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Plan d'exemple — Remplacement d'une chaudière gaz, maison, généré par RenovHub le 3 septembre 2026. Le vôtre sera différent.

Remplacer une chaudière gaz par une condensation

Dépose, pose murale, ventouse, thermostat — et la ligne que la loi réserve au professionnel : le raccordement gaz et la mise en service.

Surface100 m²
Durée~3 semaines
Matériaux2 854 €
Contenu10 étapes · 23 tâches

Prix relevés en magasin le 3 septembre 2026. Les fourchettes vont de l'entrée de gamme à la gamme courante.

Le plan, étape par étape

Étape 1 Voisinage, autorisations et organisation du chantier

Buanderie

  1. Prévenir les voisins, vérifier les horaires autorisés (généralement 8h-12h / 14h-19h en semaine), protéger le sol de la buanderie avec des bâches.

    Facile1 h
    Voir la fiche pas-à-pas (9 étapes)
    1. Consulte le règlement de copropriété ou le règlement municipal de ta commune pour confirmer les plages horaires autorisées pour les travaux bruyants — en général 8h-12h et 14h-19h en semaine, 9h-12h le samedi, aucun travail bruyant le dimanche et les jours fériés.
    2. Rédige un mot d'information simple indiquant ton nom, ton numéro de téléphone, la nature des travaux (rénovation buanderie), les dates de début et de fin prévues, et les horaires que tu respecteras ; imprime ou écris à la main autant d'exemplaires que de voisins concernés.
    3. Dépose le mot dans la boîte aux lettres ou sous la porte de chaque voisin direct au moins 48 heures avant le début du chantier, et note dans un carnet la date de dépôt pour chaque voisin.
    4. Vide entièrement la buanderie de ses meubles, appareils et objets fragiles avant de poser la protection au sol, afin de ne pas avoir à déplacer des charges lourdes sur la bâche une fois celle-ci en place.
    5. Déroule la bâche de protection sol (film plastique épais ou bâche tissée d'au moins 80 g/m²) depuis un mur jusqu'à l'autre, en la faisant remonter de 5 à 10 cm sur chaque plinthe (la plinthe est la baguette décorative en bas du mur) pour protéger également le bas des murs.
    6. Coupe la bâche aux dimensions exactes de la pièce avec des ciseaux ou un cutter, en laissant le surplus remonter sur les plinthes.
    7. Fixe le bord de la bâche contre chaque plinthe avec du ruban adhésif de masquage (ruban papier repositionnable qui ne laisse pas de résidu de colle), en appuyant fermement sur toute la longueur pour éviter que la bâche ne se soulève et ne crée un risque de glissade.
    8. Vérifie que la bâche ne forme pas de plis ni de bourrelets au centre de la pièce en la lissant à la main ; si la pièce est grande, ajoute une bande de ruban de masquage au milieu pour solidariser deux lés (deux largeurs de bâche côte à côte) si nécessaire.
    9. Contrôle final : c'est réussi si chaque voisin direct a reçu ton mot au moins 48 h avant le début des travaux, si la totalité du sol de la buanderie est couverte sans zone nue visible, si la bâche remonte sur les plinthes sur tout le pourtour, et si en marchant dessus tu ne sens aucun pli ni bourrelet sous le pied.
    Erreurs courantes
    • Ne prévenir les voisins que le matin même → tension de voisinage et risque de plainte pour trouble du voisinage → distribue les mots au moins 48 h à l'avance et rappelle tes horaires par SMS si les travaux durent plusieurs jours.
    • Poser la bâche sans vider la pièce → impossible de couvrir toute la surface, les coins restent exposés et les appareils lourds peuvent perforer la bâche → vide toujours la pièce en premier, puis pose la bâche.
    • Utiliser du ruban adhésif standard (scotch transparent ou chatterton) à la place du ruban de masquage → la colle arrache le revêtement de sol ou laisse des résidus collants impossibles à nettoyer → retire immédiatement le ruban standard et remplace-le par du ruban de masquage papier.
    • Laisser des plis ou des bourrelets sur la bâche → risque de trébucher ou de glisser en portant des charges → lisse la bâche à plat et fixe les plis avec une bande supplémentaire de ruban de masquage.
    À savoir
    • Une bâche plastique lisse est glissante : porte des chaussures à semelles antidérapantes dès que tu travailles sur la bâche, surtout si tu transportes des outils ou des matériaux lourds.
    • Si la buanderie contient un chauffe-eau ou une machine à laver encore branchés, coupe leur alimentation électrique et ferme l'arrivée d'eau avant de commencer à déplacer quoi que ce soit.

    Glisse un mot écrit sous la porte de chaque voisin direct (dessus, dessous, côté) plutôt que de sonner : tu laisses une trace écrite avec tes coordonnées, ce qui évite tout litige sur le bruit.

Étape 2 Commande de la chaudière et du thermostat

Buanderie

  1. Choisir et commander la chaudière murale à condensation (puissance adaptée : 100 m² bien isolé ≈ 15-20 kW), le kit ventouse concentrique DN 60/100 ou 80/125, et le thermostat filaire ou connecté.

    Moyen1 h
    Sécurité
    • Le raccordement au gaz et la première mise en service doivent être réalisés par un professionnel certifié RGE QualiPAC ou Qualigaz : ne commande pas la chaudière sans avoir ce prestataire identifié, car certains fabricants conditionnent la garantie à une mise en service par un technicien agréé.
    • Vérifie que ton compteur gaz (G4 ou G6) et ton détendeur (régulateur de pression) sont compatibles avec la puissance de la nouvelle chaudière : un compteur G4 est limité à environ 6 m³/h, ce qui couvre une chaudière de 20 kW en gaz naturel — en cas de doute, contacte ton fournisseur de gaz avant de commander.
    Voir la fiche pas-à-pas (8 étapes)
    1. Relève la surface chauffée réelle (en m²) et le niveau d'isolation de ton logement (simple vitrage, double vitrage, isolation des murs) pour estimer le besoin en puissance : compte 80 à 100 W/m² pour une maison peu isolée, 50 à 70 W/m² pour une maison bien isolée — pour 100 m² bien isolé, vise 15 à 20 kW.
    2. Vérifie sur la plaque signalétique (étiquette métallique fixée sur la chaudière actuelle) ou sur la facture d'installation la puissance de l'ancienne chaudière, et note le diamètre du conduit d'évacuation existant (60/100 mm ou 80/125 mm) pour choisir le kit ventouse (le conduit concentrique qui évacue les fumées et aspire l'air comburant) compatible.
    3. Choisis un modèle de chaudière murale gaz à condensation (chaudière qui récupère la chaleur des fumées pour gagner en rendement, atteignant 109 % PCI) de 20 kW parmi les références compatibles avec ton réseau gaz naturel ou propane : Vaillant ecoTEC Plus, Viessmann Vitodens 100-W, ou Saunier Duval Isofast Condens — vérifie que le modèle est bien classé ErP A (étiquette énergie européenne obligatoire depuis 2015).
    4. Contrôle la compatibilité du kit ventouse : un conduit DN 60/100 (diamètre intérieur 60 mm, extérieur 100 mm) convient jusqu'à 4 m de longueur développée (longueur totale du conduit en comptant les coudes), le DN 80/125 jusqu'à 10 m environ — mesure le trajet prévu avant de commander.
    5. Choisis le thermostat : le thermostat filaire (ex. Honeywell T6, 2 fils de commande en 24 V ou 230 V selon modèle) est plus simple à installer ; le thermostat connecté (ex. Netatmo Smart Thermostat) nécessite le Wi-Fi et une application — vérifie la compatibilité avec la chaudière choisie sur le site du fabricant du thermostat avant de valider.
    6. Commande les trois éléments (chaudière, kit ventouse, thermostat) en une seule fois chez le même négoce (distributeur professionnel de matériel de chauffage, accessible aux particuliers) ou sur un site spécialisé, en vérifiant que la chaudière est livrée avec sa notice d'installation en français et sa garantie fabricant (minimum 2 ans pièces et main-d'œuvre).
    7. Conserve tous les bons de commande et fiches techniques (PDF) dans un dossier dédié : ils seront nécessaires pour la mise en service par le professionnel habilité gaz (obligatoire pour le raccordement gaz et la première mise en route) et pour l'attestation de conformité.
    8. Contrôle final : c'est réussi si tu as en main la confirmation de commande des trois éléments (chaudière 20 kW, kit ventouse au bon diamètre, thermostat compatible), si les fiches techniques PDF sont sauvegardées, et si la date de livraison est connue avant toute intervention sur l'installation existante.
    Erreurs courantes
    • Commander une chaudière trop puissante (ex. 30 kW pour 100 m²) → la chaudière cycle (s'allume et s'éteint très fréquemment) ce qui use les composants et annule le bénéfice de la condensation → retourner le matériel non installé sous 14 jours (délai légal de rétractation) et recommander la puissance adaptée.
    • Oublier de vérifier la compatibilité du kit ventouse avec le modèle exact de chaudière → le kit ne s'emboîte pas ou crée une fuite de fumées → contacter le service technique du fabricant pour obtenir la référence exacte du kit compatible et l'échanger avant installation.
    • Choisir un thermostat connecté sans vérifier la compatibilité avec la chaudière → le thermostat ne pilote pas correctement la chaudière ou nécessite un module relais supplémentaire → consulter la liste de compatibilité sur le site du fabricant du thermostat et commander le module d'adaptation si nécessaire.
    • Commander sans noter le diamètre du conduit existant → acheter un kit DN 60/100 alors que le passage mural est prévu pour du 80/125, ou inversement → mesurer le trou existant avant toute commande ; si le trou est déjà percé, adapter le kit au diamètre du trou et non l'inverse.

    Avant de commander, note le débit calorifique (DPE ou facture de gaz en kWh/an) de ton logement : c'est le seul chiffre qui permet de choisir la bonne puissance sans sur-dimensionner, ce qui dégraderait le rendement à condensation.

  2. Attente de livraison — ne pas déposer l'ancienne chaudière avant réception.

    Facile0 h
    Sécurité
    • Ne mets jamais la chaudière sous tension ou sous pression gaz pour 'tester' avant la mise en service officielle par le technicien habilité : cela annule la garantie et constitue une infraction à la réglementation gaz (arrêté du 2 août 1977 modifié).
    Voir la fiche pas-à-pas (7 étapes)
    1. Note la date de livraison estimée communiquée par le vendeur et planifie la dépose de l'ancienne chaudière uniquement APRÈS avoir réceptionné et contrôlé visuellement les colis — ne démonte rien avant.
    2. Prépare la zone de réception en buanderie : dégage un espace au sol d'au moins 1 m × 0,6 m pour poser les colis à plat sans les empiler, et protège le sol avec une couverture de déménagement pour éviter de rayer la chaudière lors du déballage.
    3. À la livraison, contrôle l'état extérieur des colis avant de signer le bon de livraison : si un colis est enfoncé, déchiré ou mouillé, note la réserve précise sur le bon du transporteur (ex. 'colis n°1 enfoncé angle supérieur droit') et prends des photos datées dans les 3 minutes suivant la livraison.
    4. Déballe la chaudière avec précaution en retirant les agrafes du carton avec un cutter à lame rétractée (lame sortie de 1 cm maximum pour ne pas entailler l'habillage plastique) et vérifie la présence de tous les éléments listés dans la notice de déballage : chaudière, kit de raccordement hydraulique, vis de fixation murale, notice d'installation.
    5. Contrôle visuellement le kit ventouse (absence de fissure sur les manchons) et le thermostat (boîtier intact, câble non dénudé) — si un élément est endommagé, contacte le vendeur dans les 48 heures avec photos pour obtenir un remplacement avant de commencer les travaux.
    6. Range les notices, fiches techniques et bons de garantie dans le dossier dédié créé lors de la commande, et conserve les emballages d'origine jusqu'à la mise en service validée par le technicien gaz.
    7. Contrôle final : c'est réussi si la chaudière, le kit ventouse et le thermostat sont réceptionnés sans dommage visible, si les réserves éventuelles ont été notées sur le bon de livraison, et si l'ancienne chaudière est toujours en fonctionnement normal jusqu'au jour de la dépose planifiée.
    Erreurs courantes
    • Déposer l'ancienne chaudière avant la réception de la nouvelle → logement sans chauffage ni eau chaude pendant une durée indéterminée si la livraison est retardée → ne jamais déconnecter l'ancienne installation avant d'avoir la nouvelle entre les mains et vérifiée.
    • Signer le bon de livraison sans inspecter les colis → perdre tout recours en cas de dommage de transport (le transporteur n'est plus responsable une fois le bon signé sans réserve) → toujours ouvrir et inspecter en présence du livreur ou noter les réserves sur le bon avant signature.
    • Jeter les emballages d'origine immédiatement → impossibilité de retourner la chaudière si un défaut est découvert à l'installation → conserver carton et calages jusqu'à la première mise en service réussie.
    À savoir
    • Une chaudière murale de 20 kW pèse entre 30 et 45 kg selon le modèle : prévois une deuxième personne ou un diable (chariot de manutention) pour déplacer le colis sans risque de blessure dorsale.

    Profite de cette période d'attente pour préparer le mur de fixation (repère les points durs, vérifie l'aplomb) et pour lire intégralement la notice d'installation de la chaudière dès réception du PDF : tu gagneras plusieurs heures le jour J.

Étape 3 Coupure des énergies et consignation

Buanderie

  1. Fermer le robinet de gaz sur la nourrice ou en amont de la chaudière, couper le disjoncteur dédié au tableau et vérifier l'absence de tension au VAT, fermer les robinets d'arrêt eau chaude et eau froide de la chaudière.

    Moyen1 h
    Sécurité
    • Si tu sens une odeur de gaz avant même de commencer : n'actionne aucun interrupteur électrique, ouvre les fenêtres, sors du local et appelle le numéro d'urgence gaz (0 800 47 33 33, gratuit 24h/24) — ne réalise pas cette tâche.
    Voir la fiche pas-à-pas (8 étapes)
    1. Repère le robinet de gaz sur la nourrice (le collecteur métallique d'où partent plusieurs tuyaux) ou sur l'arrivée gaz en amont de la chaudière : c'est une manette quart de tour ou un volant rond sur le tuyau jaune ou cuivre.
    2. Tourne la manette de gaz d'un quart de tour (90°) jusqu'à ce qu'elle soit perpendiculaire au tuyau, ou visse le volant dans le sens horaire jusqu'en butée : le gaz est coupé quand la manette est en travers du tuyau.
    3. Rends-toi au tableau électrique, identifie le disjoncteur (le coupe-circuit réarmable) dédié à la chaudière — il est généralement étiqueté 'chaudière' ou 'buanderie' — et bascule-le en position basse (OFF).
    4. Reviens devant la chaudière, sors le VAT (vérificateur d'absence de tension, le stylo ou pince qui bipe ou s'allume en présence de 230 V) et approche-le de chaque fil ou borne accessible sur le boîtier de commande de la chaudière : aucun bip ni lumière confirme l'absence de tension.
    5. Localise le robinet d'arrêt eau froide (alimentation) de la chaudière : c'est le robinet sur le tuyau froid qui entre dans l'appareil, souvent bleu ou marqué 'EF'. Tourne-le d'un quart de tour pour le fermer (manette perpendiculaire au tuyau).
    6. Localise le robinet d'arrêt eau chaude (départ) de la chaudière : c'est le robinet sur le tuyau chaud qui sort de l'appareil, souvent rouge ou marqué 'EC'. Tourne-le d'un quart de tour pour le fermer.
    7. Place le bac de récupération de 10 L sous les raccords de la chaudière avant toute déconnexion ultérieure : même robinets fermés, un résidu d'eau sous pression peut s'écouler lors du démontage.
    8. Contrôle final : c'est réussi si : la manette gaz est perpendiculaire au tuyau, le disjoncteur chaudière est en position basse, le VAT ne bipe pas et ne s'allume pas sur les bornes de la chaudière, les deux robinets eau (froid et chaud) sont fermés (manettes perpendiculaires), et le bac de 10 L est en place sous les raccords.
    Erreurs courantes
    • Couper l'eau avant le gaz → la chaudière peut tenter un redémarrage à sec si l'électricité est encore présente, endommageant le circulateur (la pompe interne) → rétablir l'ordre correct : gaz, électricité, eau.
    • Confondre le disjoncteur de la buanderie avec celui de la chaudière et couper le mauvais → la chaudière reste sous tension, le VAT le révèle → identifier le bon disjoncteur par l'étiquette ou en testant au VAT avant de toucher quoi que ce soit.
    • Ne pas tester avec le VAT et supposer que le disjoncteur coupé suffit → risque de choc électrique si le disjoncteur est mal étiqueté ou si un double alimentation existe → toujours passer le VAT sur chaque borne accessible avant de toucher un fil.
    • Fermer le robinet gaz sans vérifier la position finale de la manette → croire que le gaz est coupé alors que la manette est à 45° (position intermédiaire, gaz partiellement ouvert) → vérifier visuellement que la manette est strictement perpendiculaire au tuyau.
    • Oublier le bac de récupération avant d'ouvrir un raccord → flaque d'eau sur le sol, risque de glissade et de dégât → fermer immédiatement le raccord, éponger, puis positionner le bac avant de recommencer.
    À savoir
    • EPI minimum : chaussures fermées antidérapantes obligatoires (sol potentiellement mouillé), lunettes de protection si tu dois manipuler des raccords sous pression résiduelle.
    • Le VAT doit être testé sur une prise 230 V connue comme active AVANT de l'utiliser sur la chaudière, pour confirmer qu'il fonctionne correctement.
    • L'eau dans le circuit de chauffage peut être à plus de 60 °C même chaudière éteinte : ne desserrez aucun raccord lors de cette étape, le bac est uniquement positionné en prévention pour les étapes suivantes.

    Fais les trois coupures dans cet ordre immuable : gaz d'abord, électricité ensuite, eau en dernier — inverser l'ordre expose à laisser la chaudière sous tension pendant la coupure gaz, ce qui peut provoquer une étincelle.

    Consigner une installation électriqueVidéo tutoriel · YouTube

Étape 4 Dépose de l'ancienne chaudière et du conduit

Buanderie

  1. Purger le circuit eau de la chaudière, déconnecter les raccords gaz, eau et électrique, décrocher la chaudière de son support mural.

    Moyen2 h
    Sécurité
    • Ne commence jamais à déconnecter le gaz sans avoir vérifié que le robinet de gaz est bien fermé et sans avoir testé l'absence de fuite à l'eau savonneuse.
    Voir la fiche pas-à-pas (9 étapes)
    1. Coupe l'alimentation gaz de la chaudière en fermant le robinet de gaz situé sur la tuyauterie d'arrivée (robinet quart de tour : levier perpendiculaire au tuyau = fermé), puis attends 5 minutes et vérifie à l'aide d'un détecteur de gaz ou d'eau savonneuse sur les raccords qu'il n'y a plus de fuite avant de continuer.
    2. Coupe le disjoncteur dédié à la chaudière dans le tableau électrique, pose un morceau de scotch sur le disjoncteur avec la mention 'NE PAS REMETTRE', puis vérifie l'absence de tension sur les bornes de la chaudière avec un VAT (vérificateur d'absence de tension, petit stylo lumineux vendu 10-15 €).
    3. Ferme les robinets d'isolement (robinets d'arrêt sur les tuyaux d'eau chaude et de retour) situés sous la chaudière en les tournant dans le sens des aiguilles d'une montre jusqu'à butée.
    4. Pose le bac de récupération sous le purgeur (petite vanne de vidange, souvent en bas de la chaudière) et ouvre-le avec un tournevis plat d'un quart de tour : laisse l'eau s'écouler complètement jusqu'à ce que le filet soit nul, ce qui prend généralement 5 à 15 minutes selon le volume du circuit.
    5. Déconnecte les fils électriques de la chaudière un par un en notant leur couleur et leur borne sur un papier, puis protège chaque fil dénudé avec un domino (connecteur électrique de jonction) ou du ruban isolant.
    6. Desserre le raccord gaz (raccord union ou raccord fileté) avec la clé de 22 en maintenant le tuyau fixe avec la clé de 17 pour ne pas le tordre, puis pose immédiatement le bouchon de fermeture temporaire gaz sur le tuyau et serre-le à la main puis d'un quart de tour à la clé.
    7. Desserre les raccords eau (départ et retour) avec la clé de 17, éponge les dernières gouttes avec les chiffons absorbants, puis pose les bouchons de fermeture temporaire eau sur chaque tuyau.
    8. Repère le système de fixation de la chaudière sur son support mural (généralement 2 à 4 crochets ou vis), soulève légèrement la chaudière vers le haut pour la décrocher, puis fais-la glisser vers toi en gardant le dos droit et les genoux fléchis — la chaudière pèse environ 40 kg, fais-toi aider par une deuxième personne pour cette étape.
    9. Contrôle final : c'est réussi si tous les robinets sont fermés et bouchonnés (aucune goutte ne s'écoule), si le bouchon gaz est en place et serré, si aucune odeur de gaz n'est perceptible après 5 minutes, et si la chaudière est posée au sol sans avoir arraché de tuyau.
    Erreurs courantes
    • Oublier de fermer le robinet de gaz avant de desserrer le raccord → fuite de gaz dans la pièce, risque d'explosion → refermer immédiatement le robinet, aérer la pièce 15 minutes, ne pas allumer de lumière ni d'appareil électrique pendant ce temps.
    • Ne pas vider complètement le circuit avant de déconnecter les raccords eau → inondation de la buanderie → fermer les robinets d'isolement, éponger avec les chiffons, poser les bouchons avant de continuer.
    • Tordre le tuyau gaz en desserrant le raccord sans contre-tenir → déformation ou fissure du tuyau, fuite future → toujours utiliser deux clés simultanément, une pour tenir et une pour tourner.
    • Décrocher la chaudière seul sans aide → chute de l'appareil sur les pieds ou sur les tuyaux → poser la chaudière sur le sol avec l'aide d'une deuxième personne, vérifier que les tuyaux ne sont pas endommagés.
    À savoir
    • Porte des gants de protection pour manipuler les raccords et la chaudière : les arêtes métalliques peuvent couper.
    • La chaudière pèse environ 40 kg : ne la décroche jamais seul, prévois une deuxième personne pour la descente.

    Prends une photo de chaque raccordement (gaz, eau, électrique) avant de toucher quoi que ce soit : tu auras une référence visuelle exacte si tu dois expliquer la situation à quelqu'un ou vérifier ce que tu as débranché.

  2. Déposer l'ancien conduit d'évacuation (conduit simple paroi ou ventouse existante) et obturer proprement la traversée de mur.

    Moyen1 h
    Voir la fiche pas-à-pas (8 étapes)
    1. Déconnecte le conduit de la chaudière en desserrant le collier de serrage (bride métallique circulaire) avec un tournevis cruciforme, puis fais pivoter le conduit d'un quart de tour pour le dégager de la piquette (embout de raccordement sur la chaudière).
    2. Tire le conduit vers toi en le faisant coulisser doucement : pour une ventouse (conduit double flux concentrique traversant le mur), elle se retire en un seul bloc ; pour un conduit simple paroi, démonte les sections une par une en les tournant et en les tirant.
    3. Frappe légèrement le pourtour de la traversée de mur avec le marteau pour décoller le mortier ou le mastic d'étanchéité qui maintient le conduit dans la paroi, sans frapper fort au risque de fissurer le mur.
    4. Retire les éventuels débris de mortier ou d'isolant autour du trou avec la truelle (outil plat en métal pour travailler le mortier) afin d'obtenir un bord propre et régulier.
    5. Mesure le diamètre du trou avec un mètre : pour un conduit simple paroi, il est généralement de 80 à 150 mm ; pour une ventouse, de 100 à 160 mm. Choisis un bouchon de traversée provisoire en plastique adapté à ce diamètre et enfonce-le dans le trou à la main jusqu'à ce qu'il affleure la surface intérieure du mur.
    6. Prépare le mortier de rebouchage en versant la poudre dans un seau propre et en ajoutant l'eau selon les proportions indiquées sur le sac (généralement 0,17 à 0,20 litre d'eau par kilogramme de poudre), puis mélange à la truelle jusqu'à obtenir une consistance homogène sans grumeaux, comparable à une pâte à modeler ferme.
    7. Applique le mortier à la truelle tout autour du bouchon provisoire en comblant l'espace entre le bouchon et le mur, en appuyant bien pour éviter les bulles d'air, puis lisse la surface à fleur du mur et laisse sécher 24 heures minimum avant de marcher ou d'appuyer dessus.
    8. Contrôle final : c'est réussi si le trou est entièrement comblé des deux côtés du mur, si la surface intérieure est lisse et affleure le mur, si aucun courant d'air n'est perceptible en passant la main devant le rebouchage après séchage, et si le bouchon provisoire est stable et ne bouge pas.
    Erreurs courantes
    • Tirer le conduit d'un coup sec sans desserrer le collier → arrachement du conduit avec des morceaux de mur → reboucher les dégâts supplémentaires avec du mortier, ce qui augmente le volume à traiter.
    • Préparer le mortier trop liquide (trop d'eau) → le mortier coule hors du trou avant de prendre et ne tient pas → laisser sécher 30 minutes, gratter le mortier raté, recommencer avec un dosage correct.
    • Ne pas poser le bouchon provisoire avant de mortaiser → le mortier tombe dans le vide côté extérieur et ne comble pas le trou → retirer le mortier frais, poser le bouchon, recommencer.
    • Oublier de vérifier l'étanchéité côté extérieur du mur → infiltrations d'eau par le trou non rebouché côté façade → compléter le rebouchage depuis l'extérieur avec du mortier ou du mastic façade.
    À savoir
    • Porte des lunettes de protection et un masque anti-poussière (FFP2) lors de la dépose du conduit et du grattage du mortier : les débris et la poussière de mortier sont irritants pour les yeux et les voies respiratoires.
    • Si le conduit présente des traces de suie abondante ou de condensat (liquide acide issu de la combustion), porte des gants résistants aux produits chimiques pour le manipuler.

    Avant de démonter quoi que ce soit, repère depuis l'extérieur du bâtiment l'emplacement exact de la sortie du conduit : tu éviteras de casser du mur inutilement et tu sauras précisément où reboucher.

    Percer une traversée de mur (carottage au trépan)Vidéo tutoriel · YouTube
  3. Évacuation des déchets : ancienne chaudière (~40 kg), conduit, emballages. Volume estimé : 0,3 m³.

    Facile1 h
    Voir la fiche pas-à-pas (7 étapes)
    1. Incline légèrement la chaudière sur le côté pour vérifier qu'il ne reste plus d'eau à l'intérieur en ouvrant le purgeur (petite vanne de vidange en bas de l'appareil) au-dessus du bac de récupération, puis referme-le.
    2. Positionne le diable (chariot à deux roues et béquille) contre la chaudière, glisse la palette (partie plate en bas du diable) sous l'appareil, puis bascule le diable vers toi en gardant le dos droit et les genoux fléchis pour reporter le poids sur les roues — fais-toi aider d'une deuxième personne pour stabiliser la chaudière pendant le basculement.
    3. Transporte la chaudière sur le diable jusqu'au véhicule utilitaire ou à la remorque en avançant à reculons dans les escaliers si nécessaire, en faisant descendre une roue à la fois.
    4. Charge la chaudière dans le véhicule en la faisant glisser depuis le diable : place-la à plat ou calée contre une paroi pour qu'elle ne roule pas pendant le transport, et cale-la avec les chiffons ou les emballages récupérés.
    5. Regroupe les sections de conduit, les emballages et les petits déchets dans un sac ou une benne, puis charge l'ensemble dans le véhicule en estimant le volume total (ici environ 0,3 m³, soit l'équivalent d'une grande brouette et demie).
    6. Dépose l'ensemble en déchetterie (la chaudière est classée DEEE — Déchet d'Équipement Électrique et Électronique — et doit être déposée dans la zone dédiée ; le conduit métallique va en zone ferraille) : renseigne-toi au préalable sur les horaires et les règles de ta déchetterie locale.
    7. Contrôle final : c'est réussi si la buanderie est entièrement vidée de la chaudière, du conduit et de tous les emballages, si aucune trace d'eau ou de suie n'a été laissée sur le sol du véhicule, et si les déchets ont été déposés en déchetterie dans les zones appropriées.
    Erreurs courantes
    • Tenter de porter la chaudière à deux bras sans diable → risque de chute et de blessure au dos (lombalgie) → utiliser systématiquement le diable et une deuxième personne pour stabiliser.
    • Jeter la chaudière dans une benne à ordures ménagères ou l'abandonner sur le trottoir → amende pour dépôt sauvage (jusqu'à 1 500 € en France) → déposer obligatoirement en déchetterie dans la zone DEEE.
    • Ne pas caler la chaudière dans le véhicule → elle glisse et endommage la carrosserie ou blesse lors du freinage → caler avec des sangles ou des chiffons épais avant de démarrer.
    À savoir
    • Porte des gants de manutention épais : les bords de la chaudière et des sections de conduit peuvent être tranchants.
    • Vérifie la charge maximale autorisée de ta remorque avant de charger : une chaudière de 40 kg ajoutée aux conduits peut dépasser la limite d'une petite remorque légère (souvent 300 à 500 kg PTAC).

    Vide la chaudière de toute eau résiduelle avant de la charger sur le diable : même un litre d'eau qui s'écoule dans le véhicule crée des dégâts et une mauvaise odeur difficile à éliminer.

Étape 5 Préparation du support mural et adaptation de la traversée

Buanderie

  1. Vérifier la planéité et la solidité du mur support, reboucher les anciens trous de fixation, percer les nouveaux trous selon le gabarit fourni avec la chaudière.

    Moyen1 h
    Voir la fiche pas-à-pas (9 étapes)
    1. Pose le niveau à bulle (règle graduée avec une ampoule de liquide au centre) horizontalement sur le mur à hauteur de fixation et observe si la bulle est bien centrée entre les deux traits : si elle dévie, note l'inclinaison réelle du mur pour compenser lors du positionnement du gabarit.
    2. Appuie fermement sur le mur avec la paume à plusieurs endroits autour de la zone de fixation : si tu entends un son creux ou si la surface cède légèrement, l'enduit est décollé — gratte cette zone jusqu'au béton ou parpaing sain avec un tournevis avant de continuer.
    3. Repère les anciens trous de fixation et remplis chacun d'eux avec l'enduit de rebouchage (pâte prête à l'emploi en tube 330 ml) en injectant l'embout directement dans le trou, puis lisse à l'index mouillé ; laisse sécher 2 heures minimum avant de percer à proximité.
    4. Positionne le gabarit de pose (carton ou plastique perforé livré avec la chaudière) sur le mur à la hauteur indiquée dans la notice, maintiens-le d'une main et vérifie qu'il est horizontal avec le niveau à bulle posé sur son bord supérieur.
    5. Marque les centres de perçage au crayon à papier à travers les trous du gabarit, puis retire le gabarit et vérifie visuellement que les deux marques sont bien à la même hauteur en posant le niveau entre elles.
    6. Monte le foret béton 10 mm dans la perceuse-visseuse, règle le mode 'percussion' (symbole marteau sur la bague de sélection), et perce chaque trou à une profondeur de 60 mm — colle un morceau de ruban adhésif sur le foret à 60 mm du bout comme repère de profondeur.
    7. Souffle les trous pour en chasser la poussière (ou aspire avec un aspirateur), puis enfonce une cheville à frapper M8 dans chaque trou en la tapant au marteau jusqu'à ce que sa collerette (le rebord plat) soit affleurante avec le mur.
    8. Visse une vis M8 × 80 mm dans chaque cheville à la main jusqu'à sentir une résistance franche, puis serre au tournevis cruciforme ou à la clé plate 13 mm sans forcer au-delà : la cheville ne doit pas tourner dans le mur.
    9. Contrôle final : c'est réussi si chaque vis M8 vissée à la main dans sa cheville résiste à une traction franche sans bouger, si les deux têtes de vis sont à la même hauteur vérifiée au niveau à bulle, et si les anciens trous rebouchés sont lisses et secs au toucher.
    Erreurs courantes
    • Percer sans vérifier la planéité du mur → la chaudière est posée de travers et les raccords de tuyauterie ne s'alignent pas → dévisse, cale le support avec des rondelles d'épaisseur adaptée derrière la platine de fixation.
    • Ne pas reboucher les anciens trous avant de percer les nouveaux → si un nouveau trou tombe trop près d'un ancien, la cheville n'a pas de matière pour s'ancrer et tourne dans le vide → déplace le perçage de 3 cm minimum ou utilise une cheville chimique (résine + tige filetée) qui comble le vide.
    • Percer trop profond (plus de 60 mm) → la cheville flotte dans le trou et ne se serre pas → remplis le fond du trou avec un peu d'enduit de rebouchage, laisse sécher 2 h, puis réintroduis la cheville.
    • Oublier le mode percussion → le foret béton tourne sans avancer, chauffe et s'émousse → vérifie la bague de sélection (symbole marteau activé) et recommence avec un foret neuf si l'ancien est brûlé.
    À savoir
    • Porte des lunettes de protection pendant tout perçage : les éclats de béton ou de parpaing projettent des particules à grande vitesse.
    • Avant de percer, passe un détecteur de câbles et canalisations (disponible en location ou achat à moins de 20 €) sur toute la zone : un câble électrique encastré dans le mur peut se trouver à seulement 1 cm sous l'enduit.
    • Si le mur est en béton armé et que le foret rencontre une résistance métallique dure après 10 mm, arrête immédiatement et décale le perçage de 5 cm : tu as touché un fer d'armature.

    Pose le gabarit fourni avec la chaudière sur le mur AVANT de percer quoi que ce soit : c'est lui qui dicte l'écartement exact des chevilles, pas le mètre ruban. Une erreur de 5 mm à ce stade oblige à tout recommencer.

    Percer une traversée de mur (carottage au trépan)Vidéo tutoriel · YouTube
  2. Adapter le trou de traversée de mur pour le kit ventouse concentrique DN 60/100 (diamètre extérieur ~110 mm) : agrandir si nécessaire à la carotteuse ou adapter avec manchon.

    Difficile1 h
    Voir la fiche pas-à-pas (9 étapes)
    1. Mesure le diamètre du trou existant avec un mètre ruban en le traversant en croix : si le diamètre mesuré est supérieur ou égal à 110 mm, passe directement à l'étape 5 (pose du manchon) ; s'il est inférieur, tu dois agrandir à la carotteuse.
    2. Positionne le niveau à bulle horizontalement sur le mur autour du trou existant et vérifie que le centre du futur perçage sera bien horizontal : le conduit de ventouse doit avoir une légère pente vers l'extérieur de 1 à 2 % (soit 1 à 2 mm de descente par 100 mm de longueur) pour évacuer les condensats vers l'extérieur.
    3. Fixe le guide-centrage de la carotteuse (tige centrale à visser dans le mur ou ventouse selon le modèle loué) exactement au centre du trou existant, en t'aidant du niveau pour garantir la pente de 1 à 2 % vers l'extérieur — cale le guide avec des cales plastiques si nécessaire.
    4. Enfile les lunettes de protection et les bouchons d'oreilles, puis fais tourner la couronne diamant 110 mm à vitesse lente (régime 1 sur la carotteuse, sans percussion) en appuyant progressivement : avance de 5 à 10 mm par minute, arrose régulièrement la couronne avec un filet d'eau pour éviter qu'elle ne surchauffe.
    5. Une fois la carotte (le cylindre de matière découpé) traversée, retire-la et nettoie le trou à la brosse métallique pour enlever les résidus de béton et de poussière.
    6. Glisse le manchon de traversée mural dans le trou en vérifiant qu'il dépasse d'au moins 5 mm côté intérieur et côté extérieur : il doit coulisser sans forcer mais sans jeu latéral excessif (moins de 5 mm de jeu sur le pourtour).
    7. Prépare le mortier de scellement (mélange sac 5 kg) en versant la poudre dans un seau propre, ajoute l'eau selon les proportions indiquées sur le sac (généralement 0,16 à 0,18 litre d'eau par kg de poudre), et mélange à la truelle jusqu'à obtenir une consistance de pâte à modeler ferme.
    8. Applique le mortier à la truelle dans l'espace annulaire (l'espace en couronne) entre le manchon et le bord du trou, sur les deux faces du mur, en tassant bien pour ne laisser aucun vide ; lisse à la truelle et laisse sécher 24 heures avant de poser le conduit ventouse.
    9. Contrôle final : c'est réussi si le manchon est solidement scellé (on ne peut pas le faire bouger à la main), si une règle posée sur le manchon côté intérieur montre une inclinaison visible vers l'extérieur, et si aucun jour de lumière n'est visible entre le mortier et le bord du trou des deux côtés du mur.
    Erreurs courantes
    • Percer sans pente vers l'extérieur (trou parfaitement horizontal ou incliné vers l'intérieur) → les condensats du conduit coulent dans la chaudière au lieu de s'évacuer dehors, ce qui provoque des dégâts internes → la seule correction est de reprendre le perçage avec la bonne inclinaison, ce qui impose de reboucher et de recommencer.
    • Utiliser la carotteuse en mode percussion → la couronne diamant se brise ou le béton se fissure autour du trou → toujours travailler en rotation pure (sans percussion) avec arrosage continu ; une couronne abîmée doit être remplacée avant de continuer.
    • Sceller le manchon avec un mortier trop liquide → le mortier coule à travers le trou avant de prendre et laisse des vides → retire le mortier encore frais à la truelle, laisse sécher 30 minutes, puis recommence avec un mélange plus ferme.
    • Ne pas vérifier que le manchon dépasse des deux côtés du mur → le conduit ventouse ne peut pas s'emboîter correctement et l'étanchéité n'est pas assurée → si le mortier est encore frais (moins de 2 h), repositionne le manchon ; s'il est sec, il faut casser le scellement au burin et recommencer.
    À savoir
    • Porte impérativement des lunettes de protection et des bouchons d'oreilles (ou casque anti-bruit) pendant toute l'utilisation de la carotteuse : la couronne diamant projette des éclats et le niveau sonore dépasse 100 dB.
    • Avant de démarrer la carotteuse, passe un détecteur de câbles et canalisations sur toute la zone de perçage des deux côtés du mur : une canalisation d'eau ou un câble électrique encastré peut se trouver à moins de 2 cm du trou existant.
    • La carotteuse est un outil lourd (8 à 12 kg) qui peut se bloquer brutalement si la couronne coince : tiens-la à deux mains avec une prise ferme et ne lâche jamais pendant la rotation.

    Avant de louer la carotteuse, mesure précisément le diamètre extérieur du manchon de traversée livré avec ton kit ventouse : si ce diamètre est inférieur à 110 mm, une couronne de 110 mm laissera un jeu à combler au mortier, ce qui est normal et prévu — ne cherche pas une couronne au diamètre exact du manchon.

    Percer une traversée de mur (carottage au trépan)Vidéo tutoriel · YouTube

Étape 6 Pose de la nouvelle chaudière et raccordements eau

Buanderie

  1. Accrocher la chaudière sur les vis murales, raccorder les 5 piquages hydrauliques (départ chauffage, retour chauffage, eau froide sanitaire, eau chaude sanitaire, gaz) avec les raccords fournis ou des raccords à compression.

    Difficile2 h
    Sécurité
    • Ne jamais ouvrir le robinet de gaz avant d'avoir terminé et testé à l'eau savonneuse tous les raccords gaz : une fuite de gaz dans une pièce fermée peut provoquer une explosion ou une asphyxie.
    • La mise en service gaz (allumage et réglage du brûleur) est réservée à un professionnel certifié RGE ou qualifié gaz : cette fiche couvre uniquement le raccordement mécanique à froid.
    Voir la fiche pas-à-pas (9 étapes)
    1. Coupe l'alimentation gaz au robinet de coupure général et vérifie l'absence de pression en ouvrant un brûleur de cuisinière jusqu'à ce qu'il ne s'allume plus ; ferme ensuite tous les robinets d'arrêt eau froide et chauffage sur la nourrice (le collecteur de distribution) existante.
    2. Positionne la chaudière contre le mur à l'emplacement prévu et repère au crayon les deux points de fixation en t'aidant du gabarit de perçage fourni dans la notice ; vérifie l'aplomb (verticalité) avec un niveau à bulle.
    3. Perce les deux trous au diamètre indiqué par le fabricant (généralement 10 mm pour cheville 10), enfonce les chevilles à fond, visse les vis de fixation murale en laissant dépasser la tête d'environ 5 mm, puis accroche la chaudière sur les vis et vérifie qu'elle est stable et de niveau.
    4. Prépare les 4 raccords hydrauliques (départ chauffage, retour chauffage, eau froide sanitaire, eau chaude sanitaire) : si les tubes existants sont en cuivre, utilise des raccords à compression (bague + écrou) ; coupe le tube proprement au coupe-tube, ébavure l'intérieur, glisse l'écrou puis la bague (olive) sur le tube avant d'insérer le tube dans le raccord.
    5. Enroule 3 à 5 tours de ruban PTFE (Téflon) dans le sens du filetage (sens horaire vu de face) sur les filetages mâles des piquages hydrauliques de la chaudière, puis visse les raccords à la main jusqu'en butée avant de serrer à la clé de 17 ou 22 selon le diamètre (1/4 de tour supplémentaire après serrage à la main, ou au couple indiqué par le fabricant, typiquement 20 à 25 N·m).
    6. Raccorde le piquage gaz en appliquant de la pâte à joint gaz (Loctite 55 ou équivalent) sur le filetage mâle du piquage de la chaudière — ne pas utiliser de Téflon seul sur le gaz — puis visse le raccord gaz à la clé de 22 ou 24 selon le diamètre, au couple indiqué par le fabricant (généralement 30 à 40 N·m) ou à la clé dynamométrique si précisé.
    7. Ouvre lentement les robinets d'arrêt eau froide et chauffage, laisse la pression monter, puis inspecte chaque raccord hydraulique visuellement et au toucher avec un papier absorbant sec : il ne doit y avoir aucune trace d'humidité.
    8. Vérifie l'étanchéité du raccord gaz en badigeonnant de l'eau savonneuse (liquide vaisselle pur) sur le raccord et le filetage : l'absence de bulles pendant 30 secondes confirme l'étanchéité ; si des bulles apparaissent, ferme le gaz, resserre d'un quart de tour et recommence le test.
    9. Contrôle final : c'est réussi si aucun raccord hydraulique ne présente de trace d'humidité sur un papier absorbant après 5 minutes sous pression, si le test à l'eau savonneuse sur le raccord gaz ne produit aucune bulle pendant 30 secondes, et si la chaudière est de niveau et ne bouge pas quand on la pousse légèrement.
    Erreurs courantes
    • Poser le Téflon sur le raccord gaz sans pâte à joint → le Téflon seul ne suffit pas à l'étanchéité gaz et une fuite invisible peut provoquer une explosion → démonter, nettoyer le filetage, appliquer la pâte à joint gaz correctement.
    • Oublier de glisser l'écrou et la bague (olive) avant d'insérer le tube dans un raccord à compression → impossible de fermer le raccord sans tout démonter → couper le tube en amont de la bague coincée et recommencer avec un nouveau morceau de tube.
    • Serrer les raccords hydrauliques avec trop de force à la clé → déformation de l'olive ou fissure du corps du raccord → remplacer le raccord endommagé, ne pas tenter de resserrer davantage.
    • Ne pas ébavurer le tube après coupe → la bavure interne raye l'olive et empêche l'étanchéité → démonter, ébavurer avec un outil ou papier abrasif G120, remonter avec une olive neuve si la première est rayée.
    • Confondre départ et retour chauffage → la chaudière chauffe mal ou déclenche une sécurité thermique → se référer au schéma hydraulique de la notice (le départ est généralement marqué d'un symbole flamme ou d'une flèche sortante) et inverser les deux raccords.
    À savoir
    • Porter des lunettes de protection lors du perçage mural pour éviter les projections de poussière dans les yeux.
    • Vérifier que la chaudière est bien accrochée et stable avant de lâcher : une chaudière murale pèse entre 25 et 45 kg selon le modèle, une chute peut blesser grièvement.

    Avant de visser le moindre raccord, prépare tous tes tuyaux à la bonne longueur et ébavure-les (retire les bavures de coupe avec un outil ou du papier abrasif) : un tube mal coupé ou bavureux provoque une fuite immédiate même avec un raccord neuf.

    Raccorder une machine à laverVidéo tutoriel · YouTube
  2. Raccorder l'évacuation des condensats : tuyau PVC DN 25 vers le siphon de sol ou l'évacuation eaux usées, avec siphon anti-odeurs si nécessaire.

    Moyen1 h
    Voir la fiche pas-à-pas (8 étapes)
    1. Repère la sortie de condensats sur la chaudière (petit piquage de 20 à 25 mm, souvent en bas à gauche ou à droite selon le modèle) et identifie le point d'évacuation le plus proche : siphon de sol, bac à laver ou colonne eaux usées.
    2. Mesure la distance entre la sortie de condensats et le point d'évacuation, puis coupe le tuyau PVC DN 25 à la longueur nécessaire avec une scie à métaux ou un coupe-tube PVC en maintenant le tube stable ; ébavure les deux extrémités avec du papier abrasif G80 ou G120.
    3. Insère le siphon anti-odeurs pour condensats (petit siphon en U dédié, à ne pas confondre avec un siphon standard) directement sur le piquage de sortie de la chaudière ou en ligne sur le tuyau, selon le modèle fourni ; vérifie que le siphon est orienté correctement (flèche de sens d'écoulement visible sur le corps).
    4. Assemble les tronçons de tuyau PVC à sec (sans colle) pour vérifier l'alignement et la pente : le tuyau doit descendre en continu vers l'évacuation avec une pente minimale de 1 cm par mètre (1 %) pour que les condensats s'écoulent par gravité sans stagner.
    5. Désolidarise les pièces une par une, applique la colle PVC (primer si indiqué sur l'emballage, puis colle) sur l'extérieur du tube et l'intérieur du manchon sur une longueur égale à la profondeur d'emboîtement (généralement 2 à 3 cm pour DN 25), assemble immédiatement en tournant d'un quart de tour et maintiens 30 secondes sans bouger.
    6. Laisse sécher la colle PVC le temps indiqué sur l'emballage avant tout test (généralement 15 minutes à 20 °C pour une manipulation, 2 heures avant mise en eau).
    7. Verse 0,5 litre d'eau dans la sortie de condensats de la chaudière ou directement dans le siphon pour amorcer le siphon (le remplir d'eau afin qu'il bloque les odeurs) et vérifie que l'eau s'écoule librement jusqu'à l'évacuation sans refluer ni stagner.
    8. Contrôle final : c'est réussi si 0,5 litre d'eau versé dans la sortie de condensats s'écoule entièrement jusqu'à l'évacuation en moins de 30 secondes, si aucune goutte n'apparaît sur les raccords collés après ce test, et si le siphon reste plein d'eau (visible par le regard de contrôle ou par l'absence d'odeur d'égout).
    Erreurs courantes
    • Oublier le siphon anti-odeurs → les gaz d'égout remontent dans la buanderie et dans la chaudière, ce qui peut déclencher des alarmes ou provoquer des odeurs persistantes → ajouter un siphon en ligne sur le tuyau existant sans tout démonter.
    • Poser le tuyau à plat ou avec une contre-pente (pente remontante) → les condensats stagnent, débordent ou remontent dans la chaudière et déclenchent une sécurité → déposer le tuyau et le reposer avec la pente correcte de 1 cm/m minimum.
    • Coller les raccords PVC sans ébavurer les tubes → la bavure empêche l'emboîtement complet et crée un point de fuite → couper le raccord collé (il est irrécupérable une fois collé), ébavurer le nouveau tube et recommencer.
    • Ne pas maintenir l'assemblage collé pendant 30 secondes → le tube ressort partiellement sous l'effet du solvant qui gonfle le PVC → déposer la pièce, couper proprement, utiliser un nouveau raccord et maintenir fermement le temps requis.
    À savoir
    • La colle PVC et le primer contiennent des solvants inflammables et irritants : travailler dans un espace ventilé, ne pas fumer, ne pas approcher de flamme nue pendant l'application et le séchage.
    • Porter des gants nitrile et des lunettes lors de l'application de la colle PVC : le contact avec les yeux ou une peau sensible provoque des irritations.

    Les condensats de chaudière sont légèrement acides (pH 3 à 5) : utilise exclusivement du PVC ou du PVC-C pour ce raccordement, jamais du cuivre ou du zinc qui se corroderaient rapidement.

    Réaliser une évacuation en PVCVidéo tutoriel · YouTube
  3. Respecter le temps de séchage indiqué sur l'emballage, puis vérifier au toucher que la surface est sèche avant de continuer. Ne pas accélérer avec un chauffage d'appoint : un séchage forcé fissure.

    0.25 h

    Attente : séchage — 24 h avant la suite.

    Voir la fiche pas-à-pas (6 étapes)
    1. Lis l'emballage du produit appliqué et note le temps de séchage minimal indiqué pour la température ambiante de la pièce (la plupart des produits donnent des temps à 20 °C ; si la pièce est plus froide, multiplie le temps par 1,5).
    2. Pose un morceau de ruban de masquage à côté de la zone traitée et inscris l'heure de fin de séchage au marqueur pour ne pas avoir à te souvenir.
    3. Laisse la pièce ventilée naturellement (fenêtre entrouverte si possible) pendant toute la durée de séchage, sans chauffage d'appoint dirigé sur la surface : un séchage forcé crée des tensions internes qui fissurent l'enduit ou le joint.
    4. Au terme du temps indiqué, appuie légèrement le dos de l'ongle sur une zone discrète de la surface : si elle ne marque pas et ne colle pas, le séchage est suffisant pour continuer ; si elle cède ou colle, attends encore 30 minutes et recommence le test.
    5. Retire le ruban de masquage et passe à l'étape suivante uniquement si le test de l'ongle est concluant.
    6. Contrôle final : c'est réussi si le dos de l'ongle appuyé légèrement sur la surface ne laisse aucune marque et ne ressent aucune adhérence, et si le temps minimal indiqué sur l'emballage est écoulé.
    Erreurs courantes
    • Utiliser un chauffage soufflant ou un décapeur thermique pour accélérer le séchage → la surface sèche trop vite en surface mais reste humide en profondeur, ce qui provoque des fissures ou un décollement → laisser sécher à température ambiante ; si des fissures sont apparues, poncer et appliquer une nouvelle couche fine.
    • Tester le séchage en appuyant fort avec le doigt → on marque la surface même si elle est sèche → utiliser uniquement le dos de l'ongle avec une pression légère sur une zone peu visible.
    • Ne pas tenir compte de la température réelle de la pièce → en dessous de 10 °C, de nombreux produits ne sèchent pas correctement et restent mous → chauffer la pièce à au moins 15 °C avant application et pendant le séchage.
    À savoir
    • Certains produits (résines, colles époxy) dégagent des vapeurs pendant le séchage : maintenir la ventilation de la pièce pendant toute la durée indiquée sur la fiche de données de sécurité du produit.

    Pose un morceau de ruban de masquage sur la surface fraîche dès le début du séchage et note l'heure dessus : tu sauras exactement depuis combien de temps ça sèche sans avoir à te souvenir.

  4. Reboucher les trous et fissures à l'enduit, laisser sécher, puis poncer jusqu'à obtenir une surface plane au toucher.

    3 h
    Voir la fiche pas-à-pas (7 étapes)
    1. Porte le masque FFP2 avant toute manipulation : la poussière de ponçage et les particules d'enduit sec sont irritantes pour les voies respiratoires.
    2. Nettoie le trou ou la fissure avec un couteau à enduire (spatule rigide) pour retirer les bords friables, la poussière et les résidus non adhérents ; pour une fissure, élargis-la légèrement en V avec la pointe du couteau pour que l'enduit accroche mieux.
    3. Prélève une petite quantité d'enduit de rebouchage avec le couteau à enduire et applique-le dans le trou ou la fissure en appuyant fermement pour chasser les bulles d'air, puis lisse en passant le couteau à 30° par rapport au mur avec une légère surépaisseur de 1 à 2 mm au-dessus du niveau du mur.
    4. Laisse sécher le temps indiqué sur l'emballage (généralement 2 à 4 heures à 20 °C pour une couche de moins de 5 mm) ; si le trou est profond (plus de 5 mm), applique une première couche, laisse sécher complètement, puis applique une deuxième couche.
    5. Fixe le papier abrasif G120 sur la cale à poncer (bloc rigide qui répartit la pression uniformément) et ponce la zone rebouchée par mouvements circulaires puis en croix, en vérifiant régulièrement au toucher et en rasant la surface avec une lampe de côté pour détecter les creux ou bosses.
    6. Passe la main à plat sur la surface : elle doit être continue avec le mur environnant sans ressaut perceptible ; si un creux subsiste, applique une fine couche d'enduit supplémentaire, laisse sécher et reponce.
    7. Contrôle final : c'est réussi si , en passant la paume à plat sur la zone rebouchée et le mur environnant, on ne sent aucun ressaut ni creux, et si en rasant la surface avec une lampe torche tenue à 10 cm du mur, aucune ombre ne révèle de bosse ou de dépression.
    Erreurs courantes
    • Appliquer l'enduit sans nettoyer les bords friables → l'enduit n'adhère pas et se décolle en séchant ou lors du ponçage → gratter jusqu'au support sain, dépoussiérer et recommencer.
    • Poncer avant séchage complet → l'enduit s'arrache en grumeaux et laisse des traces → attendre le séchage complet ; si l'enduit est arraché, lisser à nouveau et laisser sécher.
    • Poncer sans cale rigide (avec le papier à la main) → la pression est inégale et creuse des sillons dans l'enduit mou → utiliser systématiquement la cale à poncer pour une surface plane.
    • Ne pas porter le masque FFP2 → inhalation de poussières fines irritantes pour les bronches → mettre le masque avant de commencer ; si de la poussière a déjà été inhalée, aérer la pièce et ne pas continuer sans protection.
    À savoir
    • Porter le masque FFP2 obligatoirement avant de commencer le ponçage : les poussières d'enduit sont des particules fines qui irritent les voies respiratoires et peuvent provoquer des réactions allergiques à répétition.
    • Aérer la pièce pendant et après le ponçage pour évacuer les poussières en suspension.

    Applique l'enduit en légère surépaisseur (1 à 2 mm au-dessus du niveau du mur) plutôt qu'à ras : le ponçage ramènera exactement au niveau, alors qu'un enduit trop creux oblige à recommencer une couche.

    Reboucher une fissure dans un murVidéo tutoriel · YouTube

Étape 7 Pose du kit ventouse et raccordement gaz

Buanderie

  1. Assembler et poser le kit ventouse concentrique DN 60/100 : tube intérieur (évacuation fumées) et tube extérieur (amenée d'air), en respectant la longueur maximale indiquée par le fabricant.

    Moyen1 h
    Sécurité
    • Si le mur est porteur (mur en béton ou en pierre de grande épaisseur), vérifie que le diamètre de 125 mm ne fragilise pas un linteau ou un poteau : en cas de doute, consulte le plan de construction.
    • Ne mets pas la chaudière en service avant que le mastic soit sec (24 h) et avant que le raccordement gaz soit terminé et contrôlé.
    Voir la fiche pas-à-pas (11 étapes)
    1. Lis la notice du kit ventouse et relève la longueur maximale autorisée (généralement 3 m en configuration horizontale) ainsi que la pente minimale requise (1 cm de descente vers l'extérieur par mètre de tube, soit environ 1°) : note ces deux valeurs sur un papier.
    2. Mesure la distance entre la sortie de la chaudière et la façade extérieure, ajoute 5 cm de débord extérieur et vérifie que ce total reste sous la longueur maximale relevée ; si la coupe est nécessaire, trace un repère au marqueur sur le tube extérieur et coupe à la scie à métaux en maintenant le tube dans un étau ou coincé entre deux planches pour obtenir une coupe droite.
    3. Perce le mur à la perceuse-scie cloche (diamètre 125 mm pour un DN 60/100) en suivant le centre marqué au crayon, en inclinant légèrement la perceuse vers le bas côté extérieur pour créer la pente d'évacuation des condensats (l'eau de condensation produite par la combustion).
    4. Insère le manchon mural (la pièce cylindrique fournie dans le kit qui protège le bord du perçage) dans le trou depuis l'extérieur, puis applique un cordon de mastic silicone haute température (résistant à 250 °C minimum) tout autour du manchon côté extérieur pour assurer l'étanchéité entre le manchon et le mur.
    5. Assemble le tube concentrique (tube dans le tube) en emboîtant le tube intérieur d'évacuation dans le tube extérieur d'amenée d'air selon les flèches de montage gravées sur les pièces : un clic ou un encliquetage doit se faire sentir à chaque jonction.
    6. Glisse l'ensemble concentrique assemblé dans le manchon mural depuis l'intérieur, en orientant le biseau (l'extrémité coupée en biais) vers le bas côté extérieur si le kit en est équipé, jusqu'à ce que le collet (la collerette de butée) soit en appui contre le mur intérieur.
    7. Pose le niveau à bulle sur le tube côté intérieur et vérifie que la pente est bien orientée vers l'extérieur (la bulle doit être légèrement décentrée vers l'extérieur) ; ajuste si nécessaire en calant le manchon avant que le mastic ne soit sec.
    8. Fixe la rosace intérieure (la plaque décorative de finition) au mur avec les vis fournies, puis fixe la grille de protection extérieure sur le débord de tube côté façade pour empêcher les insectes et la pluie d'entrer dans le tube d'amenée d'air.
    9. Raccorde l'extrémité intérieure du kit ventouse au piquage (la sortie prévue à cet effet) de la chaudière en emboîtant le manchon de raccordement et en serrant le collier de serrage (le collier métallique à vis) à la main puis d'un quart de tour à la clé pour assurer l'étanchéité sans déformer le plastique.
    10. Laisse sécher le mastic silicone 24 heures avant la mise en service de la chaudière.
    11. Contrôle final : c'est réussi si le tube dépasse de 5 cm côté façade, si une bille posée sur le tube roule vers l'extérieur (pente correcte), si aucun jour n'est visible entre le manchon et le mur des deux côtés, et si le raccord côté chaudière est emboîté à fond sans jeu ni tension visible.
    Erreurs courantes
    • Oublier la pente vers l'extérieur → les condensats s'accumulent dans le tube et coulent vers la chaudière, provoquant des dommages internes → démonter le kit, reprendre le perçage avec la bonne inclinaison ou caler le manchon avec des rondelles côté intérieur pour recréer la pente.
    • Couper le tube trop court → le tube n'atteint pas la façade ou le raccord chaudière est en tension → racheter un kit ou une rallonge DN 60/100 compatible ; ne jamais forcer un raccord en tension car il finit par se déboîter.
    • Ne pas appliquer de mastic autour du manchon extérieur → infiltrations d'eau de pluie dans le mur → démonter la grille extérieure, nettoyer à l'alcool et appliquer un cordon de mastic silicone haute température en faisant le tour complet du manchon.
    • Inverser le sens d'emboîtement des tubes concentriques → l'air comburant (l'air nécessaire à la combustion) et les fumées se mélangent, la chaudière s'arrête en sécurité ou fonctionne mal → démonter et réassembler en suivant les flèches gravées sur les pièces.
    À savoir
    • Porte des lunettes de protection et un masque anti-poussières FFP2 pendant le perçage du mur.
    • N'utilise jamais de mastic silicone standard (blanc de salle de bain) : il se dégrade dès 150 °C et provoque des fuites de fumées ; utilise exclusivement un mastic silicone haute température (250 °C minimum, mention obligatoire sur la cartouche).

    Avant de percer le mur, tiens le corps de la chaudière contre son emplacement définitif et marque au crayon le centre exact du passage ventouse : un décalage de 1 cm peut rendre le kit inutilisable sans rallonge.

    Remplacer une chaudière gaz murale à condensationVidéo tutoriel · YouTube
  2. Raccorder le gaz : tuyau souple à embouts mécaniques (ou tube cuivre rigide) entre le robinet d'arrêt gaz et le piquage gaz de la chaudière.

    Difficile1 h
    Sécurité
    • N'utilise jamais de flamme (briquet, allumette) pour détecter une fuite de gaz : utilise exclusivement l'eau savonneuse.
    • Si tu sens une odeur de gaz à n'importe quel moment de l'opération, ferme immédiatement le robinet d'arrêt gaz, ouvre les fenêtres, n'actionne aucun interrupteur électrique et quitte la pièce avant de ventiler.
    • Vérifie la date limite d'utilisation imprimée sur le tuyau souple gaz avant de l'installer : un tuyau périmé est interdit à la pose.
    • Le raccordement gaz final (mise en service, réglage du brûleur, contrôle de combustion) doit être effectué par un professionnel certifié RGE ou qualigaz lors de la mise en service de la chaudière : ta tâche s'arrête au test d'étanchéité à froid.
    Voir la fiche pas-à-pas (9 étapes)
    1. Ferme le robinet d'arrêt gaz (tourne la poignée perpendiculairement au tuyau) et vérifie qu'il est bien fermé en tentant d'allumer un autre appareil gaz de la maison : s'il ne s'allume pas, le gaz est bien coupé.
    2. Mesure la distance entre le piquage gaz de la chaudière (le raccord fileté prévu sur la chaudière pour le gaz) et le robinet d'arrêt gaz, en suivant le chemin réel du tuyau sans angle brusque inférieur à 90° ; note cette longueur et vérifie qu'elle est inférieure à 2 m (longueur réglementaire maximale pour un tuyau souple gaz).
    3. Identifie le filetage du piquage gaz de la chaudière (généralement G 3/8 ou G 1/2, indiqué dans la notice chaudière) et vérifie que les embouts du tuyau souple correspondent : les embouts sont marqués sur l'emballage du tuyau.
    4. Visse à la main l'embout mâle (le raccord fileté) du tuyau souple sur le piquage gaz de la chaudière en faisant attention au sens du filetage (sens horaire pour un filetage standard), puis serre avec la clé de 22 en maintenant le piquage fixe avec la clé de 17 pour ne pas le faire tourner et déformer le raccord interne de la chaudière.
    5. Oriente le tuyau souple en formant une courbe douce sans angle brusque ni vrille (torsion), puis visse à la main l'autre embout sur la sortie du robinet d'arrêt gaz et serre de la même façon : clé de 17 sur l'embout, clé de 22 sur l'écrou du robinet.
    6. Ouvre lentement le robinet d'arrêt gaz (tourne la poignée dans l'axe du tuyau) pour mettre le circuit en pression.
    7. Prépare la solution savonneuse (une cuillère à café de liquide vaisselle dans un verre d'eau) et badigeonne généreusement au pinceau chaque raccord vissé ainsi que toute la longueur du tuyau souple : observe pendant 30 secondes sans souffler.
    8. Si des bulles apparaissent sur un raccord, referme immédiatement le robinet d'arrêt gaz, serre le raccord d'un quart de tour supplémentaire maximum, rouvre le robinet et recommence le test savonneux ; si les bulles persistent après ce serrage, dévisse le raccord, inspecte le joint interne (il doit être souple, non écrasé) et remplace-le si nécessaire avant de revisser.
    9. Contrôle final : c'est réussi si , 30 secondes après avoir badigeonné tous les raccords et la longueur du tuyau avec l'eau savonneuse, aucune bulle n'apparaît nulle part, et si le tuyau forme une courbe régulière sans angle brusque ni vrille visible.
    Erreurs courantes
    • Serrer les raccords sans maintenir le piquage fixe avec la deuxième clé → le piquage tourne et arrache le raccord interne de la chaudière, créant une fuite impossible à colmater sans pièce de rechange → commander la pièce de rechange auprès du SAV du fabricant et recommencer l'opération à deux clés.
    • Utiliser du chanvre ou du téflon (ruban d'étanchéité) sur les embouts mécaniques du tuyau souple → le joint interne préformé est prévu pour assurer seul l'étanchéité ; ajouter du téflon empêche le joint de se plaquer correctement et crée une fuite → dévisser, retirer tout résidu de téflon ou de chanvre, revisser sans ajout.
    • Plier le tuyau souple à angle droit pour gagner de la place → le tuyau se pince, le débit de gaz est réduit et la paroi interne peut se fissurer → repositionner la chaudière ou le robinet pour permettre une courbe douce, ou utiliser un coude fileté rigide en cuivre si l'espace est vraiment contraint.
    • Oublier de tester avec l'eau savonneuse et mettre la chaudière en service directement → une micro-fuite non détectée s'accumule dans la buanderie et présente un risque d'explosion → toujours effectuer le test savonneux avant toute mise en service, sans exception.

    Serre les raccords mécaniques à la main jusqu'en butée, puis ajoute exactement un demi-tour à la clé — pas plus : sur un tuyau souple gaz, serrer davantage écrase le joint interne et crée une fuite au lieu de l'éviter.

    Raccorder un appareil au gaz et contrôler l'étanchéitéVidéo tutoriel · YouTube

Étape 8 Raccordement électrique et pose du thermostat

Buanderie

  1. Vérifier que le disjoncteur dédié est bien coupé (VAT), raccorder le câble d'alimentation 3G1,5 mm² sur les bornes de la chaudière (L, N, Terre) selon le schéma de la notice.

    Moyen1 h
    Voir la fiche pas-à-pas (11 étapes)
    1. Repère le disjoncteur dédié à la chaudière dans le tableau électrique (il est souvent étiqueté 'chaudière' ou 'chauffage'), puis bascule-le en position OFF.
    2. Branche ton VAT (Vérificateur d'Absence de Tension — stylo ou pince qui détecte si du courant circule encore) sur la prise ou le câble en aval du disjoncteur : l'appareil doit rester silencieux et sans voyant rouge pour confirmer l'absence de tension.
    3. Ouvre le capot de raccordement de la chaudière en dévissant les vis de fixation avec le tournevis isolé (dont la poignée est certifiée 1000 V) ; pose le capot dans un endroit propre pour ne pas perdre les vis.
    4. Photographie le câblage existant sous plusieurs angles avant de déconnecter quoi que ce soit.
    5. Dénude (retire l'isolant) les trois conducteurs du câble 3G1,5 mm² sur 8 mm à l'aide de la pince à dénuder réglée sur 1,5 mm² : le fil marron (Phase L), le fil bleu (Neutre N) et le fil vert-jaune (Terre).
    6. Vérifie au multimètre réglé en mode 'continuité' (symbole diode ou son) que le fil vert-jaune est bien relié à la borne de terre du tableau : pose une sonde sur le fil vert-jaune côté chaudière et l'autre sur la borne PE (terre) du tableau — le multimètre doit émettre un bip.
    7. Insère le fil marron dans la borne L de la chaudière, le fil bleu dans la borne N et le fil vert-jaune dans la borne Terre (symbole ⏚), en suivant le schéma de la notice ; serre chaque vis de borne au couple indiqué dans la notice (généralement 0,5 à 0,8 N·m pour des bornes à vis de ce calibre) jusqu'à ce que le fil ne puisse plus être retiré d'une légère traction.
    8. Tire doucement sur chaque fil après serrage pour confirmer qu'aucun ne se décroche : un fil mal serré chauffe et peut provoquer un arc électrique.
    9. Repose le capot de raccordement, revisse les vis de fixation, puis rebascule le disjoncteur en position ON.
    10. Allume la chaudière selon la procédure de mise en route de la notice et vérifie qu'elle démarre sans afficher de code d'erreur.
    11. Contrôle final : c'est réussi si la chaudière démarre normalement après remise sous tension, si aucun fil ne se retire d'une légère traction manuelle, et si le VAT ne détecte aucune tension sur la carcasse métallique de la chaudière (test de masse).
    Erreurs courantes
    • Inverser le fil marron (L) et le fil bleu (N) → la chaudière peut démarrer mais le neutre est sous tension permanente, ce qui est dangereux et peut endommager l'électronique → couper le disjoncteur, vérifier la photo prise avant démontage et réinverser les fils.
    • Dénuder trop long (plus de 10 mm) → du cuivre nu dépasse de la borne et peut toucher une pièce métallique voisine, créant un court-circuit → couper le disjoncteur, ressortir le fil, recouper proprement à 8 mm et réinsérer.
    • Ne pas vérifier l'absence de tension avec le VAT et se fier uniquement à la position du disjoncteur → risque d'électrocution si le disjoncteur est mal identifié → toujours tester avec le VAT avant tout contact avec les fils, quelle que soit la certitude affichée.
    • Serrer insuffisamment la vis de borne → le fil chauffe par résistance de contact, risque d'incendie à terme → couper le disjoncteur, desserrer, repositionner le fil bien enfoncé jusqu'en fond de borne, resserrer fermement et retester la traction.
    À savoir
    • Porte des gants isolants 1000 V et utilise exclusivement des outils dont la poignée est certifiée 1000 V (marquage VDE ou IEC 60900) pendant toute l'opération.
    • Ne travaille jamais seul sur un circuit électrique : une personne doit rester à portée de voix pour appeler les secours en cas d'accident.
    • Si le câble existant présente une gaine extérieure craquelée, des fils noircis ou une odeur de brûlé, arrête immédiatement et remplace l'intégralité du câble par un câble 3G1,5 mm² neuf avant de continuer.

    Avant de toucher le moindre fil, photographie le câblage existant sous tous les angles : si tu te trompes dans l'ordre des fils, tu auras une référence visuelle pour revenir en arrière sans devoir deviner.

  2. Installer le thermostat : poser le boîtier mural dans la pièce de référence (séjour), raccorder le câble de commande 2 fils entre thermostat et chaudière (bornes TA ou OpenTherm selon modèle).

    Moyen1 h
    Sécurité
    • Même si le câble de commande du thermostat est en très basse tension sur certains modèles, la chaudière reste alimentée en 230 V : coupe toujours le disjoncteur avant d'intervenir sur ses bornes internes.
    Voir la fiche pas-à-pas (11 étapes)
    1. Choisis l'emplacement du thermostat sur un mur intérieur du séjour, à 1,50 m du sol, éloigné d'au moins 50 cm de tout radiateur, fenêtre ou porte extérieure ; marque le centre du boîtier au crayon.
    2. Pose le niveau à bulle sur le support mural (platine) du thermostat, ajuste jusqu'à ce que la bulle soit centrée, puis marque les deux points de perçage au crayon.
    3. Perce les deux trous au diamètre indiqué dans la notice du thermostat (généralement 6 mm) avec la perceuse, enfonce les chevilles fournies à fleur du mur en tapant doucement avec la paume.
    4. Passe le câble de commande 2 × 0,75 mm² depuis la chaudière jusqu'à l'emplacement du thermostat (chemin sous plinthe, goulotte ou dans la cloison selon ton installation) en laissant 15 cm de mou côté thermostat pour le raccordement.
    5. Coupe le disjoncteur de la chaudière et vérifie l'absence de tension au VAT sur les bornes de commande (bornes TA ou OpenTherm) avant de toucher les fils côté chaudière.
    6. Dénude les deux conducteurs du câble 2 × 0,75 mm² sur 6 mm à chaque extrémité avec la pince à dénuder réglée sur 0,75 mm² : côté chaudière, raccorde les deux fils sur les bornes TA (ou OpenTherm selon le modèle indiqué dans la notice de la chaudière) — ces bornes sont sans polarité pour un thermostat on/off, mais respecte la polarité + / − si la notice indique OpenTherm.
    7. Fixe la platine du thermostat sur le mur en vissant les deux vis dans les chevilles ; passe le câble par le passe-fil (l'ouverture prévue dans la platine) et dénude les deux fils côté thermostat sur 6 mm.
    8. Raccorde les deux fils sur les bornes du thermostat selon le schéma de sa notice (les bornes sont généralement marquées 1 et 2, ou N.O. pour 'Normally Open') ; serre les vis de borne jusqu'à résistance franche sans forcer.
    9. Clipse le boîtier du thermostat sur sa platine jusqu'au clic d'enclenchement, puis rebascule le disjoncteur en position ON.
    10. Configure le thermostat (heure, température de consigne) selon la notice et vérifie que la chaudière se met en marche quand la consigne dépasse la température ambiante, et s'arrête quand tu baisses la consigne en dessous.
    11. Contrôle final : c'est réussi si , en montant la consigne du thermostat au-dessus de la température ambiante, la chaudière démarre dans les 30 secondes, et si en abaissant la consigne en dessous de la température ambiante, elle s'arrête ; le boîtier du thermostat est d'aplomb (bulle centrée) et ne bouge pas quand on appuie dessus.
    Erreurs courantes
    • Poser le thermostat près d'un radiateur ou dans un couloir froid → la sonde mesure une température non représentative, la chaudière chauffe trop ou pas assez → déposer le boîtier (deux vis), reboucher les trous au mastic, choisir un emplacement correct et recommencer la pose.
    • Dénuder trop court (moins de 5 mm) sur un câble 0,75 mm² → le fil ne s'insère pas assez dans la borne, connexion intermittente, la chaudière s'arrête aléatoirement → couper le disjoncteur, ressortir le fil, redénuder à 6 mm et réinsérer.
    • Inverser + et − sur une connexion OpenTherm → le thermostat ne communique pas avec la chaudière et affiche une erreur de bus → couper le disjoncteur, inverser les deux fils sur les bornes du thermostat (ou de la chaudière) et retester.
    • Ne pas laisser de mou dans le câble côté thermostat → impossible de déposer le boîtier pour une future intervention sans arracher les fils → si le câble est trop court, ajouter un connecteur de jonction (domino 0,75 mm²) dans la goulotte pour rallonger proprement.
    À savoir
    • Vérifie dans la notice de ta chaudière si elle accepte un thermostat on/off (bornes TA) ou uniquement OpenTherm (protocole numérique) : brancher un thermostat on/off sur des bornes OpenTherm peut endommager l'électronique de la chaudière.

    Pose le thermostat sur un mur intérieur du séjour, loin de toute source de chaleur (radiateur, ensoleillement direct, courant d'air de porte) et à 1,50 m du sol : c'est la hauteur standard qui reflète la température réelle ressentie dans la pièce.

    Installer un thermostat connectéVidéo tutoriel · YouTube

Étape 9 Mise en service, essais et contrôle d'étanchéité

Buanderie

  1. Remplir le circuit de chauffage (pression 1,5 bar à froid), purger les radiateurs, vérifier l'absence de fuite sur tous les raccords eau pendant 24h.

    Moyen1 h
    Voir la fiche pas-à-pas (10 étapes)
    1. Localise le robinet de remplissage (petit robinet en laiton relié au réseau d'eau froide, généralement sous la chaudière) et assure-toi que tous les robinets d'arrêt des radiateurs sont ouverts.
    2. Ouvre le robinet de remplissage très lentement, un quart de tour à la fois, et surveille le manomètre (cadran de pression intégré à la chaudière) : arrête-toi dès que l'aiguille atteint 1,5 bar.
    3. Ferme le robinet de remplissage dès que la pression indique 1,5 bar, puis attends 2 minutes que la pression se stabilise avant de continuer.
    4. Commence la purge par le radiateur le plus éloigné de la chaudière : place un chiffon sous la valve de purge (petite vis hexagonale sur le côté ou le dessus du radiateur), insère la clé de purge et tourne d'un quart de tour dans le sens antihoraire.
    5. Maintiens la clé de purge en place jusqu'à ce que le sifflement d'air cesse et qu'un filet d'eau continu s'écoule sans bulles, puis referme immédiatement la valve d'un quart de tour dans le sens horaire.
    6. Répète l'opération de purge sur chaque radiateur en remontant vers la chaudière, du plus éloigné au plus proche.
    7. Relis le manomètre après la purge complète : la pression a baissé car l'air expulsé a été remplacé par de l'eau ; rouvre le robinet de remplissage pour revenir à 1,5 bar, puis referme-le.
    8. Inspecte visuellement chaque raccord, joint et vanne du circuit (chaudière, collecteurs, radiateurs, tuyauteries) : passe un chiffon sec sur chaque raccord et vérifie qu'il reste sec après 5 minutes.
    9. Pose un morceau de papier absorbant blanc sous les raccords les plus accessibles et laisse le circuit en pression 24h sans toucher au robinet de remplissage pour surveiller toute chute de pression ou trace d'humidité.
    10. Contrôle final : c'est réussi si Après 24h, le manomètre indique toujours entre 1,3 et 1,5 bar (une légère baisse de 0,1 à 0,2 bar est normale par dégazage), tous les papiers absorbants placés sous les raccords sont parfaitement secs, et aucune trace d'humidité n'est visible sur les tuyaux, joints ou vannes.
    Erreurs courantes
    • Ouvrir le robinet de remplissage en grand → la pression monte trop vite, dépasse 2 bar et le soupape de sécurité (clapet qui s'ouvre automatiquement à 3 bar pour protéger le circuit) peut cracher de l'eau → ferme immédiatement le robinet, attends que la pression redescende à 1,5 bar naturellement ou purge légèrement un radiateur.
    • Purger les radiateurs dans le mauvais ordre (en commençant par le plus proche de la chaudière) → l'air des radiateurs éloignés reste piégé, les radiateurs chauffent mal en haut → recommence la purge dans l'ordre correct, du plus éloigné au plus proche.
    • Ne pas refermer la valve de purge assez vite après l'écoulement d'eau → perte d'eau et chute de pression sous 1 bar → referme la valve, recharge le circuit à 1,5 bar via le robinet de remplissage.
    • Confondre une pression stable à 1,5 bar avec l'absence de fuite → une micro-fuite peut ne pas faire chuter la pression visiblement en quelques minutes → toujours laisser 24h et vérifier les papiers absorbants placés sous les raccords.
    À savoir
    • Ne jamais dépasser 2 bar lors du remplissage : au-delà, la soupape de sécurité s'ouvre et projette de l'eau chaude ou sous pression.
    • Si la chaudière a déjà fonctionné récemment, l'eau dans le circuit peut être chaude (>60°C) : laisse refroidir 1h avant de purger pour éviter les brûlures lors de l'ouverture des valves de purge.
    • Garde des chiffons à portée de main avant d'ouvrir la moindre valve de purge : l'eau sort sous pression et tache ou abîme les sols.

    Remplis toujours le circuit lentement, robinet de remplissage à peine ouvert : un remplissage trop rapide emprisonne des poches d'air qui rendront la purge impossible et fausseront la lecture du manomètre.

    Déposer et remplacer un radiateur à eau chaudeVidéo tutoriel · YouTube
  2. Attente de 24h sous pression eau avant de valider l'étanchéité hydraulique.

    Facile0 h
    Voir la fiche pas-à-pas (6 étapes)
    1. Relève et note (ou photographie) la valeur exacte du manomètre au moment où tu démarre le chronomètre des 24h, par exemple : '1,5 bar à 14h30 le mardi'.
    2. Ferme le robinet de remplissage et ne le rouvre sous aucun prétexte pendant les 24h : toute recharge masquerait une fuite réelle.
    3. Place un morceau de papier absorbant blanc sous chaque raccord, vanne et pied de radiateur accessible pour détecter la moindre goutte invisible à l'œil nu.
    4. Reviens contrôler visuellement les papiers absorbants et le manomètre à mi-parcours (après 12h) sans toucher à aucun réglage.
    5. Au terme des 24h, relève à nouveau la pression et compare avec la valeur initiale notée, puis inspecte chaque papier absorbant.
    6. Contrôle final : c'est réussi si Au bout de 24h, la pression lue sur le manomètre est comprise entre 1,2 et 1,5 bar (baisse maximale tolérée : 0,3 bar), et tous les papiers absorbants placés sous les raccords sont restés parfaitement secs.
    Erreurs courantes
    • Recharger le circuit si la pression baisse légèrement pendant les 24h → cela masque une fuite réelle et fausse le test → ne jamais toucher au robinet de remplissage pendant la période de test ; une baisse supérieure à 0,3 bar indique une fuite à localiser avant toute recharge.
    • Ne pas poser de papiers absorbants et se fier uniquement au manomètre → une micro-fuite lente peut ne pas faire chuter la pression de façon visible mais mouiller progressivement une cloison ou un plancher → toujours combiner contrôle manométrique et contrôle visuel par papier absorbant.
    • Effectuer le test dans une pièce froide en hiver sans chauffage → la contraction thermique de l'eau fait baisser la pression de 0,1 à 0,2 bar sans qu'il y ait de fuite, ce qui peut être confondu avec un problème → note la température ambiante au début et à la fin du test pour interpréter correctement les écarts.
    À savoir
    • Ne pas allumer la chaudière pendant cette phase : le test d'étanchéité se fait obligatoirement à froid pour que la pression reste stable et que les résultats soient interprétables.
    • Si la pression chute de plus de 0,3 bar en moins de 24h, arrête le test, localise la fuite (cherche les papiers absorbants humides) et répare avant de continuer.

    Note la pression exacte affichée au manomètre au début des 24h (par exemple en prenant une photo avec ton téléphone) : comparer deux chiffres précis est bien plus fiable que de se fier à son souvenir.

  3. Première mise en chauffe : allumer la chaudière, régler la température de départ (55-60°C pour un circuit classique), vérifier le fonctionnement du thermostat et l'évacuation des fumées.

    Moyen2 h
    Sécurité
    • Installe et allume le détecteur de CO AVANT la première mise en chauffe : le monoxyde de carbone est inodore et incolore, et une combustion incomplète lors du premier démarrage peut en produire sans aucun signe visible.
    • Ne jamais forcer un allumage si la chaudière ne s'allume pas au bout de 3 tentatives : une accumulation de gaz dans le foyer est dangereuse — attends 5 minutes fenêtres ouvertes avant de réessayer, et si l'échec persiste après 3 cycles, ferme la vanne gaz.
    Voir la fiche pas-à-pas (11 étapes)
    1. Avant d'allumer, vérifie que la vanne gaz (robinet quart de tour sur la tuyauterie gaz arrivant à la chaudière) est bien ouverte (levier parallèle au tuyau = ouvert) et que le conduit d'évacuation des fumées est raccordé et non obstrué.
    2. Place le détecteur de CO (monoxyde de carbone, gaz inodore et mortel produit par une combustion incomplète) dans la pièce, à hauteur de la chaudière, et assure-toi qu'il est allumé et fonctionnel avant de démarrer.
    3. Allume la chaudière selon la procédure du fabricant (généralement : mettre le sélecteur sur 'chauffage', puis appuyer sur le bouton d'allumage) et observe le voyant de flamme s'allumer dans les 30 secondes.
    4. Règle la température de départ (le thermostat de la chaudière qui contrôle la température de l'eau envoyée dans les radiateurs, distinct du thermostat d'ambiance) à 55°C dans un premier temps.
    5. Surveille le manomètre pendant la montée en température : la pression va augmenter normalement jusqu'à environ 1,8-2 bar à chaud — c'est normal ; si elle dépasse 2,5 bar ou si la soupape de sécurité crache, coupe la chaudière immédiatement.
    6. Après 20 minutes de fonctionnement, vérifie la température de départ avec le thermomètre infrarouge (si disponible) en pointant sur le tuyau de départ juste après la chaudière : la valeur doit être proche de 55°C.
    7. Contrôle le fonctionnement du thermostat d'ambiance : monte sa consigne au-dessus de la température de la pièce et vérifie que la chaudière s'allume, puis baisse la consigne en dessous et vérifie qu'elle s'éteint dans la minute.
    8. Inspecte visuellement le conduit d'évacuation des fumées (sortie en toiture ou en façade) depuis l'extérieur si possible : une légère vapeur blanche est normale par temps froid, mais une fumée noire ou une odeur de brûlé à l'intérieur indique un problème — coupe la chaudière et aère immédiatement.
    9. Laisse la chaudière tourner 1h à 55°C, puis remonte progressivement à 60°C et vérifie que tous les radiateurs chauffent (la partie haute du radiateur doit être chaude au toucher, environ 45-50°C).
    10. Après 1h de fonctionnement à chaud, réinspecte tous les raccords du circuit hydraulique : la dilatation thermique peut révéler des micro-fuites invisibles à froid.
    11. Contrôle final : c'est réussi si Après 1h de fonctionnement, la chaudière affiche une température de départ stable entre 55 et 60°C, tous les radiateurs sont chauds sur toute leur surface, le thermostat d'ambiance allume et éteint la chaudière correctement, aucune odeur de brûlé ni alarme CO n'est déclenchée, et aucun raccord n'est humide après inspection à chaud.
    Erreurs courantes
    • Régler d'emblée la température de départ à 80°C → la dilatation brutale des tuyaux et des joints peut provoquer des fuites sur des raccords qui tenaient à froid → toujours monter en température progressivement, palier par palier (55°C puis 60°C).
    • Ignorer un bruit de claquement ou de gargouillement dans les radiateurs lors de la première chauffe → présence d'air résiduel qui empêche la circulation correcte de l'eau → coupe la chaudière, laisse refroidir 30 minutes, puis purge à nouveau les radiateurs concernés.
    • Ne pas vérifier le thermostat d'ambiance lors de la première mise en chauffe → on découvre des semaines plus tard qu'il ne commande pas correctement la chaudière et que le chauffage tourne en continu → tester le cycle allumage/extinction du thermostat est obligatoire lors de la première mise en service.
    • Confondre la soupape de sécurité qui goutte légèrement (normale lors de la première chauffe si la pression dépasse 3 bar) avec une fuite de raccord → ne pas ignorer cet écoulement : si la soupape crache régulièrement, le vase d'expansion (réservoir qui absorbe la dilatation de l'eau) est peut-être sous-gonflé ou défaillant → vérifie la pression du vase d'expansion à froid (doit être à 1 bar) avec une pompe à vélo via sa valve Schrader (valve identique à celle d'un pneu de vélo).
    À savoir
    • Si le détecteur de CO sonne, coupe immédiatement la chaudière, ouvre les fenêtres et sors de la pièce : ne rentre pas avant que l'alarme soit retombée et que la pièce soit aérée au moins 15 minutes.

    Reste présent et attentif pendant toute la première heure de chauffe : c'est la seule fois où tu verras simultanément la montée en température, les éventuels bruits anormaux et le comportement du tirage (l'évacuation naturelle des fumées vers l'extérieur) — ne lance pas la chaudière et ne pars pas faire autre chose.

Étape 10 Certificat de conformité gaz, nettoyage et réception

Buanderie

  1. Contacter un organisme agréé (Qualigaz, Copraudit, Dekra) pour le contrôle de conformité gaz CC2 — obligatoire pour toute installation ou modification d'appareil gaz, délai 1 à 3 semaines, coût 100-150 €.

    Facile1 h
    Sécurité
    • Ne mets JAMAIS en service toi-même un appareil à gaz avant d'avoir obtenu le certificat CC2 : une fuite non détectée peut provoquer une explosion ou une intoxication au monoxyde de carbone.
    • Si tu perçois une odeur de gaz avant le contrôle, n'allume aucun appareil électrique, ouvre les fenêtres, ferme le robinet général de gaz et appelle le numéro d'urgence de ton fournisseur de gaz (GRDF : 0 800 47 33 33, gratuit, 24h/24).
    Voir la fiche pas-à-pas (8 étapes)
    1. Rassemble les documents nécessaires avant d'appeler : adresse complète du chantier, nature des travaux réalisés (ex. : déplacement d'un robinet gaz, raccordement d'un chauffe-eau), marque et modèle de l'appareil installé, et le nom de l'installateur si tu as fait appel à un professionnel pour la partie gaz.
    2. Contacte l'un des trois organismes agréés nationaux — Qualigaz (0 969 370 370), Copraudit (site copraudit.fr, formulaire en ligne) ou Dekra (dekra-certification.fr) — et demande explicitement un contrôle CC2 (le certificat de conformité obligatoire pour toute installation ou modification d'appareil à gaz).
    3. Indique lors de la prise de rendez-vous que l'installation est en buanderie et précise le type de gaz utilisé (gaz naturel ou propane), car cela conditionne les critères de contrôle.
    4. Note par écrit la date et le créneau horaire du rendez-vous, le nom du technicien si communiqué, et le tarif confirmé (prévoir entre 100 et 150 €) ; demande une confirmation par e-mail.
    5. Le jour du contrôle, assure-toi que l'accès à tous les éléments de l'installation est dégagé : robinet d'arrêt gaz (le robinet de coupure sur la canalisation), flexible de raccordement, appareil, et la ventilation de la pièce (grille basse et haute si présentes).
    6. Reçois le technicien et laisse-le effectuer ses tests sans intervenir : il vérifiera l'étanchéité des raccords au détecteur de fuite, le bon tirage de l'évacuation des fumées si applicable, et la conformité de la ventilation.
    7. Récupère le certificat CC2 papier ou numérique à l'issue du contrôle : range-le avec les documents du logement (il sera demandé par le fournisseur de gaz pour l'ouverture ou la réouverture du compteur, et par l'assurance habitation).
    8. Contrôle final : c'est réussi si tu as en main un document officiel portant le logo et le cachet de l'organisme agréé, mentionnant explicitement 'conforme' ou 'CC2 délivré', avec la date du contrôle et l'adresse du chantier.
    Erreurs courantes
    • Appeler l'organisme le jour même où l'on veut mettre l'appareil en service → délai de 1 à 3 semaines non anticipé, appareil inutilisable → planifier le rendez-vous dès la fin des travaux gaz, plusieurs semaines à l'avance.
    • Ne pas préciser qu'il s'agit d'une modification (et non d'une installation neuve complète) → devis inadapté ou technicien qui arrive sans le bon matériel de test → recontacter l'organisme avant le rendez-vous pour corriger la nature de l'intervention.
    • Laisser des objets devant le robinet d'arrêt ou l'appareil le jour du contrôle → le technicien ne peut pas effectuer tous les tests, rendez-vous à reprogrammer et nouvelle facturation possible → dégager entièrement la zone la veille.
    • Perdre le certificat CC2 après réception → impossibilité de prouver la conformité à l'assurance ou au fournisseur de gaz → demander immédiatement un duplicata numérique à l'organisme et le stocker dans un dossier cloud ou physique dédié au logement.
    À savoir
    • Le contrôle CC2 est une prestation réalisée exclusivement par un organisme agréé : aucun autocontrôle ni attestation d'un particulier n'est recevable.

    Appelle l'organisme agréé DÈS la fin des travaux gaz, avant même le nettoyage : les délais de 1 à 3 semaines sont incompressibles et bloquent la mise en service du chauffe-eau ou de la chaudière.

  2. Nettoyage final de la buanderie, retrait des protections, vérification de la liste de réception.

    Facile1 h
    Sécurité
    • Si tu découvres lors du retrait des protections un résidu blanc poussiéreux sur d'anciens matériaux (plâtre ancien, colle de carrelage grise datant d'avant 1997), ne le manipule pas sans masque FFP2 et gants : il peut contenir de l'amiante — dans ce cas, arrête et fais analyser avant de continuer.
    Voir la fiche pas-à-pas (8 étapes)
    1. Retire toutes les protections de chantier (films plastique, cartons, adhésifs de masquage) en commençant par les appareils, puis les meubles, puis le sol ; roule les films sur eux-mêmes pour éviter de disperser la poussière accumulée.
    2. Aspire les plafonds, les angles hauts et les rebords de fenêtre avec l'aspirateur équipé d'une brosse douce, puis descends progressivement vers les murs et les plinthes.
    3. Aspire le sol en insistant dans les coins et sous les appareils (lave-linge, chauffe-eau) où les gravats et la sciure s'accumulent.
    4. Essuie toutes les surfaces horizontales (plan de travail, dessus des appareils, rebords) avec un chiffon humide, puis les surfaces verticales (carrelage mural, portes, plinthes).
    5. Passe la serpillière essorée (sol légèrement humide, pas trempé) sur l'intégralité du sol en reculant vers la sortie pour ne pas marcher sur la surface nettoyée ; change l'eau dès qu'elle est chargée.
    6. Parcours la liste de réception point par point : vérifie que chaque robinet d'eau fonctionne sans fuite, que les évacuations s'écoulent librement, que les prises électriques sont en place et fonctionnelles (teste avec un chargeur ou une lampe), que les portes et fenêtres s'ouvrent et se ferment sans forcer, et que les finitions (joints silicone, plinthes, peinture) sont propres et continues.
    7. Note par écrit tout point non conforme ou inachevé sur la liste de réception, avec une description précise (ex. : 'joint silicone manquant sous l'évier, côté gauche') pour pouvoir y revenir ou le signaler.
    8. Contrôle final : c'est réussi si le sol ne laisse aucune trace sur un chiffon blanc passé dessus, si chaque point de la liste de réception est coché 'conforme', et si aucune fuite, aucun défaut de finition ni aucun équipement non fonctionnel n'a été laissé sans note écrite.
    Erreurs courantes
    • Passer la serpillière avant d'aspirer → les gravats et la poussière se transforment en boue collante difficile à décoller → laisser sécher, gratter avec une spatule souple, puis réaspirer et repasser la serpillière.
    • Retirer les films de protection trop brutalement sur les surfaces peintes fraîches → arrachage de la peinture → décoller les adhésifs lentement à 45°, en chauffant légèrement avec un sèche-cheveux si la peinture a moins de 7 jours.
    • Sauter la liste de réception et considérer le chantier terminé visuellement → oublier un défaut (fuite lente, prise non raccordée) qui se révèle après installation des appareils → toujours cocher chaque point de la liste avant de ranger les outils.
    À savoir
    • Avant de nettoyer autour des appareils électriques (prises, tableau de répartition local), vérifie que tes chiffons et ta serpillière sont bien essorés : l'eau et l'électricité ne doivent jamais se croiser.

    Commence toujours par le haut (plafond, étagères) et termine par le sol : la poussière et les gravats tombent vers le bas, et tu n'auras à passer la serpillière qu'une seule fois.

  3. Marge d'imprévus : réserve budgétaire de 10-15% pour les découvertes en cours de chantier (raccord gaz à remplacer, vase d'expansion défaillant, câble électrique trop court, location carotteuse).

    Facile0 h
    Sécurité
    • Ne remplace jamais toi-même un raccord sur la canalisation gaz en amont du robinet de coupure de l'appareil : toute intervention sur le réseau gaz fixe (tuyauterie encastrée ou en cuivre rigide) doit être réalisée par un professionnel certifié RGE ou PGN/PGP, et suivie d'un nouveau contrôle CC2.
    Voir la fiche pas-à-pas (6 étapes)
    1. Calcule le montant de ta réserve imprévus : additionne tous les devis et achats prévus pour la buanderie, puis applique 15 % si c'est une rénovation dans un logement ancien (avant 1980) ou si tu touches à la plomberie et au gaz, 10 % si le chantier est plus simple ou dans du neuf.
    2. Identifie les postes les plus susceptibles de générer un imprévu dans une buanderie : raccords gaz (coude, té, manchon — pièces de 5 à 25 € l'unité), vase d'expansion (le ballon tampon qui absorbe les variations de pression sur le circuit d'eau chaude — compter 30 à 80 € selon le volume), câble électrique trop court (prévoir 2 à 5 m de câble 3G2,5 mm² à environ 2 €/m), et location d'une carotteuse (foreuse à couronne diamantée pour percer béton ou parpaing — location 40 à 80 €/jour).
    3. Constitue physiquement la réserve : vire la somme calculée sur un compte séparé ou mets les billets dans une enveloppe étiquetée 'Imprévus buanderie' — l'argent doit être disponible immédiatement, pas bloqué.
    4. Tiens un journal des dépenses imprévues au fur et à mesure du chantier : note la date, la nature du problème, la solution choisie et le coût réel — cela te servira à mieux estimer tes prochains chantiers.
    5. En fin de chantier, compare le total des imprévus réels avec ta réserve initiale : si tu n'as utilisé qu'une partie, conserve le reliquat pour la garantie décennale (les défauts qui apparaissent dans les mois suivant les travaux).
    6. Contrôle final : c'est réussi si , en fin de chantier, tu peux présenter un journal listant chaque dépense imprévue avec son coût réel, que la somme totale des imprévus ne dépasse pas la réserve constituée, et qu'aucun imprévu n'a bloqué le chantier plus de 24 heures faute de budget.
    Erreurs courantes
    • Ne pas constituer la réserve avant de commencer → un imprévu (raccord gaz fendu, câble trop court) bloque le chantier faute de budget disponible → arrêt de chantier, délais allongés ; rattrapage : toujours calculer et isoler la réserve avant le premier achat de matériaux.
    • Utiliser la réserve imprévus pour des achats planifiés (un outil supplémentaire, un accessoire décoratif) → plus de marge quand un vrai problème survient → tenir le journal de dépenses et ne puiser dans l'enveloppe que pour des aléas non prévus au devis initial.
    • Sous-estimer le coût d'une location de carotteuse en ne comptant qu'une demi-journée → si le perçage prend plus de temps ou si la couronne s'use, la location dépasse le budget prévu → toujours réserver pour une journée complète (40 à 80 €) même si tu espères finir en 2 heures.
    • Ne pas vérifier la compatibilité d'un raccord de remplacement avant de l'acheter → mauvais diamètre ou mauvais filetage (ex. : filetage gaz conique 20/27 confondu avec un filetage eau cylindrique) → apporter systématiquement l'ancienne pièce ou sa référence exacte au magasin pour comparer avant achat.
    À savoir
    • Si un vase d'expansion est défaillant (pression qui chute régulièrement, soupape de sécurité qui crache de l'eau), coupe l'alimentation en eau froide de l'appareil et n'utilise pas le circuit eau chaude tant que la pièce n'est pas remplacée : une soupape qui s'ouvre en continu peut inonder la buanderie.

    Ouvre un compte ou une enveloppe physique dédiée aux imprévus dès le début du chantier et n'y touche pour rien d'autre : quand un raccord gaz lâche à 22 h, tu dois pouvoir acheter la pièce le lendemain matin sans arbitrage budgétaire.

La liste de courses

Total des articles listés2 854 €
ArticleQuantitéPrix estimé
Bâche de protection sol18 €
Chaudière murale gaz à condensation 20 kW (ex. Vaillant ecoTEC, Viessmann Vitodens, Saunier Duval Isofast)11 800 €
Kit ventouse concentrique DN 60/100 compatible chaudière choisie180 €
Thermostat filaire ou connecté (ex. Honeywell T6, Netatmo)180 €
Bac de récupération d'eau (10 L)16 €
Chiffons absorbants54 €
Bouchons de fermeture temporaire (gaz et eau)48 €
Mortier de rebouchage (sac 5 kg)18 €
Bouchon de traversée provisoire (plastique)15 €
Chevilles à frapper M8 (ou chevilles lourdes selon mur)45 €
Vis M8 × 80 mm44 €
Enduit de rebouchage (tube 330 ml)16 €
Mortier de scellement (sac 5 kg)18 €
Manchon de traversée mural (fourni avec kit ventouse ou à acheter séparément)115 €
Raccords à compression ou à sertir selon tube existant (lot)1 lot30 €
Téflon (ruban PTFE)2 rouleaux4 €
Pâte à joint gaz (Loctite 55 ou équivalent)112 €
Tuyau PVC DN 25 (1 m)15 €
Siphon anti-odeurs pour condensats112 €
Enduit de rebouchage
Papier abrasif G120
Kit ventouse concentrique DN 60/100 (déjà commandé étape 2)1
Mastic silicone haute température (cartouche)110 €
Tuyau souple gaz à embouts mécaniques (longueur adaptée, max 2 m)125 €
Câble 3G1,5 mm² (si remplacement nécessaire)2 m5 €
Câble 2 × 0,75 mm² pour thermostat (si filaire)10 m8 €
Thermostat (déjà commandé étape 2)1
Clé de purge de radiateur13 €
Certificat de conformité gaz CC2 (prestation organisme agréé)1130 €
Réserve imprévus (raccords supplémentaires, location carotteuse, pièces diverses)1 forfait320 €

L'outillage

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