevilles choisies sur l'emballage : un meuble vasque plein d'eau et de produits peut peser plus de 50 kg — sous-dimensionner les chevilles provoque une chute du meuble.
Raccorde toujours le robinet et le siphon sur le meuble AVANT de fixer définitivement le meuble au mur — une fois vissé, l'accès sous le plan vasque est souvent trop étroit pour serrer correctement les écrous.
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Poser le mitigeur thermostatique douche encastré, la colonne de douche ou le flexible, et le pare-douche ou la paroi en verre.
Moyen3 hVoir la fiche pas-à-pas (12 étapes)
- Ferme les robinets d'arrêt des alimentations douche et purge la pression en ouvrant brièvement le mitigeur existant ou en démontant le bouchon de purge.
- Installe le corps du mitigeur thermostatique encastré (le mécanisme intégré dans le mur qui régule la température automatiquement) selon le schéma du fabricant : eau froide à droite, eau chaude à gauche, en respectant le sens de montage indiqué par les flèches sur le corps — une inversion bloque le thermostat.
- Fixe la rosace (la plaque décorative ronde qui cache le trou dans le mur) et la poignée de commande avec la clé Allen de la taille indiquée dans la notice (généralement 3 ou 4 mm) ; serre fermement sans forcer pour ne pas arracher le filetage dans la faïence.
- Raccorde le flexible de douche (tuyau souple annelé) sur la sortie du mitigeur : enroule 2 tours de téflon sur le filetage mâle, visse le raccord à la main puis serre d'un quart de tour à la clé à molette en protégeant le raccord chromé avec un chiffon.
- Fixe la barre de douche ou le support de douchette au mur : positionne-le avec le niveau à bulle, marque les trous, perce au diamètre de cheville requis (ø6 mm pour faïence + béton, ø8 mm pour faïence + placo), et visse sans écraser la faïence — commence à percer sans percussion jusqu'à traverser la faïence, puis active la percussion pour le support.
- Positionne la paroi de douche en verre trempé 8 mm : place les profilés (rails de guidage en aluminium) au sol et au mur selon le plan du fabricant, vérifie l'aplomb avec le niveau à bulle, et marque les fixations.
- Perce les fixations de la paroi en respectant les distances minimales aux joints de carrelage indiquées par le fabricant (généralement 20 mm minimum d'un joint) pour éviter de fissurer les carreaux ; utilise un foret à carrelage (pointe en carbure de tungstène) sans percussion pour traverser la faïence.
- Fixe les profilés et les supports de verre avec les vis et chevilles fournies ; insère le panneau de verre dans les profilés en le maintenant à deux mains — le verre trempé 8 mm pèse environ 20 kg par m², fais-toi aider si le panneau dépasse 0,5 m².
- Applique le silicone sanitaire (résistant à l'humidité et aux moisissures, à base d'acétate ou neutre selon le fabricant du verre) sur tous les joints entre le verre et le mur, entre les profilés et le carrelage, et entre la paroi et le receveur : coupe l'embout de la cartouche à 45° pour un cordon de 5 mm, applique en un seul passage continu, puis lisse avec le doigt mouillé dans les 5 minutes.
- Laisse sécher le silicone 24 heures minimum avant tout contact avec l'eau — le silicone non réticulé (pas encore sec) se décolle immédiatement au contact de l'eau.
- Ouvre les robinets d'arrêt, teste le mitigeur thermostatique : la température doit se stabiliser en moins de 5 secondes après réglage, et la sécurité anti-brûlure doit bloquer au-delà de 38°C (bouton de sécurité rouge à enfoncer pour dépasser cette limite).
- Contrôle final : c'est réussi si la paroi de douche est d'aplomb (bulle centrée sur le niveau posé contre le verre), si le joint silicone est continu sans trou ni boursouflure, si le mitigeur thermostatique stabilise la température en moins de 5 secondes, et si aucune fuite n'apparaît sur les raccords après 2 minutes d'utilisation.
Erreurs courantes- Inverser eau chaude et eau froide sur le mitigeur thermostatique → le thermostat ne fonctionne pas et la température n'est pas régulée → fermer l'eau, démonter le corps, inverser les raccords.
- Percer la faïence avec le mode percussion activé → la faïence éclate → utiliser un foret à carrelage sans percussion jusqu'à traverser le carreau, puis passer en percussion pour le support ; un carreau éclaté doit être remplacé.
- Appliquer le silicone avant que les surfaces soient parfaitement sèches et propres → le silicone ne colle pas et se décolle en quelques semaines → retirer le silicone décollé avec un cutter, nettoyer à l'alcool isopropylique, laisser sécher 1 heure, et refaire le joint.
- Ne pas vérifier l'aplomb de la paroi de douche avant de fixer définitivement → la porte ou le panneau ne coulisse plus correctement et les joints ne sont plus étanches → desserrer les fixations, corriger l'aplomb, resserrer.
À savoir- Le verre trempé 8 mm est lourd et fragile aux chocs sur les bords : ne pose jamais un panneau de verre sur son bord sans protection, et ne le laisse jamais en appui instable — une chute brise le panneau en milliers d'éclats.
- Ferme les robinets d'arrêt et purge avant toute intervention sur le mitigeur encastré.
- Ventile la pièce lors de l'application du silicone acétique (odeur de vinaigre forte) — travaille fenêtre ouverte ou porte entrouverte.
Applique le silicone sanitaire en dernier, après avoir vérifié que tout est d'aplomb et fixé définitivement — le silicone est la finition, pas le moyen de rattraper un défaut d'alignement ; un joint refait deux fois ne tient jamais aussi bien.
Poser une paroi de douche fixeVidéo tutoriel · YouTube
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Remise sous tension et essais électriques : remettre le disjoncteur, tester chaque point lumineux, la prise rasoir et vérifier le déclenchement du différentiel 30 mA au bouton test.
Moyen1 hSécurité- Utilise le VAT sur chaque câble avant de le toucher, même après avoir coupé le disjoncteur — une erreur de circuit (mauvais disjoncteur coupé) est possible et le VAT est la seule protection réelle.
Voir la fiche pas-à-pas (8 étapes)
- Avant de remettre le disjoncteur, vérifie visuellement une dernière fois que tous les boîtiers électriques sont fermés, que tous les appareils sont fixés, et qu'aucun fil nu n'est accessible — retire le papier 'TRAVAUX EN COURS' du tableau uniquement à ce moment.
- Remets le disjoncteur du circuit salle de bain en position ON d'un geste franc ; si le disjoncteur différentiel 30 mA saute immédiatement, c'est qu'il y a un court-circuit ou un défaut à la terre dans le câblage — recoupe le disjoncteur et reprends le contrôle de chaque connexion de t12-01.
- Vérifie la présence de tension sur la prise rasoir avec le VAT ou le testeur de prise (appareil qui s'enfiche dans la prise et indique par des voyants si la phase, le neutre et la terre sont corrects) : les trois voyants doivent être au vert selon le code couleur du testeur.
- Teste le point lumineux : appuie sur l'interrupteur, le luminaire doit s'allumer ; appuie à nouveau, il doit s'éteindre — si le luminaire reste allumé interrupteur ouvert, la phase et le neutre sont inversés sur l'interrupteur, recoupe le disjoncteur et corrige.
- Teste la prise rasoir en branchant un appareil de faible puissance (rasoir électrique ou chargeur) : l'appareil doit fonctionner normalement ; si le différentiel saute au branchement, la prise rasoir est mal câblée côté réseau — recoupe et vérifie le raccordement.
- Appuie sur le bouton test (marqué 'T' ou 'TEST') du disjoncteur différentiel 30 mA au tableau : le différentiel doit déclencher immédiatement (en moins d'une seconde) — si rien ne se passe, le différentiel est défectueux et doit être remplacé avant toute utilisation de la salle de bain.
- Réenclenche le différentiel après le test en relevant le levier, vérifie que tout refonctionne, et consigne le résultat du test sur une étiquette collée à l'intérieur du tableau avec la date du jour — la norme NF C 15-100 recommande ce test tous les 6 mois.
- Contrôle final : c'est réussi si le luminaire s'allume et s'éteint à l'interrupteur, si le testeur de prise affiche trois voyants verts sur la prise rasoir, et si le disjoncteur différentiel 30 mA déclenche en moins d'une seconde lorsqu'on appuie sur le bouton test.
Erreurs courantes- Remettre le disjoncteur sans avoir refermé tous les boîtiers → risque de court-circuit ou d'électrocution si un fil nu est accessible → recoupe immédiatement, ferme tous les boîtiers, puis remets sous tension.
- Confondre le déclenchement du différentiel au bouton test avec un défaut → paniquer et croire que l'installation est défectueuse → le déclenchement au bouton test est NORMAL et prouve que le différentiel fonctionne ; un différentiel qui ne déclenche PAS au bouton test est le vrai problème.
- Ne pas tester la polarité de la prise rasoir avec le testeur de prise → une prise câblée avec phase et neutre inversés fonctionne mais est dangereuse pour certains appareils → utiliser systématiquement le testeur de prise et corriger si un voyant est rouge.
- Oublier de tester le bouton test du différentiel → ne pas savoir si la protection fonctionne réellement → toujours finir par ce test, c'est la seule vérification qui confirme que la protection contre les électrocutions est opérationnelle.
À savoir- Si le différentiel 30 mA ne déclenche pas au bouton test, n'utilise pas la salle de bain et remplace le différentiel — un différentiel défaillant ne protège pas contre l'électrocution.
Teste toujours le bouton test du différentiel 30 mA en dernier, après avoir vérifié chaque point individuellement — si le différentiel déclenche pendant les tests de prises ou de luminaires avant que tu appuies sur le bouton test, c'est qu'il y a un défaut de câblage à corriger immédiatement.
Comprendre et modifier un tableau électriqueVidéo tutoriel · YouTube
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Nettoyage final : éliminer les résidus de joint, les traces de silicone, la poussière fine. Nettoyer le carrelage avec un produit adapté (pas d'acide sur le joint frais).
Facile2 hVoir la fiche pas-à-pas (8 étapes)
- Aspire l'intégralité de la salle de bain avec l'embout plat : plinthes, angles, surface du carrelage, bord de la vasque — la poussière fine de chantier raye le carrelage si elle est frottée à sec.
- Gratte délicatement les résidus de joint époxy ou ciment secs avec l'ongle ou un cure-dent en bois (jamais de métal) en tenant l'outil à plat pour ne pas érafler l'émail.
- Retire les bavures de silicone durci en les décollant à la main : pince-les entre le pouce et l'index et tire lentement en longueur — le silicone se détache en ruban sans laisser de trace.
- Prépare dans le seau une solution de nettoyant carrelage neutre (pH 7, indiqué sur l'étiquette) dosé selon la notice du fabricant, généralement 30 à 50 ml pour 5 litres d'eau tiède.
- Passe l'éponge bien essorée (elle ne doit pas dégouliner) sur l'ensemble du carrelage mural puis au sol, en travaillant par zones de 1 m² et en rinçant l'éponge dans le seau entre chaque zone.
- Essuie immédiatement chaque zone avec un chiffon microfibre sec pour éviter les auréoles (dépôts calcaires laissés par l'eau qui sèche).
- Inspecte les joints à la lumière rasante d'une lampe torche : si un voile blanc (laitance de ciment) persiste, applique une nouvelle passe de nettoyant neutre et frotte avec le côté non abrasif de l'éponge — n'utilise jamais de produit acide tant que les joints ont moins de 28 jours.
- Contrôle final : c'est réussi si le carrelage est uniformément brillant sans auréole ni voile blanc, si les joints présentent une couleur homogène sur toute leur longueur, et si aucun résidu de silicone ou de ciment n'est visible à la lumière rasante d'une lampe torche.
Erreurs courantes- Utiliser un produit acide (vinaigre, détartrant WC) sur des joints frais → le joint se décolore, se fragilise et s'effrite → attendre 28 jours de cure complète avant tout produit acide, puis appliquer un neutralisant (eau bicarbonatée à 10 g/L) et rincer abondamment.
- Frotter les résidus de joint sec avec une éponge abrasive → micro-rayures permanentes sur l'émail du carrelage → les rayures légères se traitent avec un polish céramique (disponible en GSB), les rayures profondes sont irréparables.
- Laisser l'eau stagner dans les joints pendant le nettoyage → pénétration d'humidité sous le joint non encore imperméabilisé → sécher immédiatement au chiffon microfibre et laisser ventiler 24 h fenêtre ouverte.
- Négliger d'aspirer avant de passer l'éponge → la poussière de chantier forme une boue qui encrasse les joints et laisse des traces grises → reprendre à sec avec l'aspirateur, laisser sécher, puis relancer le nettoyage humide.
À savoir- Ne jamais mélanger un nettoyant acide et un nettoyant basique (ammoniaque) : la réaction produit des vapeurs irritantes — utilise un seul produit neutre pour cette phase.
- Porte des gants en nitrile pendant la manipulation du nettoyant carrelage, même neutre, pour éviter les irritations cutanées en cas de contact prolongé.
Attends impérativement 24 h après la pose du joint silicone avant tout nettoyage humide : un silicone non réticulé (non durci) se déforme au moindre contact et il faudrait tout refaire.
Réussir ses joints siliconeVidéo tutoriel · YouTube
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Réception et contrôle final : vérifier poste par poste avant de considérer le chantier terminé.
Facile1 hSécurité- Si le testeur de prise indique une anomalie (voyant rouge ou orange), coupe immédiatement le disjoncteur du circuit concerné et ne branche aucun appareil avant correction.
Voir la fiche pas-à-pas (9 étapes)
- Rétablis l'alimentation électrique au tableau et teste chaque prise de la salle de bain avec le testeur de prise (enfonce-le dans la prise : le voyant vert indique phase + neutre + terre corrects, tout autre combinaison signale un défaut de câblage à corriger avant usage).
- Allume et éteins chaque point lumineux trois fois de suite pour vérifier le bon fonctionnement des interrupteurs et l'absence de scintillement (scintillement = connexion desserrée dans le boîtier).
- Ouvre les robinets d'arrêt (vannes quart de tour situées sous la vasque) lentement et laisse couler l'eau 2 minutes : inspecte chaque raccord sous la vasque avec la lampe torche — une goutte, même minime, est un défaut à corriger immédiatement.
- Actionne la bonde (le bouchon d'évacuation) et vérifie que l'eau s'écoule sans stagnation dans la vasque : un écoulement complet en moins de 30 secondes pour une vasque standard de 40 cm est correct.
- Pose le niveau à bulle (longueur 60 cm minimum) sur le plan de la vasque dans les deux sens (longueur et largeur) : la bulle doit être centrée entre les deux traits de référence.
- Vérifie le jeu périphérique du miroir, des accessoires fixés (porte-serviettes, patères) et des façades de meuble : tire chaque élément vers toi avec une force modérée — rien ne doit bouger.
- Contrôle visuellement chaque cordon de silicone (joint souple entre la vasque et le mur, entre la vasque et le meuble) avec la lampe torche : le cordon doit être continu, sans trou ni décollage, et de largeur régulière (environ 4 à 6 mm).
- Ouvre et ferme chaque tiroir et porte du meuble vasque cinq fois : ils doivent coulisser sans forcer, s'arrêter sans claquer et rester fermés sans rebondir.
- Contrôle final : c'est réussi si toutes les prises affichent le voyant vert du testeur, si aucun raccord plomberie ne présente la moindre trace d'humidité après 10 minutes d'écoulement, si la vasque est de niveau dans les deux sens, et si tous les éléments fixés résistent à une traction manuelle franche.
Erreurs courantes- Tester les prises sans vérifier la terre → une prise sans terre dans une salle de bain est non conforme à la norme NF C 15-100 et dangereuse → le testeur de prise signale l'absence de terre par un voyant spécifique ; il faut alors ouvrir le boîtier et connecter le fil vert-jaune à la borne de terre.
- Confondre une micro-fuite (condensation) avec l'absence de fuite → laisser un raccord qui goutte → essuie tous les raccords avec du papier absorbant blanc avant le test, puis vérifie après 10 minutes : toute humidité sur le papier révèle une vraie fuite à resserrer ou à refaire.
- Oublier de tester l'écoulement avec le siphon (le coude en S sous la vasque qui retient l'eau pour bloquer les odeurs) en place → découvrir une fuite au siphon après la pose du meuble → remplis la vasque à moitié, retire la bonde et observe le siphon pendant l'écoulement complet.
- Valider le niveau à l'œil sans instrument → vasque qui paraît droite mais est inclinée de 3 à 5 mm → l'eau stagne d'un côté ; reprendre le réglage des pieds ou des fixations murales du meuble.
À savoir- Avant de tester les prises, assure-toi que tes mains sont sèches et que le sol n'est pas mouillé : l'eau et l'électricité sont mortelles en combinaison.
Fais cette réception dans l'ordre : d'abord l'électricité (sécurité), puis la plomberie (étanchéité), puis le visuel (finitions) — inverser l'ordre te ferait salir ce que tu viens de nettoyer si tu découvres une fuite.
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Marge d'imprévus : réserve budgétaire de 10 à 15 % du budget matériaux pour les aléas de chantier (support dégradé découvert, pièce cassée, outil à louer, raccord supplémentaire).
Facile0 hSécurité- La réserve imprévus ne couvre pas les travaux structurels (mur porteur touché, charpente dégradée) ni la présence d'amiante ou de plomb découverte en cours de chantier : ces situations nécessitent un diagnostic professionnel avant toute intervention.
Voir la fiche pas-à-pas (6 étapes)
- Calcule le budget total des matériaux prévus (somme de tous les devis et tickets d'achat) et détermine la réserve : applique 10 % si le support est neuf et en bon état, 15 % si le support est ancien ou si des surprises ont déjà été découvertes en cours de chantier.
- Identifie les postes les plus susceptibles de générer un imprévu : support carrelage dégradé (humidité, décollement), pièce cassée à la pose (faïence, vasque), outil manquant à louer (carrelette électrique, perforateur), raccord plomberie supplémentaire (té, coude, manchon).
- Conserve la réserve en liquidités ou sur un compte séparé accessible immédiatement : un aléa de chantier ne peut pas attendre 48 h un virement.
- Documente chaque dépense imprévue avec son ticket de caisse et la raison (ex. : « carrelage fissuré à la découpe, 3 carreaux supplémentaires achetés ») pour analyser les écarts en fin de chantier.
- En fin de chantier, compare le montant utilisé sur la réserve avec le budget initial : si la réserve n'a pas été entamée, elle constitue ton retour d'expérience — note les postes qui auraient pu la consommer pour mieux calibrer le prochain chantier.
- Contrôle final : c'est réussi si , à la fin du chantier, tu peux justifier chaque euro dépensé sur la réserve par un aléa documenté, et si le coût total (matériaux + imprévus) reste dans l'enveloppe initiale majorée de la réserve prévue.
Erreurs courantes- Ne pas constituer de réserve et acheter les matériaux au plus juste → la première pièce cassée ou le premier raccord manquant bloque le chantier le temps de commander → toujours prévoir 10 % minimum dès l'achat initial.
- Utiliser la réserve pour des achats prévus mais oubliés (colle, joint, visserie) → la réserve est épuisée avant qu'un vrai aléa survienne → distingue dès le départ les oublis de liste (à corriger dans le budget principal) des vrais imprévus (support dégradé, casse).
- Sous-estimer le coût de location d'outil → une carrelette électrique coûte 30 à 60 € par jour selon les GSB, une ponceuse à eau 40 à 80 € → intègre systématiquement la location dans le budget matériaux et non dans la réserve.
- Ne pas garder les chutes de carrelage après la pose → si un carreau se fissure dans les mois suivants, le lot de fabrication est souvent épuisé en magasin → conserve 5 à 10 % de chutes dans un endroit sec pour les réparations futures.
Ouvre un compte ou une enveloppe dédiée dès le début du chantier et n'y touche que pour un aléa réel : la tentation de la ponctionner pour un achat prévu est la première cause de dépassement budgétaire.
La liste de courses
Selon la gamme choisie : 4 428 € à 4 501 €. Le total est un prix d'entrée de gamme, aux prix relevés en magasin. Comptez large avant de partir acheter.
| Article | Quantité | Prix estimé |
|---|---|---|
| Receveur douche à l'italienne 80x80 ou 90x90 (à confirmer selon cote d'encastrement disponible) | 1 | 350 € |
| Meuble vasque 60 cm avec vasque et miroir | 1 | 450 € |
| Mitigeur thermostatique douche encastré | 1 | 280 € |
| Robinet mitigeur vasque | 1 | 120 € |
| Carrelage sol grès cérame antidérapant R10 (6 m² + 10 % chute) | 7 m² | 210 € |
| Carrelage mural faïence (surface murs ~28 m² + 10 %) | 31 m² | 465 € |
| Bâche de protection sol (rouleau) | 10 m² | 15 € |
| Ruban de masquage | 2 rouleaux + 1 rouleau | 12 € |
| Film plastique étirable | 1 rouleau | 6 € |
| Bouchon provisoire DN 40/50 pour colonne | 1 | 5 € |
| Sacs gravats 50 L (big bag ou sacs papier) | 15 | 30 € |
| Location benne ou navette déchetterie | 1 forfait | 80 € |
| Mortier de rebouchage (sac 5 kg) | 1 | 12 € |
| Enduit de lissage (sac 5 kg) | 1 | 10 € |
| Ragréage autolissant (sac 25 kg) | 2 | 50 € |
| Primaire d'accrochage | 1 L | 15 € |
| Tuyau PVC évacuation DN 40 | 2 m | 12 € |
| Coudes et raccords PVC DN 40 | 3 | 15 € |
| Siphon receveur douche extra-plat | 1 | 45 € |
| Colle PVC solvant | 1 boîte | 8 € |
| Tube multicouche 16 mm + raccords à sertir ou à compression | 6 m + 6 raccords | 55 € |
| Robinets d'arrêt 1/4 de tour 15/21 | 4 | 40 € |
| Boîtier encastrable mitigeur thermostatique | 1 | 35 € |
| Té de dérivation multicouche | 2 | 18 € |
| Mortier de pose ou plots réglables receveur | 1 sac 25 kg ou 4 plots | 25 € |
| Joint silicone sanitaire transparent | 1 cartouche | 8 € |
| Membrane d'étanchéité liquide SPEC (ex. Schlüter Kerdi-DS ou équivalent) | 2 kg | 45 € |
| Bande d'étanchéité angles sol/mur | 5 m | 20 € |
| Primaire d'accrochage étanchéité | 0,5 L | 10 € |
| Mortier-colle flexible C2 TE (sac 25 kg) | 2 | 60 € |
| Croisillons 2 mm | 1 sachet | 5 € |
| Joint de carrelage sol (sac 5 kg) | 1 | 15 € |
| Primaire d'accrochage murs (1 L) | 1 | 12 € |
| Mortier-colle mural C1 (sac 25 kg) | 3 | 75 € |
| Croisillons 1,5 mm | 2 sachets | 8 € |
| Joint mural (sac 5 kg) | 2 | 28 € |
| Profilés d'angle aluminium ou PVC | 6 m | 18 € |
| Silicone sanitaire fongicide (cartouche) | 3 | 24 € |
| Câble 1,5 mm² (éclairage) | 5 m | 8 € |
| Câble 2,5 mm² (prise) | 5 m | 10 € |
| Luminaire salle de bain IPX5 classe II | 1 | 65 € |
| Prise rasoir avec transformateur d'isolement intégré | 1 | 45 € |
| Interrupteur étanche IP44 | 1 | 15 € |
| Boîte de dérivation étanche | 1 | 8 € |
| Chevilles et vis pour fixation meuble (selon support mur) | 4 | 6 € |
| Siphon bottle 1 1/4" | 1 | 12 € |
| Flexibles d'alimentation 40 cm | 2 | 10 € |
| Teflon (ruban PTFE) | 1 rouleau | 3 € |
| Paroi de douche en verre trempé 8 mm (selon configuration) | 1 | 280 € |
| Flexible de douche et douchette | 1 | 35 € |
| Silicone sanitaire (cartouche) | 1 | 8 € |
| Nettoyant carrelage neutre | 1 L | 8 € |
| Éponge et chiffons microfibre | 5 | 10 € |
| Réserve imprévus (10 % du budget matériaux) | forfait | 685 € |
L'outillage
- Mètre ruban — tu l'as probablement deja
- Calculatrice
- Cutter — tu l'as probablement deja
- Ciseaux — tu l'as probablement deja
- Vérificateur d'absence de tension (VAT) — achat ~25 EUR
- Clé à molette — tu l'as probablement deja
- Clé de barrage
- Seau — tu l'as probablement deja
- Éponge — tu l'as probablement deja
- Pince multiprise — tu l'as probablement deja
- Tournevis plat et cruciforme — tu l'as probablement deja
- Perceuse-visseuse — tu l'as probablement deja
- Pince coupante — tu l'as probablement deja
- Marteau-piqueur ou burineur SDS — location ~30 EUR/jour (achat ~150 EUR)
- Masse
- Burin plat — achat ~12 EUR
- Lunettes de protection — achat ~8 EUR
- Masque FFP3 — achat ~15 EUR
- Gants — achat ~10 EUR
- Brouette ou diable — location ~12 EUR/jour (achat ~55 EUR)
- Gants de manutention — achat ~10 EUR
- Règle de 2 m — achat ~20 EUR
- Niveau à bulle — tu l'as probablement deja
- Lampe torche — tu l'as probablement deja
- Spatule inox — achat ~12 EUR
- Taloche — achat ~18 EUR
- Ponceuse ou papier de verre 80 — achat ~8 EUR
- Aspirateur — location ~18 EUR/jour (achat ~80 EUR)
- Malaxeur électrique — location ~15 EUR/jour (achat ~60 EUR)
- Règle de tirage — achat ~25 EUR
- Aiguille de dégazage — achat ~5 EUR
- Disqueuse avec disque béton — location ~20 EUR/jour (achat ~70 EUR)
- Marteau-piqueur — tu l'as probablement deja
- Lunettes — achat ~8 EUR
- Pince à sertir multicouche — tu l'as probablement deja
- Coupe-tube — achat ~15 EUR
- Maillet caoutchouc — achat ~12 EUR
- Spatule — achat ~12 EUR
- Rouleau mousse — achat ~10 EUR
- Pinceau — achat ~8 EUR
- Spatule crantée — achat ~10 EUR
- Spatule crantée 6 mm — achat ~10 EUR
- Carrelette ou disqueuse — achat ~45 EUR
- Rouleau — achat ~10 EUR
- Spatule crantée 4 mm — achat ~10 EUR
- Carrelette — achat ~45 EUR
- Disqueuse — location ~20 EUR/jour (achat ~70 EUR)
- Pistolet à silicone — achat ~10 EUR
- Spatule de lissage — achat ~12 EUR
- Alcool isopropylique
- VAT — achat ~25 EUR
- Tournevis isolés — achat ~25 EUR
- Pince à dénuder — achat ~18 EUR
- Testeur de phase — achat ~30 EUR
- Perceuse — tu l'as probablement deja
- Clé Allen
- Pistolet silicone
- Testeur de prise — achat ~30 EUR
- Tournevis isolé — achat ~25 EUR
Ce plan est pour une salle de bain de 6 m². Faites le vôtre.
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